Praz-sur-Arly
commune française du département de la Haute-Savoie
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Praz-sur-Arly [pʁa syʁ aʁli] est une commune française située dans le département de la Haute-Savoie, en région Auvergne-Rhône-Alpes.
| Praz-sur-Arly | |||||
Vue sur Praz-sur-Arly et le Mont Charvin. | |||||
Héraldique |
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| Administration | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Pays | |||||
| Région | Auvergne-Rhône-Alpes | ||||
| Département | Haute-Savoie | ||||
| Arrondissement | Bonneville | ||||
| Intercommunalité | Communauté de communes Pays du Mont-Blanc | ||||
| Maire Mandat |
Séverine Fontange 2026-2032 |
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| Code postal | 74120 | ||||
| Code commune | 74215 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Pralines, Pralins | ||||
| Population municipale |
1 311 hab. (2023 |
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| Densité | 58 hab./km2 | ||||
| Population unité urbaine |
46 533 hab. (2023) | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 45° 50′ 17″ nord, 6° 34′ 15″ est | ||||
| Altitude | Min. 980 m Max. 2 282 m |
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| Superficie | 22,64 km2 | ||||
| Type | Bourg rural | ||||
| Unité urbaine | Sallanches (banlieue) |
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| Aire d'attraction | Saint-Gervais-les-Bains (commune de la couronne) |
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| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Sallanches | ||||
| Législatives | Sixième circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Haute-Savoie
Géolocalisation sur la carte : Auvergne-Rhône-Alpes
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| Liens | |||||
| Site web | www.mairie-prazsurarly.fr | ||||
| modifier |
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Géographie
Situation et description
Le village de Praz-sur-Arly est situé à 1 035 mètres d'altitude, dans le val d'Arly, entre Megève et Flumet. Il est baigné par l'Arly, en amont de ses gorges et voit passer le ruisseau de Cassioz et le ruisseau des Varins.

Communes limitrophes
| Flumet (Savoie) | La Giettaz (Savoie) | |||
| N | Megève | |||
| O Praz-sur-Arly E | ||||
| S | ||||
| Notre-Dame-de-Bellecombe (Savoie) | Hauteluce (Savoie) |
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat de montagne, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[1]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[2]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne[3] et est dans la région climatique Alpes du nord, caractérisée par une pluviométrie annuelle de 1 200 à 1 500 mm, irrégulièrement répartie en été[4]. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[5],[6].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 7,7 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 17,2 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 383 mm, avec 9,9 jours de précipitations en janvier et 1 jours en juillet[1]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Megève à 4 km à vol d'oiseau[7], est de 7,7 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 513,1 mm[8],[9]. La température maximale relevée sur cette station est de 34,5 °C, atteinte le ; la température minimale est de −30,6 °C, atteinte le [Note 1].
Hydrographie
Le territoire de la commune est traversé par l'Arly, un affluent de l'Isère qui prend sa source sur le territoire de la commune voisine de Megève.
Voies de communication
Urbanisme
Typologie
Au , Praz-sur-Arly est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[I 1]. Elle appartient à l'unité urbaine de Sallanches[Note 2], une agglomération inter-départementale regroupant douze communes, dont elle est une commune de la banlieue[Note 3],[I 2],[I 3]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Saint-Gervais-les-Bains, dont elle est une commune de la couronne[Note 4],[I 3]. Cette aire, qui regroupe 7 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[I 4],[I 5].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (74,6 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (74,3 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (41,5 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (26,5 %), prairies (20 %), espaces ouverts, sans ou avec peu de végétation (6,7 %), zones urbanisées (5,4 %)[10].
L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].
- Carte des infrastructures et de l'occupation des sols en 2018 (CLC) de la commune.
- Carte orthophotogrammétrique de la commune.
Toponymie
La commune est érigée le sous le nom de Le Praz, pour évoluer en Pratz-de-Megève[11], puis Pratz-sur-Arly, cependant en 1907, à la demande du conseil municipal, sur décision gouvernementale la commune s'appelle Praz-sur-Arly[12].
Le toponyme de Praz-sur-Arly indique que le village a été construit sur un ancien pré, à proximité de la rivière : l'Arly. 'hydronyme Arly semble dériver, d'après Charles Marteaux (1861-1956), Académie florimontane, du nom d'un domaine gallo-romain et de son propriétaire, ici, Arilus, un patronyme d'origine gauloise[13] ou, selon le chanoine Adolphe Gros, d’Arelia, la forme féminine d'Arelius[14]. Pour le chanoine Gros, la villa pouvait être située au niveau de L'Hôpital[14]. Une autre version donne pour « Arly » une origine gauloise, avec « are » (près de) et « late » (le marécage)[15]. À Megève, il existait autrefois un marais appelé « arly » qui était considéré comme la source de l'Arly[16]. En savoyard, « praz » signifie « prés ». Arly de ar (eau courante) et de -ly (hauteur), en celte[17].
