Pont des Pierres
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| Pont des Pierres | ||||
Le pont des Pierres actuellement. | ||||
| Géographie | ||||
|---|---|---|---|---|
| Pays | France | |||
| Région | Auvergne-Rhône-Alpes | |||
| Département | Ain | |||
| Commune | Montanges | |||
| Coordonnées géographiques | 46° 09′ 55″ N, 5° 48′ 40″ E | |||
| Fonction | ||||
| Franchit | Valserine | |||
| Fonction | Pont routier | |||
| Caractéristiques techniques | ||||
| Type | Pont en maçonnerie | |||
| Longueur | 130 m | |||
| Portée principale | 80 m | |||
| Largeur | 6 m | |||
| Hauteur libre | 65 m | |||
| Matériau(x) | Pierre (matériau) | |||
| Construction | ||||
| Construction | 1908 - 1910 | |||
| Architecte(s) | E. Picard | |||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Ain
Géolocalisation sur la carte : Rhône-Alpes
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Le pont des Pierres enjambe la Valserine entre Confort et Montanges dans l'Ain. Construit en 1910 pour les besoins du tram de Bellegarde à Chézery, il était le plus haut pont en maçonnerie au monde lors de sa réalisation avec 65 m sous voûte. Il devient un pont routier lors de la suppression du tramway, en 1937 et assure la continuité de la RD 14a.
Dynamité pendant la guerre en 1944, le pont est reconstruit en béton en 1954[1].
Le pont fait partie d'un site Natura 2000 et d'une réserve naturelle régionale pour la galerie EDF située dans la falaise sous le pont[2],[3].
Durant 2 ans la construction du pont fut un vrai défi. La portée de 80 m était importante pour un pont en maçonnerie. Elle n'était dépassée que par le pont de Plauen de 90 m de portée, le pont de Salcano (en) de 85 m de portée et le pont Adolphe à Luxembourg de 84,65 m de portée. Le problème principal était d'ériger le cintre pour permettre de construire cette voûte de 80 m de portée à environ 60 m au-dessus du fond de la vallée de la Valserine[4].
La réalisation de l'échafaudage et du cintre constitua une prouesse pour l'époque. Constitué de 600 m3 de bois et 30 tonne d'acier, l'ouvrage dut être arrimé par câbles dans la falaise et au sol pour résister au vent, le tout reposant sur trois imposants pylônes en charpente de 40 m de hauteur et reposant sur des massifs de maçonnerie de 4 de hauteur et dont deux sont fondés sur pilotis[5].
La charpente des pylônes a été commencée en et le cintre terminé en . Le clavage du 3e rouleau de l'arc a été réalisé le et on a procédé au décintrement le .
Le coût total de l'ouvrage traité à forfait était de 370 000 francs. Le coût des pylônes et de cintre a été de 55 000 francs[6].
L'arc de 80 m d'ouverture, surbaissé au quart, a une épaisseur de 1,5 m à la clef et de 2,50 m aux naissances, avec une largeur de 5,55 m. Le tablier a une largeur de 6,20 m entre garde-corps[7].
- Le cintre.
- Construction de la voûte.
- Le pont une fois fini.