Wikiwand AI

Port de Wellington

Port From Wikipedia, the free encyclopedia

Le port de Wellington (en maori de Nouvelle-Zélande : Te Whanganui-a-Tara, en anglais : Wellington Harbour), également appelé Port Nicholson, est un havre situé dans l'Oriental Bay en mer de Tasman. Ce port naturel situé dans le détroit de Cook est directement connecté à la capitale de la Nouvelle-Zélande, Wellington.

Type
Longueur
11 kmVoir et modifier les données sur Wikidata
Superficie
76 km2Voir et modifier les données sur Wikidata
Faits en bref Type, Longueur ...
Port de Wellington
(en) Wellington Harbour
Vue du port de Wellington depuis le nord-est, en 2006.
Présentation
Type
Longueur
11 kmVoir et modifier les données sur Wikidata
Superficie
76 km2Voir et modifier les données sur Wikidata
Géographie
Coordonnées
Pays
Commune
Localisation sur la carte de Nouvelle-Zélande
voir sur la carte de Nouvelle-Zélande
Fermer

Toponymie

Le plus ancien nom connu pour la région est Te Upoko-o-te-Ika-a-Maui, nom issue d'une légende maorie signifiant littéralement « la tête du poisson de Maui »[1]. Un autre toponyme maori, Te Whanganui-a-Tara, se traduit par « le grand port de Tara ». Ce nom renvoie à Tara, fils de l'explorateur polynésien Whatonga, que son père envoie depuis la péninsule de Māhia pour reconnaître l'île du Sud en vue d'un établissement[2],[3],[4].

Le port reçoit ensuite le nom de Port Nicholson,en hommage à l'officier de port de Sydney, le capitaine John Nicholson. Bien que le capitaine James Herd soit l'auteur des premières cartes qui utilisent cette appellation, il est probable que le capitaine John Rodolphus Kent (en), commandant le cotre Mermaid, ait pénétré dans le port dès 1824 et l'ait ainsi nommé en l'honneur de son supérieur[5].

Le nom maori Pōneke est considéré comme une translittération de « Port Nick » (pour Port Nicholson)[6],[7]. Une autre hypothèse propose qu'il dérive de l'expression maorie pō nekeneke, « le voyage dans la nuit »[8], en référence à l'exode de la tribu Te Ati Awa, déplacée après l'arrivée des premiers Européens[9],[10]. Toutefois, cette interprétation demeure incertaine, car ce nom est attesté en , soit avant cette migration[3],[11].

En 1839, William Wakefield (en) attribue au port le nom de « Lambton Harbour », en hommage à John George Lambton[3].

Histoire

Le port Nicholson vers 1840 par Charles Heaphy.

Période pré-coloniale

Selon les traditions orales, Kupe, explorateur mythique polynésien, découvre le port de Wellington au xe siècle. Après lui, Tara et Tautoki, fils de l'explorateur Whātonga, arrivent dans la région et s'y installent[12]. Tara laisse d'ailleurs son nom au port, ainsi qu'au premier iwi qui s'y établit durablement[2].

Le HMS Indefatigable entrant dans le port de Wellington en 1945.

Ère moderne

Au cours de son voyage à bord du HMS Resolution, James Cook atteint l'entrée du port de Wellington le . Le navire jette l'ancre à environ un mille du lieu afin que Cook puisse mener plusieurs observations rapides : il note que l'endroit semble offrir un havre bien abrité. Cependant, un changement de vent l'oblige à quitter la zone, et aucun autre explorateur européen ne décrit le port durant les cinquante années suivantes[13]. En 1839, la compagnie de Nouvelle-Zélande choisie le port naturel de Wellington comme base pour y établir les premiers immigrés britanniques. Ainsi, la ville, et par extension le port, connaît un développement important[14],[12].

Agrandissement progressif du port de Wellington depuis le XIXe siècle.