En francoprovençal, le nom de la commune s'écrit Le Prâ (graphie de Conflans) ou Le Prât (ORB)[18].
Histoire
Au XIVe siècle, quelques agriculteurs s’installent et bâtissent les premières fermes à la Thona (la Tonnaz aujourd’hui). Ce sont donc les premiers habitants de ce qui deviendra bien plus tard le Pratz de Megève, puis Praz-sur-Arly. Ces premières fermes ont été bâties tout à fait logiquement sur le versant le plus ensoleillé de la vallée : l’adret. Elles sont peu nombreuses, mais l’importance de la surface déboisée témoigne de la volonté d’agrandissement.
Le hameau nouvellement créé dépend de Megève. Au fil du temps, d’autres hameaux voient le jour : Réon, puis le Pratz (origine du centre actuel du village de Praz-sur-Arly).
Au XVIIe siècle, deux chapelles sont érigées : celle de Tonnaz, puis celle de Pratz (1643), et enfin l'église Sainte Marie-Madeleine en 1696 qui dépendra de la paroisse de Megève.
Le Pratz continue à se développer et à s’étendre. En 1779, un document officiel[19] fait état d’une centaine d’habitants qui vivent essentiellement de la culture et de l’élevage. Cette même année, une école est construite et va accueillir les enfants de la contrée.
Comme toute la région, Pratz de Megève a traversé de nombreux bouleversements. Sous la Révolution française, la Savoie est annexée par la nouvelle république avant de revenir au royaume du Piémont-Sardaigne. Une seconde période de troubles permet le rattachement de la Savoie à la France, et le , Pratz de Megève devient définitivement française, mais les Pralins restent Megèvants. Pourtant, dès 1834, ils réclament leur indépendance vis-à-vis de Megève, mais cette dernière s’y oppose depuis toujours. La séparation sera néanmoins prononcée en 1869, par décret[20], à la suite de divergences politiques entre Megève et l’administration impériale, et deviendra effective en 1870. À cette date, le Pratz de Megève compte un peu plus de 500 habitants.
En 1907, à la demande du conseil municipal et par décision gouvernementale, Pratz de Megève devient Praz-sur-Arly. Cette décision va rendre totalement indépendante la commune et la couper définitivement de Megève.
Politique et administration
Situation administrative
Anciennement rattachée au syndicat mixte du Pays du Mont-Blanc (regroupant initialement 14 communes), elle est depuis 2013 membre de la communauté de communes Pays du Mont-Blanc (CCPMB) regroupant dix communes, avec Combloux, Les Contamines-Montjoie, Cordon, Megève, Domancy, Passy, Demi-Quartier, Saint-Gervais-les-Bains et Sallanches (les 4 autres communes ont formé la communauté de communes de la Vallée de Chamonix Mont-Blanc).
Listes des maires
Jumelages
La commune de Praz-sur-Arly est jumelée avec celle de Roscoff (Finistère) depuis la signature de la charte de jumelage signée le 15.10.2010[22].
Population et société
Ses habitants sont appelés les Pralines et les Pralins, d'après le site de la commune et le site sabaudia.org[23].
Démographie
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1872. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[24]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[25].
En 2023, la commune comptait 1 311 habitants[Note 5], en évolution de +6,76 % par rapport à 2017 (Haute-Savoie : +6,66 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Santé
Enseignement
Évènements
- Janvier : les Montgolfiades internationales (30e édition en 2020).
- Août : la légende du Dragon (les Médiévales du Pratz) (10e édition en 2019).
Médias
La commune édite un bulletin annuel municipal, Pralines (no 8 en 2019), et un bulletin d'information trimestriel municipal, L'Info Praline (no 11, )). Ils sont consultable sur le site de la ville au format .pdf[28].
Radios et télévisions
La ville est couverte par des antennes locales de radios dont France Bleu Pays de Savoie, ODS Radio, Radio Mont-Blanc, La Radio Plus ou encore Radio Giffre... Enfin, la chaîne de télévision locale TV8 Mont-Blanc diffuse des émissions sur les pays de Savoie. Régulièrement, l'émission La Place du village expose la vie locale du Faucigny. France 3 et sa station régionale France 3 Alpes peuvent parfois relater les faits de vie de la commune.
Presse et magazines
La presse écrite locale est représentée par des titres comme Le Dauphiné libéré, L'Essor savoyard, Le Messager - édition Faucigny, le Courrier savoyard, ou l'édition locale Le Faucigny.
