Pont de Wagram
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Le Pont de Wagram, de l'époque napoléonienne, est situé au-dessus de la petite rivière Vinxtbach avant son embouchure dans le Rhin à l’entrée sud de l’actuelle localité de Bad Breisig dans l'arrondissement d'Ahrweiler en Rhénanie-Palatinat à l’ouest de l'Allemagne[1],[2].
Le , l'est du massif de l'Eifel fut touché par de très fortes pluies, causant, entre-autres, une importante augmentation de niveau du Vinxtbach et une destruction totale du pont d’alors, interrompant la route qui longea le Rhin à cet endroit[1].
Un pont provisoire en bois fut alors construit à côté, mais ce dernier ne s’adapta guerre aux chariots, d’où une situation très dangereuse avec des accidents subis par des passants.
Le maire de la localité d’alors de Niederbreisig (aujourd’hui Bad Breisig), Mr. Kaifenheim, écrivit une demande par lettre, en date du , au préfet du département de Rhin et Moselle à Coblence. A cette époque, l’endroit du pont se trouva dans ce département français qui fut créé sur les territoires à gauche du Rhin, à la suite des guerres de Révolution.
La requête du maire fut suivie par des actes, et la construction d’un nouveau pont, documenté comme « pont en pierres taillées d’une envergure de 9 mètres entre les localités de Brohl et Breisig, sur la grande route 2, règlement no 51, reliant Nimègue avec Bâle ». Les travaux portèrent également sur l’élargissement de la route, le redressement de l’embouchure, ainsi qu’une déviation de 50 à 60 mètres du cours de la petite rivière vers le sud. La décision d’élargissement de la route et du transfert du cours d’eau, prise par des ingénieurs français, dut répondre à l’accroissement du trafic, mais eut sans doute aussi des raisons militaires. Le contrat de construction fut confié à l’entrepreneur Henri Fluchard, originaire de Herve en Wallonie/Belgique.
Le cout total atteignit alors 38 797 Francs et 49 Centimes. Une liste détaillée se trouve encore aux archives régionales de Coblence.
Y sont mentionnés, entre-autres, les parcelles de terrain achetées aux propriétaires d’alors pour permettre le nouveau cours d’eau et l’élargissement de la route. On remarque la francisation à cette époque des prénoms des anciens propriétaires : Philippe Morchausen, Chretien Reifferscheid, Jean Heß, Antoine Adams, Mathieu Drümmer, André Ockenfels, Conrad Courp.