Pot-au-Feu (société chantante)
société chantante parisienne
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Historique
Elle a été fondée en 1872 par un membre de la quatrième société du Caveau : Hippolyte Poullain[1].
Elle existe jusqu'en 1922 selon le journal La Presse.
Le , elle est mentionnée dans le premier numéro de La Chanson. Revue mensuelle. Archives de la chanson. Écho des sociétés lyriques[2] :
« La Chanson publiera les comptes-rendus des banquets mensuels du Caveau, de la Lice Chansonnière, du Pot-au-Feu et des diverses sociétés lyriques. »
Description en 1881
La société chantante est décrite ainsi par Charles Vincent dans son ouvrage Chansons, Mois et Toasts, publié en 1881[3] :
« […] Le Pot-au-Feu, petite réunion fondée par l'un des membres du Caveau, Hippolyte Poullain. Auteur de chansons franches et toujours gaies, il publia des fables, des comédies, et, voilà deux ans à peine, un volume de mélanges, chez Dentu, sous ce titre : Un peu de tout. Cette réunion, dont les principaux membres appartenaient aux divers dîners artistiques et lyriques de Paris, avait pour habitués : Hachin, Henri Nadot, l’auteur de tant de chansons populaires, Vergeron, Fénée, Duplan, Lagoguée, Mouton-Dufraisse, Piesse, Jullien, les deux Lionnet, Ruel, président de deux ou trois sociétés lyriques, Chebroux, etc. ; Berthelier et Plet s'y firent entendre quelquefois. La note joyeuse était celle avant tout voulue dans la maison.
[…]
Hélas ! Poullain a été enlevé à ses amis, et le Pot-au-Feu fut abandonné par Bonnay et Dentend, deux des fondateurs, non chansonniers, et qui — disaient-ils gaiement — en formaient le public. »
Le Pot-au-Feu en 1922
« Demain, au cabaret littéraire du Caméléon, 146, boulevard du Montparnasse, sous la direction du maître-gueux Rapellin, fondateur, reprise du Pot-au-Feu Goguette, des gueux mélomanes d'antan, qui eut tant de succès chez Véfour.
M. Paul Berthet parlera de l'œuvre de Gaston Couté. Le maître-gueux Rapellin parlera également de l'historique des gueux.
Le gueux Joé Bridge clôturera la conférence sur les gueux. — La Presse[4]. »
Bibliographie
- Charles Coligny, La Chanson française : histoire de la chanson et du Caveau contenant l'historique des principales sociétés chantantes et des biographies de chansonniers ; ornée de quatre-vingt-dix portraits par Pierre Petit des membres du Caveau et de la Lice chansonnière ; précédée d'une étude sur Charles Coligny par Alfred Leconte et suivie d'une notice sur les félibres par Sylvain St. Étienne, Paris, Michel Lévy frères, , [4]-III-[1]-260, in-4º (OCLC 17184313, lire en ligne sur Gallica), p. 3-7.
- Charles Vincent, Chansons, Mois et Toasts, E. Dentu libraire-éditeur, Paris, 1881, p. 335-336 à lire en ligne.
- La Presse, , p. 2, 2e colonne, rubrique Petites nouvelles à lire en ligne.
- La Chanson. Revue mensuelle. Archives de la chanson. Écho des sociétés lyriques à lire en ligne.
Articles connexes
- Le Cornet
- Goguette
- Gymnase lyrique
- Société du Caveau
- Société festive et carnavalesque