Prieuré de Pont-aux-Moines

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Prieuré de Pont-aux-Moines
Chapelle du prieuré du Pont-aux-Moines, au début du XXe siècle sur une carte postale ancienne.
Présentation
Type
Diocèse
Ordre religieux
Localisation
Département
Arrondissement
Commune

Le prieuré de Pont-aux-Moines est un ancien prieuré de l'ordre de Cluny situé sur le territoire de l'actuelle commune de Mardié dans le département du Loiret en région Centre-Val de Loire.

De l'édifice d'origine, il ne subsiste que le porche de la chapelle, situé dans une propriété privée[1].

Histoire

Moyen Âge

En 1075, un acte du roi de France Philippe Ier, daté d'Orléans, accorde à la prière de plusieurs moines de l'abbaye de Cluny un domaine que le roi possède à Pont-aux-Moines (alors nommé Pont-de-Cens, pont Ossancie). Il en garantit au monastère de Cluny la possession et celle du domaine que le chevalier Engerbaud Manseau a concédé au même monastère, de tout ce qui a pu lui être donné ou lui sera donné à l'avenir par les fidèles, enfin de toutes ses acquisitions en Orléanais, franche de toute coutume ou exaction.

En 1079 ou 1080, dans la vingtième année du règne de Philippe Ier, le neveu d'Engerbaud Manseau, Raymond, vassal de Sainte-Croix, confirme au monastère Saint-Pierre-de-Cluny et aux moines qui desservent Pont-aux-Moines, monachis qui in loco qui dicitur apud Pontem Unsantie deserviuni, la donation de Chenevières et d'une autre terre faite auxdits moines par son oncle.

En 1075, on le voit, il n'est question que des moines de Cluny. Au plus tard en 1080, il y a des moines desservant Pont-aux-Moines : donc la chapelle du prieuré est construite.

Époque moderne

Une carte représentée dans un ouvrage datant de 1660 indique la présence du prieuré mais la disparition du couvent : « Sür cette riuiere sont deux belles maisons, & le Pont-aux-Moines a pris son nom d'vn Prieuré qui en est proche, & est le meilleur du Diocese; le nom du pont & les masures qu'on y void, marquent qu’il y a eu vn Conuent autresfois. »[2].

Vers 1680, la poursuite du percement du canal d'Orléans sous l'impulsion de Philippe de France, duc d'Orléans et frère du roi Louis XIV, bouleverse la vie du prieuré. Une grande partie du domaine est détruite. À partir de 1689, une partie du cours du Cens est dérivée vers le canal. Le débit de la rivière, sur laquelle se trouve trois moulins loués au profit du prieuré, est gravement affecté. Les moulins cessent de tourner[3].

Malgré une tentative de conciliation entre le prieur et le conseil du duc d'Orléans, aucun accord n'est trouvé. Le , le duc d'Orléans trouve un accord avec Emmanuel-Théodose de La Tour d'Auvergne, abbé général de l'ordre de Cluny, afin d'effectuer un échange. Tous les bâtiments du prieuré sont affectés à l'administration du canal d'Orléans, à l'exception de la chapelle[4].

Au cours de la Révolution française, l'édifice est vendu à l’encan comme bien national, la chapelle est achetée le 7 mars 1791, par Jean Bottet, notaire à Orléans, pour 1 500 livres ; il s'en dessaisit aussitôt au profit de l'administration du canal d'Orléans, pour servir d'entrepôt.

Description

Notes et références

Voir aussi

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