Poullignac

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Localisation et accès

Poullignac est une commune du Sud Charente située à 12 km à l'ouest de Montmoreau-Saint-Cybard et 31 km au sud d'Angoulême.

Poullignac est aussi à km au nord de Brossac, km au sud-ouest de Blanzac, 13 km au sud-est de Barbezieux et 15 km au nord-ouest de Chalais[1].

La route principale de la commune est la D 24, de Montmoreau à Barbezieux, qui limite la commune au nord et passe à km du bourg. La D 7, route de Chalais et Brossac à Blanzac et Angoulême, traverse l'est de la commune. Le bourg est desservi par une route communale reliant la D 24 au nord et la D 128 à l'ouest[2].

La gare la plus proche est celle de Montmoreau, desservie par des TER à destination d'Angoulême et de Bordeaux.

Hameaux et lieux-dits

Le bourg est minuscule et la commune compte quelques petits hameaux et fermes, comme Chez Gilbert, Chez Boucher et la Caillère autour du bourg[2].

Communes limitrophes

Géologie et relief

Géologiquement, la commune est située dans les coteaux calcaires du Bassin aquitain datant du Crétacé supérieur, comme toute la moitié sud du département de la Charente.

On trouve le Campanien, calcaire crayeux, sur toute la surface de la commune. La bordure septentrionale est recouverte de dépôts du Tertiaire (Lutétien) composés de galets, sables et argiles, propices aux bois de châtaigniers, altérés lors des glaciations du Quaternaire[3],[4],[5],[6].

Le relief de la commune est celui d'une vallée de direction est-ouest creusant un plateau assez vallonné. Le point culminant est à une altitude de 167 m, situé à l'extrémité orientale, en haut des Chagnasses. Le point le plus bas est à 79 m, situé sur la limite ouest près de la Gorre. Le bourg, construit sur un promontoire dominant la vallée, est à 110 m d'altitude[2].

Hydrographie

Réseau hydrographique

Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
Réseaux hydrographique et routier de Poullignac.

La commune est située dans le bassin versant de la Charente et le bassin de la Dordogne au sein du Bassin Adour-Garonne[7]. Elle est drainée par le ruisseau la gorre et par un petit cours d'eau, qui constituent un réseau hydrographique de km de longueur totale[8],[Carte 1].

La Gorre, affluent de la Maury et sous-affluent du qui se jette dans la Charente, traverse la commune d'est en ouest et passe au pied du bourg.

Elle prend sa source dans le domaine de Beaulieu où elle alimente deux étangs[2].

Gestion des eaux

Le territoire communal est couvert par les schémas d'aménagement et de gestion des eaux (SAGE) « Charente » et « Isle - Dronne ». Le SAGE « Charente», dont le territoire correspond au bassin de la Charente, d'une superficie de 9 300 km2, a été approuvé le . La structure porteuse de l'élaboration et de la mise en œuvre est l'établissement public territorial de bassin Charente[9]. Le SAGE « Isle - Dronne», dont le territoire regroupe les bassins versants de l'Isle et de la Dronne, d'une superficie de 7 500 km2, a été approuvé le . La structure porteuse de l'élaboration et de la mise en œuvre est l'établissement public territorial de bassin de la Dordogne (EPIDOR)[10]. Ils définissent chacun sur leur territoire les objectifs généraux d’utilisation, de mise en valeur et de protection quantitative et qualitative des ressources en eau superficielle et souterraine, en respect des objectifs de qualité définis dans le troisième SDAGE du Bassin Adour-Garonne qui couvre la période 2022-2027, approuvé le [11].

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[12]. En 2020, le climat prédominant est classé Csb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais et sec[13]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[14] et est dans la région climatique Aquitaine, Gascogne, caractérisée par une pluviométrie abondante au printemps, modérée en automne, un faible ensoleillement au printemps, un été chaud (19,5 °C), des vents faibles, des brouillards fréquents en automne et en hiver et des orages fréquents en été (15 à 20 jours)[15]. Elle est en outre dans la zone H2b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[16],[17].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 12,3 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 2,2 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 909 mm, avec 11,1 jours de précipitations en janvier et 7,5 jours en juillet[12]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Passirac à km à vol d'oiseau[18], est de 12,5 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 947,1 mm[19],[20]. La température maximale relevée sur cette station est de 41,5 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −15,9 °C, atteinte le [Note 1].

Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[21], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.

Urbanisme

Typologie

Au , Poullignac est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022[22]. Elle est située hors unité urbaine[23] et hors attraction des villes[24],[25].

