Pouillac
commune française du département de la Charente-Maritime
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Pouillac est une commune du sud-ouest de la France, située dans le département de la Charente-Maritime (région Nouvelle-Aquitaine).
| Pouillac | |||||
La mairie de Pouillac. | |||||
| Administration | |||||
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| Pays | |||||
| Région | Nouvelle-Aquitaine | ||||
| Département | Charente-Maritime | ||||
| Arrondissement | Jonzac | ||||
| Intercommunalité | Communauté de communes de la Haute Saintonge | ||||
| Maire Mandat |
Jean-Christophe Bertrand 2024-2026 |
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| Code postal | 17210 | ||||
| Code commune | 17287 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Pouillacais | ||||
| Population municipale |
294 hab. (2023 |
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| Densité | 64 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 45° 16′ 12″ nord, 0° 15′ 00″ ouest | ||||
| Altitude | Min. 80 m Max. 144 m |
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| Superficie | 4,59 km2 | ||||
| Type | Commune rurale à habitat dispersé | ||||
| Unité urbaine | Hors unité urbaine | ||||
| Aire d'attraction | Hors attraction des villes | ||||
| Élections | |||||
| Départementales | Canton des Trois Monts | ||||
| Législatives | Quatrième circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Charente-Maritime
Géolocalisation sur la carte : Nouvelle-Aquitaine
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Ses habitants sont appelés les Pouillacais et les Pouillacaises[1].
Géographie
La commune de Pouillac se situe dans le sud du département de la Charente-Maritime, en région Nouvelle-Aquitaine, dans la zone historique et naturelle de la Haute-Saintonge.
Campé en bordure de la Double Saintongeaise, le secteur présente un paysage doucement vallonné, où se succèdent boisements, prairies, champs cultivés et vignes[2].
La superficie de Pouillac est de 459 hectares (4,59 km2) avec une altitude minimum de 80 mètres et un maximum de 144 mètres. Le point culminant est situé sur un coteau, à l'ouest du Bois du Canton[3],[4].
La Seugne délimite sa partie sud-ouest, et prend sa source à quelques kilomètres de là, dans la commune voisine de Montlieu-La-Garde.
Le ruisseau de la Moulinasse (2,8 km) qui traverse d'est en ouest, en est un affluent.
Marquée par les vignobles, la zone fait partie de l'appellation Cognac, dans le cru dit des Bons Bois. La production est partagée avec le pineau des Charentes et les vins charentais.
Communes limitrophes
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[5]. En 2020, le climat prédominant est classé Csb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais et sec[6]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[7] et est dans la région climatique Aquitaine, Gascogne, caractérisée par une pluviométrie abondante au printemps, modérée en automne, un faible ensoleillement au printemps, un été chaud (19,5 °C), des vents faibles, des brouillards fréquents en automne et en hiver et des orages fréquents en été (15 à 20 jours)[8]. Elle est en outre dans la zone H2b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[9],[10].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 13,1 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 1 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 934 mm, avec 11,6 jours de précipitations en janvier et 6,9 jours en juillet[5]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Montlieu-la-Garde à 3 km à vol d'oiseau[11], est de 13,2 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 928,8 mm[12],[13]. La température maximale relevée sur cette station est de 41,4 °C, atteinte le ; la température minimale est de −17 °C, atteinte le [Note 1].
Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[14], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Urbanisme
Typologie
Au , Pouillac est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022[15]. Elle est située hors unité urbaine[16] et hors attraction des villes[17],[18].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (79,2 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (82,3 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones agricoles hétérogènes (65,1 %), forêts (16,8 %), prairies (6 %), cultures permanentes (5,5 %), zones urbanisées (4 %), terres arables (2,5 %)[19]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Risques majeurs
Le territoire de la commune de Pouillac est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), inondations, mouvements de terrains et séisme (sismicité faible). Il est également exposé à un risque technologique, le transport de matières dangereuses[20]. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle[21].
Risques naturels
Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d’être affectées par le risque d’inondation par débordement de cours d'eau, notamment la Seugne. La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1982, 1993, 1999 et 2010[22],[20].

Les mouvements de terrains susceptibles de se produire sur la commune sont des tassements différentiels[23].
Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. La totalité de la commune est en aléa moyen ou fort (54,2 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les 133 bâtiments dénombrés sur la commune en 2019, 133 sont en aléa moyen ou fort, soit 100 %, à comparer aux 57 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM[24],[Carte 2].
