Le prieuré est situé au sud-est du département français de la Haute-Vienne, sur la commune de Sainte-Anne-Saint-Priest, dans le village de Villevaleix, situé à environ 2 km à l'est du bourg.
Historique
Le prieuré féminin de Villevaleix est fondé au XIIesiècle. Il est dédié à Radegonde de Poitiers. En 1271, on y compte vingt-trois religieuses[2].
Au Moyen Âge, les prieures puis les abbesses de Bonnesaigne rendent hommage aux évêques de Limoges. Ces derniers exigent à compter de 1276 que l'abbesse de Bonnesaigne rende visite à Villevaleix tous les trois ans[3]. Dès lors, le prieuré de Villevaleix dépend de l'abbaye de Bonnesaigne[1], aux côtés de quatre autres petits prieurés locaux aujourd'hui disparus, situés à Coursellas (Eymoutiers), La Ribière (Nedde) et la Drouille Noire (Bonnac-la-Côte)[3]. Au XIVesiècle, une règle impose la présence de dix-huit religieuses à Villevaleix.
Près de l'ancienne église se trouve une pierre tombale à l'effigie d'une abbesse.
Les restes du prieuré sont partiellement inscrits au titre des monuments historiques le [1]. Le portail sud de l’édifice (actuellement sous les tôles), présente la caractéristique d’être trilobé, disposition exceptionnelle en Limousin pour une église de cette époque[5]. Le bâtiment sert aujourd'hui de hangar agricole (c'est déjà une étable en 1902[3]). Sa toiture est faite de tôle métallique.
↑ «Extraits de la Chronique des frères prêcheurs de Limoges (1200-1658)», dans André Lecler, Chroniques ecclésiastiques du Limousin, Tulle, , p.127 (lire en ligne sur Gallica).
1 2 3 Thomas Bourneix, «Les bénédictines de Bonnesaigne», Bulletin de la Société scientifique historique et archéologique de la Corrèze, Brive, Marcel Roche, t.XXIV, , p.353-410 (lire en ligne sur Gallica).
↑ Daniel Arnaud, «Arrêtez le massacre des églises rurales!», Sites et monuments: bulletin de la Société pour la protection des paysages et de l'esthétique générale de la France, no61, , p.54-57. (lire en ligne sur Gallica).