Pont du Musée
pont belge
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Le pont du Musée, aussi appelé pont de la Sambre, est un pont enjambant la Sambre à Namur. Son nom provient du musée archéologique de Namur, sur la rive gauche de la Sambre.
| Pont du Musée | ||
| Géographie | ||
|---|---|---|
| Pays | Belgique | |
| Région | ||
| Commune(s) | Namur | |
| Coordonnées géographiques | 50° 27′ 43″ N, 4° 52′ 04″ E | |
| Fonction | ||
| Franchit | Sambre | |
| Fonction | Pont routier | |
| Géolocalisation sur la carte : Belgique
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Histoire
Historiquement premier pont enjambant la Sambre à Namur, il fut longtemps le seul. Le pont reliait le très ancien quartier historique du Grognon (confluence de Sambre et Meuse) à la rive gauche de la Sambre, et deuxième enceinte de la ville de Namur. Il aboutissait dans le quartier des corporations avec la rue des Bouchers à droite (avec la Halle al'Chair) et la rue des Brasseurs, à gauche. Une première trace écrite l'évoque en 1313, bien que l'on ne connaisse pas la date de sa première édification ni ses caractéristiques (nombre d'arches).
En 1695, lors du siège de la ville par les troupes françaises, il est toujours gardé par une maison - porte, vestige de la première enceinte de la ville (qui enserrait le grognon). L'une de ses piles est détruite par les assaillants pour s'y réfugier. Il est reconstruit et élargi au printemps suivant. Il comporte alors trois arches voutées.
En 1844-45, ses garde-corps en pierre sont remplacés par des balustrades en fer à l'occasion d'une restauration. En 1864 déjà, ses arches sont remplacées par un tablier plat constitué de trois caissons-poutres métalliques qui dégagent un meilleur tirant d'air pour la navigation.

En 1895, la ligne de tram urbain (à vapeur) reliant Namur (gare) à Wépion (château de Fooz) est mise en service et emprunte le pont dans un sens (et une massive passerelle métallique installée en aval, près de la confluence, dans l'autre sens).
La première guerre mondiale s'ouvre par l'incendie du quartier de l'hôtel de ville (l'actuelle place d'Armes) sans que l'on puisse affirmer que le pont ait été détruit, que ce soit lors de cet incendie ou - préventivement - par le génie militaire belge. L'occupant va toutefois rehausser les deux piles (mais pas les culées) afin d'augmenter encore le tirant d'air pour la navigation sous la partie centrale. Les tabliers sont conservés et présentent donc désormais une pente de part et d'autre de la section centrale.
En 1923, le trafic automobile de transit et les nombreux tramways (entretemps électriques sur les services urbains) ont fragilisé le pont. Un grand entretien est requis. Les trams et piétons sont déviés par la passerelle et le reste du trafic par le Pont de l'Évêché. Cinq ans plus tard, il faut à nouveau intervenir. Une nouvelle restauration est entamée et dure plus d'un an. Elle s'accompagne de la pose d'étais en bois, signe que l'ouvrage n'est plus adapté au trafic qu'il doit supporter.

Une fois les travaux terminés, la totalité du trafic tramviaire vers Jambes et Wépion est reprise par le pont. En effet, la passerelle parallèle est démontée afin de permettre l'érection du nouveau Pont de France. Pour longue qu'elle fut, la restauration n'aura donné qu'un court répit au pont du Musée qui est à nouveau interdit à la circulation de tout véhicule dès 1935. Il est alors question de la remplacer par une simple passerelle piétonne puisque ce pont ne fait plus partie d'une "route nationale". Les commerçants riverains souhaitent toutefois un pont à part entière et les discussions trainent.
Lors de la déclaration de guerre de 1940, le génie militaire fait sauter l'ensemble des ponts namurois. L'occupant s'empressera d'y poser une passerelle provisoire qu'il détruira lors de sa retraite. La structure provisoire est réparée par l'armée américaine et reste en place jusqu'en 1950, date à laquelle elle sera démontée pour faire place à un ouvrage plus pérenne.
A cette occasion, les voies navigables exigent un tirant d'air bien supérieur à ce qu'il était précédemment. La ville conçoit donc un pont léger, à une seule arche à la courbure plus marquée, en béton habillé de pierre. Il est plus large que l'ouvrage précédent et ses culées sont relevées, de sorte que l'on prévoit également d'élargir la rue du pont en démolissant l'ilot de maison côté amont. Le tout est inauguré en 1952.
En 2013, après 60 ans de bons et loyaux services, il fait à nouveau l'objet d'une rénovation en profondeur qui dure près d'un an[1]