Par ailleurs, afin de mieux appréhender le risque d’affaissement de terrain, l'inventaire national des cavités souterraines permet de localiser celles situées sur la commune[25].
Concernant les mouvements de terrains, la commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par la sécheresse en 1989, 2003, 2005 et 2011 et par des mouvements de terrain en 1999 et 2010[20].
Risques technologiques
Le risque de transport de matières dangereuses sur la commune est lié à sa traversée par une ou des infrastructures routières ou ferroviaires importantes ou la présence d'une canalisation de transport d'hydrocarbures. Un accident se produisant sur de telles infrastructures est susceptible d’avoir des effets graves sur les biens, les personnes ou l'environnement, selon la nature du matériau transporté. Des dispositions d’urbanisme peuvent être préconisées en conséquence[26].
Toponymie
De l'anthroponyme gallo-romain Pullius, suivi du suffixe -acum[27].
Histoire
Pouillac était une ancienne villa gallo-romaine dont l'église était dédiée à Saint-Hilaire. Dans les archives et sur la carte de Cassini[28], on ne retrouve aucun repaire noble sur la terre de Pouillac.
Moyen âge
Entre 1075 et 1109 des dons de terres et de vignes en provenance de Saint-Hilaire de Pouillac sont enregistrés dans le cartulaire de l'abbaye Saint-Étienne de Baignes[29].
Ancien Régime
Sous l'Ancien Régime, la terre de Pouillac se situait dans le Petit Angoumois[30]. Elle dépendait de la châtellenie de St-Germain de Chevanceaux, et relevait de la seigneurie de Chaux.
La paroisse de Pouillac dépendait de l'abbaye Saint-Étienne de Baignes, de l'évêché de Saintes, et de la Généralité de Limoges. La paroisse était desservie par son propre curé. Sur la cloche, une inscription en lettres gothiques révèle le texte suivant : "IHS, l'an 1546 l'homme Groleau m'a mise pour appeler grands et petits à Saint-Hilaire de Pouilhac, l'abbé Bouhyer curé, l'homme Fonteneau fondeur"[31].
Les registres paroissiaux remontent jusqu'en 1711. On y retrouve les traces de la famille Gaignon alliée aux Dangeac, Marchand, Rocher. En revanche il n'y a aucune trace de la famille de Poncharral de Pouillac (plusieurs variantes orthographiques), marquis de Pouillac, possesseurs du château de Bellevue à Saint-Avit en Charente.
Économie
Emploi
Les chiffres de l'Insee donnent 76,9 % d'actifs en 2010, un chiffre qui montre une hausse significative depuis 1999 (68,3 %). Ces chiffres sont à nuancer par une légère augmentation du nombre de chômeurs, ce qui ramène le pourcentage d'actifs avec emploi à 65,4 %, contre 59,2 % en 1999[32].
Si 28,2 % des actifs travaillent dans la commune, la majorité des habitants travaillent dans une commune voisine, soit 71,8 %[33].
Parmi eux, 14 % travaillent dans une autre région, contre seulement 2 % en 1999. On peut y voir l'influence de l'aire urbaine de Bordeaux, qui arrive aux portes du canton, avec l'assimilation de la commune de Bedenac en 2010[34],[35].
Entreprises et infrastructures
La commune possède une épicerie multiservices. (épicerie, presse, bar, tabac, dépôt de pain.) Concernant les infrastructures, elle dispose d'une école primaire publique ainsi que d'une salle des fêtes.
Administration
Liste des maires
Population et société
Démographie
Évolution démographique
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[36]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[37].
En 2023, la commune comptait 294 habitants[Note 2], en évolution de +18,07 % par rapport à 2017 (Charente-Maritime : +4,34 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Lieux et monuments
Église paroissiale
L'église paroissiale Saint-Eutrope, Saint-Hilaire date du XIe siècle mais a été remaniée au XVe siècle[40].
Certains éléments du mobiliers de l'église sont inscrits monuments historiques, tels le retable, le tabernacle et le gradin d'autel[41] ; les fonts baptismaux[42]; la cloche[43].
Patrimoine civil
Une grange au lieu-dit Ringefer a été inventoriée[44] ; ainsi que le lavoir[45] situé à la Font du bourg, l'une des sources de la Moulinasse.

Au lieu-dit le Carrefour ainsi qu'ailleurs dans la commune, se distinguent quelques maisons de maîtres qui témoignent de l'enrichissement engendré par le passage de la RN10, ainsi que par la production de Cognac.
Le bâtiment mairie-école fut édifié en 1904, puis inauguré en 1906[46].
