Pont Kitchener-Marchand
pont français
From Wikipedia, the free encyclopedia
Le pont Kitchener-Marchand est un pont franchissant la Saône à Lyon, en France.
| Pont Kitchener-Marchand | ||
Le pont en 2026, vu depuis le quai Rambaud. | ||
| Géographie | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Région | Auvergne-Rhône-Alpes | |
| Collectivité | Métropole de Lyon | |
| Arrondissements | 2e 5e |
|
| Commune(s) | Lyon | |
| Coordonnées géographiques | 45° 45′ 05″ N, 4° 49′ 21″ E | |
| Fonction | ||
| Franchit | Saône | |
| Fonction | Trottoirs (un sur chaque côté de la longueur du pont) Piste cyclable bidirectionnelle Voies de circulation automobile (2 dans chaque sens) Voie de bus (dans le sens Est-Ouest) |
|
| Itinéraire | ||
| Caractéristiques techniques | ||
| Longueur | 115,8 m | |
| Portée principale | 57 m | |
| Largeur | 24 m | |
| Hauteur | 14 m | |
| Matériau(x) | Béton armé | |
| Construction | ||
| Construction | 1954 | |
| Inauguration | 1954 | |
| Mise en service | 1954 | |
| Gestion | ||
| Propriétaire | Métropole de Lyon | |
| Historique | ||
| Anciens noms | Pont Seguin Pont Napoléon Pont du Midi |
|
| Superficie | 3000 m2 | |
| Géolocalisation sur la carte : Lyon
| ||
| modifier |
||
Odonymie
Depuis 1954, il porte le double nom d'Horatio Herbert Kitchener (1850-1916), militaire et homme politique britannique, et de Jean-Baptiste Marchand (1863-1934), militaire et explorateur français qui a dirigé la mission Congo-Nil. Les deux hommes sont responsables du règlement pacifique de la crise de Fachoda (1898) entre les deux grandes puissances coloniales, le Royaume-Uni et la France.
- Horatio Herbert Kitchener en 1914.
- Jean-Baptiste Marchand en 1904.
Description
Il comporte une chaussée de 15 m et deux trottoirs de 4,50 m. Les deux travées latérales mesurent chacune 29,40 m[1].
Histoire
Vers 1828, Jean Christophe Hector Arcis de Chazournes (1784-1855)[2] fait construire un pont de bois afin d'acheminer la terre nécessaire à l'aménagement du confluent et à l'aménagement du futur quartier de Perrache. Ce pont est détruit lors des émeutes de 1834. Il est reconstruit et à nouveau détruit cette fois par les crues de 1840.
Un projet, esquissé dès 1830, prévoyait la construction d'un axe est-ouest, constitué de chaque côté de l'actuel cours de Verdun d'un pont sur la Saône et de deux ponts sur le Rhône (actuel pont Gallieni). Ces franchissements, nommés tous les deux pont Seguin, furent terminés en 1847 et ouverts au public en 1849, le précisément pour le pont sur la Saône.
Le pont est constitué d'une grande travée centrale de 128 m, accrochée à deux piles. Large de 7 m, le pont permit l'aménagement d'une chaussée de 4,80 m et deux trottoirs de 1,10 m chacun. En 1852, les ponts sont rebaptisés ponts Napoléon, à l'instar du cours de la République (actuel cours de Verdun), renommé en 1849. Ils deviennent ponts et cours du Midi en 1871.
Le pont est jugé trop fragile. En 1888, l'ouvrage est renforcé par la mise en place de piliers en maçonnerie et d'un tablier rigide. Le , le pont sur la Saône devient pont Kitchener du nom du maréchal Horatio Herbert Kitchener (1850-1916), ministre britannique de la Guerre en 1914. Son tablier est détruit le . Il est rouvert en 1949. En 1954, un nouveau pont en béton est construit et prend le nom de pont Kitchener-Marchand.

À l’été 2026, des travaux pour assurer la sécurité de l’ouvrage pour la circulation sont menés par la Métropole[3].