Agrandissement artificiel (XIXe et xxe siècles)

Un aménagement du port débute dans les années 1850 avec le développement de terre-pleins afin d'agrandir l'espace. Ces travaux sont dus à une politique générale de la municipalité qui vise à l'étalement de la ville[15]. Tout au long des XIXe et xxe siècles, ces opérations se poursuivent de manière régulière[16],[17]. Elles permettent d'étendre la surface urbanisable d'encourager le commerce et l'industrialisation. Au fil du temps, l'avancée des remblais transforme profondément la géographie du front de mer et joue un rôle essentiel dans la croissance et la modernisation de Wellington[18].

Poème gravé de Denis Glover sur le port de Wellington, dans le havre de la ville, en 2007.

Apparition dans les arts

En 1974, l'auteur néo-zélandais Denis Glover publie l'anthologie Wellington Harbour, un recueil de poèmes portant sur des vues du havre[19]. De même Big Weather est réuni une centaine poèmes consacrés au port de Wellington, à ses collines et à ses environnements[20],[21].

La Wellington Writers Walk (en) consiste en une série de 23 citations provenant de poètes, romanciers et dramaturges néo-zélandais. Ces citations sont installées le long du front de mer de Wellington sous forme de plaque métallique ou blocs de béton gravés. L'ensemble rend hommage à ces écrivains, tous liés d'une manière ou d'une autre à Wellington. Nombre de leurs citations évoquent directement le port[22],[23],[24].

Géographie

Géologie

Aquifère de Waiwhetu

Un aquifère, formé d'une zone pressurisée de roches poreuses et d'eau, se situe sous la vallée de la Hutt et sous le port. Il fournit environ 40 % de l'approvisionnement annuel en eau douce de la région de Wellington[25],[26]. Le bassin portuaire renferme également d'immenses quantités de graviers déposés par la rivière Hutt, atteignant par endroits plusieurs centaines de mètres de profondeur. Au-dessus de cette couche graveleuse repose un manteau de boue et de limon qui piège l'eau douce et forme ainsi un aquifère artésien. Si plusieurs aquifères existent dans la zone, celui de Waiwhetū est le plus vaste et le plus productif de la région[27].

Sismologie

La région est soumise à une activité sismique non négligeable. Bien que le port soit presque entièrement protégé par le continent, plusieurs tsunamis ont, dans l'histoire moderne, touché la zone. Le séisme de 1855 à Wairarapa (en) engendre un tsunami de quatre mètres de hauteur qui entre dans le port de Wellington par son unique passage maritime et cause de lourds dégâts[12],[28]. En , le séisme d'Arica, en Amérique du Sud, entraîne d'étranges variations du niveau de l'eau dans le port : un banc de sable apparaît à Ngauranga, tandis que l'eau monte jusqu'à frôler les rues de Te Aro[29]. Enfin, en , le séisme d'Iquique (en), également en Amérique du Sud, fait affluer l'eau dans le port. Les niveaux marins montent et descendent de manière spectaculaire dans l'ensemble du port pendant plusieurs heures[30].

Vie marine

Le Triglidae, cousin du rouget, est un poisson typique de la région marine de Wellington.

Ressources halieutiques

Les espèces de poissons couramment pêchées dans le port sont pour la plupart des espèces de morues pour la consommation[31].

Biodiversité marine

Des raies aigles et des raies pastenagues à taches bleues sont toutes deux présentes dans le port. Les raies aigles sont souvent observées dans les eaux peu profondes autour du lagon de Whairepo (en)[32]. Plusieurs espèces de poulpes vivent également dans le port[33]. À la fin du xixe siècle, des histoires d'attaques de pieuvres sur des pêcheurs de Wellington sont courantes[34],[35],[36].

Des dauphins et orques visitent également fréquemment le port[37]. En outre, de nombreuses baleines franches australes viennent régulièrement dans le port afin de se reproduire. Cet habitude se rarifie néanmoins au fil du Xxe siècle[38]. Des baleines à bosse sont également aperçues de manière occasionnelle[39]. Une colonie d'otaries à fourrure s'établit sur les rochers de Pariwhero (en) et il arrive que des otaries s'aventurent dans le port ou à ses abords[40]. De manière plus exceptionnelle, des léopards de mer[41], phoques crabiers et éléphants de mer ont déjà été observés dans le port[42],[43].

Notes et références

Liens externes

Related Articles

Timelines

Top Qs

Fact Checks