Ponton (automobile)
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Ponton (du terme de marine ponton) désigne un type de carrosserie automobile[1] qui tend à intégrer les ailes avant au capot et les ailes avant et arrière à la caisse de l'automobile en une ligne droite, sans marche-pied, donnant à ces voitures l'allure d'un ponton rectangulaire. Cette acception du terme « ponton » ne se répandit qu'après la Seconde Guerre mondiale et ne s'appliquait qu'aux grands modèles, seuls susceptibles de ressembler à un ponton flottant. Son sens premier (sens américain) désigne un élément de l'automobile intégrant tout à la fois l’aile et le garde-boue.
Ponton dans son sens européen, également adopté par les Britanniques, désigne un modèle de voiture dont les portières se fondent non seulement dans les ailes avant (portière avant) mais aussi dans les ailes arrière (portière arrière). Les voitures ponton deviennent rapidement la norme lors des années 1950. À la fin de la décennie, les voitures de grande série le sont presque toutes. Le terme « ponton » s'estompe par la suite, sauf pour décrire les voitures de la période concernée.
Sans remonter aux carrosseries « torpille » puis torpédo du début du XXe siècle, mais avant la dernière guerre, les carrosseries qui s'approchaient des caractéristiques ponton étaient dites indistinctement aérodynamiques. Les pénuries de l'après-guerre en Europe, d'où la nécessité d'économiser les tôles d'acier, les progrès de l'aérodynamique, l'essor des carrosseries monocoques, l'évolution continue du style des carrosseries vers plus d'intégration de ses éléments : calandre, capot, phares, ailes, habitacle et coffre ont présidé à la généralisation rapide d'une forme rappelant un ponton flottant. Cette appellation initialement péjorative ou ironique s'est rapidement imposée.
Il existe plusieurs théories à propos de l’origine du terme. En premier lieu, vers la fin de la Seconde Guerre mondiale, une protection des parois latérales de blindés consistait en une longue boîte creuse destinée à faire éclater les charges explosives avant qu’elles arrivent au contact du blindage. Les soldats ont appelés ces boîtes « pontons » par analogie au matériel marin. C’est ainsi qu’une série de modèles Mercedes-Benz aurait été affublée de ce sobriquet par analogie à ces coffres.
On raconte également que les phares des Mercedes-Benz des années 1950 étaient intégrés dans les ailes au lieu d’être indépendants ce qui les faisaient ressembler à des pontons flottants[2]. Finalement, un journaliste aurait comparé le nouveau sous-châssis d’une pièce de la Mercedes-Benz de 1953, qui soutenait à la fois le moteur, la transmission et la direction, à un pont flottant[2],
D’autres manufacturiers allemands ont également adoptés ce principe à la même époque : Opel et Auto Union (incluant certains modèles DKW) et Borgward)[3].
