Primitivisme des Lumières écossaises

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Le primitivisme des Lumières écossaises est la conviction, chez les penseurs des Lumières écossaises, qu'une vie beaucoup plus simple et moins sophistiquée, à certains égards ou à tous égards, est plus souhaitable[1].

Les Lumières sont généralement considérées comme un mouvement progressiste, rejetant un passé obscurantiste et primitif ; dans la quête d'une ère nouvelle de bien-être matériel et d'organisation sociale rationnelle, les valeurs de la société commerciale moderne sont encensées[2]. Pourtant, il est bien connu que cette même période a également vu un regain d'intérêt pour des formes de société et d'art plus primitives, et dont l'idéalisation du « bon sauvage » est la manifestation. Il ne s'agissait pas simplement d'une réaction aux idées des Lumières, ou à la l'instigation des ennemis des Lumières. Souvent, les mêmes personnes étaient attirées à la fois par les valeurs novatrices de l'Encyclopédie, ou chez les Lumières écossaises de l'Encyclopædia Britannica, et par les mythes de la simplicité antique, ou dans le présent, dans le mode de vie des peuples que l'on a dits « primitifs », ou « sauvages » et que l'exploration coloniale révélait progressivement à l'occident[2].

Lorsque Rousseau réfléchit aux deux notions de progrès et de perfectibilité, il propose des variations sur le thème de l'imperfection, alors que jusqu'alors les philosophes avaient plutôt envisagé le terme de progrès au sens linéaire d'un développement continu de la connaissance[3]. De la Digression sur les anciens et les modernes de Fontenelle, Rousseau a notamment retenu l'idée qu'il n'existe aucune supériorité a priori, et encore moins une supériorité naturelle, des Anciens sur les Modernes, ni l'inverse[3]. Pour Rousseau également, il n'y a pas de différence naturelle entre les hommes, et l'inégalité est une question d'institution ou de convention. Un pessimisme rationnel s'affirme chez Rousseau, qu'il partage par ailleurs avec Jean Le Rond d'Alembert (en introduction de l'Encyclopédie[3], « la barbarie dure des siècles, il semble que ce soit notre élément, la raison et le bon goût ne font que passer. ») et un scepticisme face au progrès[3]. Les philosophes doivent se défier de leur Lumières[3].

Primitivisme des Lumières écossaises

Notes et références

Bibliographie

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