Prince de Canino et Musignano
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| Prince de Canino et Musignano (it) Principe di Canino e Musignano | ||
Armoiries du Prince de Canino et Musignano. | ||
| Création | ||
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| Abrogation | ||
| Premier titulaire | Lucien Bonaparte | |
| Dernier titulaire | Roland Bonaparte | |
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Après la mort de Joseph Bonaparte en 1844, les princes de Canino et de Musignano formèrent la branche aînée de la Maison Bonaparte. Cette branche descend de Lucien Bonaparte, l'un des frères cadets de l’empereur Napoléon Ier. Elle s'éteignit par les hommes en 1924. Les prétendants au trône bonapartiste descendent du prince Jérôme Napoléon, le plus jeune frère de Napoléon.
Canino et Musignano sont deux villages voisins de la province de Viterbe, en Italie. Ils furent octroyés à Lucien Bonaparte par le Pape le 18 août 1814 (prince de Canino) et le 21 mars 1824 (prince de Musignano).
L'article 7 de la constitution du Premier Empire français, promulguée le 20 mai 1804, stipulait qu'à l'extinction des descendants légitimes, naturels et adoptifs, mâles et agnatiques de Napoléon Ier (1769-1821), et de ceux de deux de ses frères, le prince Joseph Napoléon (1768-1844) et le prince Louis Napoléon (1778-1846), le trône reviendrait à un homme choisi par les dignitaires princiers et ducaux non dynastiques de l'Empire, par référendum[1].
Le 24 septembre 1806, le plus jeune frère de l'empereur, Jérôme Napoléon (1784-1860), fut fait prince français, de même que ses enfants, issus de son second mariage avec la princesse Catherine de Wurtemberg. Jérôme et ses héritiers furent intégrés à la succession française.
Le 22 mars 1815, durant les Cent-Jours, Napoléon reconnut également son frère Lucien et les fils de celui-ci comme princes impériaux français. Cependant, sous le Premier Empire, Lucien et sa descendance ne furent jamais reconnus légalement comme ayant droit à la succession au trône impérial, ni à aucun autre trône.
Le titre de « Principe di Canino e Musignano », porté par Lucien et ses héritiers, était un titre de noblesse pontifical, jamais reconnu légalement en France[2].
Ainsi, à la mort sans descendance du duc de Reichstadt, empereur titulaire sous le nom de Napoléon II, en 1832, la prétention à la couronne de France des Bonaparte revint à Joseph Bonaparte, ancien roi de Naples puis roi d'Espagne, de 1808 à 1813. Après sa mort sans fils en 1844, la prétention impériale échut à Louis Bonaparte, ancien roi de Hollande, les enfants de Lucien étant exclus de la succession impériale.