L'église romane a été détruite, probablement comme le prieuré, à la fin du XVesiècle.
Le , Arnaud de Lustrac et son épouse, Jeanne de Lustrac, seigneurs de Lustrac et de Gavaudun, vu la démolition du monastère de Laurenque, la pauvreté du prieur, ont fait don de la moitié de la dîme du prieuré.
Le prieuré est reconstruit à la fin du XVesiècle ou au début du XVIesiècle. On retrouve toutes les caractéristiques de l'architecture de cette période dans les ruines du prieuré.
Jean Tarde écrit dans ses chroniques: «Le , fust bruslé le prioré de Laurinque près Gavaudun, par un nommé Denis de Saint-Selve, habitant dudit Gavaudun. C'estoit un prioré conventuel de l'ordre de Saint-Benoît, dépendant de l'esglise Cathédrale de Sarlat. Il estoit beau et bien basti. Lorsqu'il fut bruslé, il était tenu en commende, et n'y avait qu'un prebstre nommé Martin Rigal, qui le gardait et y faisait le service pour le prieur commendataire. Lequel Rigal fust attaché à un pied de lit par ledit Senselve et illec bruslé tout vif, avec les meubles et les bastimens, cruauté et barbarie qui fait voir quelle estoit l'âme de ces sainctz réformateurs»[2].
Le prieuré ne s'est pas relevé de cette destruction. En 1601, l'évêque d'AgenNicolas de Villars trouve l'église «toute descouverte, sans aulcun service, le prieuré est tout ruiné». Elle est toujours dans le même état en 1616. Le titre de prieuré, avec le vocable, passent à l'église paroissiale qui prend le titre de Saint-Sardos et sainte-Anne de Laurenque.
René Chappuis, Laurenque, p.199-205, dans Congrès archéologique de France. 127esession. Agenais. 1969, Société française d'archéologie, Paris, 1969
Abbé Durengues, Pouillé historique du diocèse d'Agen pour l'année 1789, p.401-404, Ferran Frères éditeurs, Agen, 1894 (lire en ligne)
Abbé Barrère, Histoire religieuse et monumentale de la Gascogne depuis les temps les plus reculés jusqu'à nos jours, tome 1, p.208-209, 212, 328, 330, Librairie Chairou, Agen, 1856 (lire en ligne)