Économie
Culture locale et patrimoine
Lieux et monuments
- Patrimoine local
- Monument aux morts.
La commune ne compte aucun monument répertorié à l'inventaire des monuments historiques[29] ou à l'inventaire général du patrimoine culturel[30]. La commune ne compte également aucun objet répertorié à l'inventaire des monuments historiques[31], ni à l'inventaire général du patrimoine culturel[32].
Toutefois, le petit patrimoine de la commune hérité de son passé agro-pastoral est relativement riche. L'église Sainte-Marie-Madeleine, construite selon un style néo-gothique, au centre du village, date de 1881. Le paysage de la commune possède des édifices parfois en activité, parfois en friche ou réaménagés que sont les scieries, les fontaines, les fermes, les différents bâtiments publics ou encore petit patrimoine religieux (croix et chapelles).
Tourisme
- Manifestations touristiques
- Vue des pistes de la station.
- Vue de montgolfières à Praz-sur-Arly, au-dessus du hameau de la Brioude.
- Vue de montgolfières lors des 24e Montgolfiades
Le village a marqué l'histoire du tourisme en accueillant la première classe de neige en France[33]. Des enfants d'une école parisienne ont été accueillis à Praz-sur-Arly du 9 au au chalet les Bambinos[34] (appelé maintenant chalet Val Soleil).
Le village possède une station de ski. Son domaine est relié à celui de l'Espace Diamant, qui permet d'associer les stations et villages des Saisies, de Crest-Voland, de Notre-Dame-de-Bellecombe ainsi que de Flumet. Cet espace de 192 km s'organise autour des 143 pistes de ski de tout niveau (24 vertes, 66 bleues, 43 rouges et 10 noires), réparties entre 910 et 2 053 mètres d'altitude.
Praz-sur-Arly accueille un meeting international de vols de montgolfières, « les Montgolfiades internationales de Praz-Arly », qui rassemble plus de 30 équipes participantes. Deux compagnies sont par ailleurs présentes à l'année dans le village.
- Station de ski
Gastronomie
Le territoire de Praz-sur-Arly accueille la production de quatre fromages bénéficiant du label AOP (appellation d'origine protégée) et deux autres bénéficiant du label IGP (indication géographique protégée).
Ces productions sont :
- pour l'AOP : le reblochon – le beaufort – le chevrotin – l'abondance ;
- pour l'IGP : l'emmental de Savoie – la tomme de Savoie.
Concernant le beaufort, Praz-sur-Arly est la seule commune de Haute-Savoie à bénéficier de son label AOP sur l'ensemble de son territoire[35].
La commune peut ainsi être considérée comme « un lieu d’exception pour la production fromagère », en étant le lieu de production de six fromages labellisés[36].
Personnalités liées à la commune
- Roger Sylvand, (1911-1995) inventeur du traîneau de secours en montagne ;
- Claudine Emonet, skieuse alpine française ;
- Patricia Emonet, sœur de la précédente, skieuse alpine française ;
- Yannick Buffet, skieur alpiniste français ;
- Thomas Fanara, skieur alpin français ;
- Sandrine Muffat, championne du monde 2014 de traîneaux à chiens ; championne de France 2016 de traîneaux à chiens pour la troisième année consécutive, en catégorie mi-distance six chiens nordiques[37] ;
- Marc Joguet, vice-champion national 2014 de traîneaux à chiens en sprint et en mi-distance ;
- Claude Lelouch, réalisateur français.
Voir aussi
Bibliographie
- Henri Baud, Jean-Yves Mariotte et Alain Guerrier, Histoire des communes savoyardes : Le Faucigny, Roanne, Éditions Horvath, , 619 p. (ISBN 2-7171-0159-4), p. 525, « Praz-sur-Arly ».
Articles connexes
Liens externes
- Ressources relatives à la géographie :
- Site de l'office de tourisme
- « Bases de données : Commune de Praz-sur-Arly (74215), Département de la Haute-Savoie (74) », sur le site de l'INSEE - www.insee.fr (consulté en ).
- [PDF] « Praz-sur-Arly (74215 - Commune), Chiffres clés - « Évolution et structure de la population » », sur le site de l'INSEE - www.insee.fr (consulté en ), p. 17 (Chiffres de 2009).
- « Bases de données : Commune de Praz-sur-Arly (74215), Département de la Haute-Savoie (74) - « Chiffres clés Évolution et structure de la population » », sur le site de l'INSEE - www.insee.fr (consulté en ) (Chiffres de 2011, mise à jour le ).
- « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le ). Site élaboré à partir des données de projections climatiques de référence DRIAS-2020. Entrer le nom de la commune pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques.