Occupation des sols

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (83 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (82,4 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (67,2 %), forêts (16,6 %), zones agricoles hétérogènes (9,4 %), prairies (3,7 %), cultures permanentes (2,7 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (0,4 %)[26]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Risques majeurs

Le territoire de la commune de Poullignac est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse) et séisme (sismicité faible)[27]. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle[28].

Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux de Poullignac.

Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. 89,2 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (67,4 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les 61 bâtiments dénombrés sur la commune en 2019, 55 sont en aléa moyen ou fort, soit 90 %, à comparer aux 81 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM[29],[Carte 3].

Par ailleurs, afin de mieux appréhender le risque d’affaissement de terrain, l'inventaire national des cavités souterraines permet de localiser celles situées sur la commune[30].

La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1982, 1983 et 1999. Concernant les mouvements de terrains, la commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par des mouvements de terrain en 1999[27].

Toponymie

Les formes anciennes sont Pauliniaco en 1083-1098, Paulinac en 1121[31], Pouliniacum, Poulinhaco, Poulinhac au XIIIe siècle[32].

L'origine du nom de Poullignac remonterait à un nom de personne gallo-romain Paulinius, dérivé de Paulus, auquel est apposé le suffixe -acum, ce qui correspondrait à Pouliniacum, « domaine de Paulinius »[33],[Note 2].

Histoire

Un fossé d'enclos carré protohistorique avec fosse centrale a été trouvé par archéologie aérienne au lieu-dit Chez Courgeau[34].

Sous l'Ancien Régime, le bourg de Poullignac était le siège d'une petite seigneurie qui appartenait au XVIe siècle à Jean de Cruc, écuyer[35].

Administration

La mairie, en 2012.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1892 1940 Charles Bonneau[36]   Docteur en médecine
         
depuis 2001 en cours Mireille Neeser UMP-LR Agent immobilier, suppléante du sénateur François Bonneau

Démographie

Évolution démographique

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[37]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[38].

En 2023, la commune comptait 107 habitants[Note 3], en évolution de +22,99 % par rapport à 2017 (Charente : +0,1 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1841 1846 1851 1856
355345284303327301310323293
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
323300263255256247257211188
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
213216193170188182162159154
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016 2021
1431021249777818086100
2023 - - - - - - - -
107--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[39] puis Insee à partir de 2006[40].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges

La population de la commune est relativement âgée. En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 25,6 %, soit en dessous de la moyenne départementale (30,2 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 34,9 % la même année, alors qu'il est de 32,3 % au niveau départemental.

En 2018, la commune comptait 43 hommes pour 45 femmes, soit un taux de 51,14 % de femmes, légèrement inférieur au taux départemental (51,59 %).

Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.

Pyramide des âges de la commune en 2018 en pourcentage[41]
HommesClasse d’âgeFemmes
2,4 
90 ou +
0,0 
4,8 
75-89 ans
13,6 
26,2 
60-74 ans
22,7 
19,0 
45-59 ans
29,5 
16,7 
30-44 ans
13,6 
19,0 
15-29 ans
11,4 
11,9 
0-14 ans
9,1 
Pyramide des âges du département de la Charente en 2022 en pourcentage[42]
HommesClasse d’âgeFemmes
1,1 
90 ou +
2,8 
9,5 
75-89 ans
12,2 
20,7 
60-74 ans
21,6 
20,4 
45-59 ans
20 
16,8 
30-44 ans
16 
15,8 
15-29 ans
13,4 
15,7 
0-14 ans
14 

Économie

Agriculture

La viticulture occupe une petite partie de l'activité agricole. La commune est située dans les Bons Bois, dans la zone d'appellation d'origine contrôlée du cognac[43].

Équipements, services et vie locale

La salle des fêtes, ancienne mairie-école.

Lieux et monuments

Église paroissiale Saint-Martin

Vue générale de l'église, en 2012.

L'église primitive romane est bâtie vers la fin du XIe siècle ou au début du XIIe siècle. L'abside d'origine est remplacée au XIIe siècle par le chœur actuel voûté en berceau brisé. Le mur sud de la nef et la façade occidentale pourraient dater du XVIIe siècle, à la suite des destructions des guerres de Religion. La voûte de la nef, en briques, date de 1844. Présence de peintures murales dans le chœur, et de traces dans le reste de l'église. Elle est classée monument historique depuis 1987[44].

Personnalités liées à la commune

Notes et références

Voir aussi

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