Principe de symétrie

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Le principe de symétrie, dans l’étude sur les sciences (STS - Science and Technology Studies), est une recommandation méthodologique portant sur la manière d’aborder la dynamique des sciences. [réf. nécessaire] En fait, plusieurs principes de symétrie ont été proposés au cours du temps.

Depuis le XVIIe siècle, les sciences se sont institutionnalisées comme une activité sociale distincte dans la société[1]. Selon certains auteurs (p.ex. Lévy-Bruhl), elles sont aussi une forme de pensée distincte, positive, objective, rationnelle et universelle, radicalement différente des autres formes de savoir, prélogiques, irrationnelles et socialement déterminées. C’est l’hypothèse du « grand partage » . Les connaissances produites par les sciences s’expliquent alors de façon spécifique : par la nature (naturalisme), la logique (logicisme) ou l’expérience (empirisme, inductionnisme et vérificationnisme). Leur validité ne dépend pas de la société. Selon Popper, les connaissances scientifiques peuvent avoir une origine sociale, mais le raisonnement logique et la méthode scientifique permettent d’opérer un tri entre ce qui est scientifique (ce qui peut être infirmé, ce dont on peut se donner les moyens de vérifier la vérité par exemple par un montage expérimental) et ce qui ne l'est pas (une idéologie, dit Popper, a toujours raison, car elle contient ses propres réfutations). Pour le philosophe Lakatos, des propositions ont une validité objective et indépendante du contexte ; une fois les obstacles psychologiques et sociaux levés, la logique interne du développement scientifique s’impose. Pour ces auteurs, comme pour Hollis, la connaissance scientifique s’explique d’une façon tandis que l’erreur et la croyance irrationnelle nécessitent une autre explication (sociale notamment). Ces auteurs s’appuient sur l’élégance, la clarté et la rationalité d’une expérience afin de justifier le succès de celle-ci. Des résultats ou des conclusions scientifiques sont jugés vrais à cause de la rigueur et de la beauté de la méthode utilisée. Cette explication repose sur des paramètres internes du problème tandis que les croyances s’expliquent par des phénomènes psychologiques et sociaux.

D’autres auteurs, comme Bloor, voient dans cette approche un traitement asymétrique des savoirs en fonction de leur succès ; ceux qui sont reconnus comme scientifiques sont expliqués par des causes internes (méthode, logique), les autres sont dénoncés comme étant des croyances et expliqués par des causes externes (société). L’analyse des savoirs est ainsi asymétrique ; elle change de point de vue en fonction de leur succès ou échec.

Le principe de symétrie selon Bloor

Le principe de symétrie généralisée selon Callon-Latour

Notes et références

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