Première guerre ottomano-sorane
From Wikipedia, the free encyclopedia
| Date | 1833–1835 |
|---|---|
| Lieu | Anatolie, Mésopotamie |
| Issue | Victoire de Soran |
| près de 10 000 (cavaliers) et 20 000 (Fantassins)[1] | Armée de 3 Éyalets (Sivas, Mossoul et Bagdad)[1] |
| Inconnues | Lourdes (soldats épuisé et démoralisé)[1] |
La Première guerre ottomano-sorane a eu lieu en 1833, après que Mir Mohammed de Rawanduz eut conquis les émirats kurdes voisins. Il déclara alors son indépendance et infligea une défaite aux Ottomans en interceptant toutes les offensives ottomanes entre 1833 et 1835[1].
Le centre de gravité des soulèvements kurdes au XIXe siècle restait concentré dans le massif montagneux du Kurdistan méridional. Après le déclin de l’émirat des Baban, c’est Mir Mohammed, souverain de la principauté de Soran, située entre le Grand Zab et la frontière iranienne, qui entreprit de créer un État kurde indépendant. Descendant de Saladin, il ambitionnait de réunifier les terres kurdes et de faire reconnaître l’indépendance du Kurdistan sous l’égide de sa propre dynastie[1].
Le contexte géopolitique était favorable : l’Empire ottoman sortait affaibli de sa guerre contre la Russie, tandis que ses troupes étaient mobilisées face aux forces de Méhémet Ali, vice-roi d’Égypte, en rébellion contre le pouvoir central[1].
S’inspirant du modèle égyptien, Mir Mohammed lança un vaste programme de modernisation à Rawanduz, sa capitale. Il y fit établir des manufactures d’armement destinées à produire fusils, munitions et canons. Plus de deux cents pièces d’artillerie furent fabriquées localement, dont certains exemplaires sont encore conservés à Rawandouz et au musée de Bagdad. En parallèle, il constitua une armée régulière bien entraînée, composée d’environ 10 000 cavaliers et 20 000 fantassins.
À la fin du mois de mai 1833, ses troupes avaient établi leur autorité sur une grande partie du Kurdistan méridional — incluant les régions de Soran, Bahdinan et Mossoul et obtient une alliance avec les Émirs de la principauté de Bohtan[1],[2],[3].
Mir Mohammed continua alors son Expansion en prenant la province de Diyarbakir[4]