Prison de Badouch
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La prison de Badouch (arabe : سجن بادوش, Sijn Bādūsh) est une ancienne prison irakienne « hautement sécurisée », située à proximité de la localité de Badouch, à une quinzaine de kilomètres au nord-ouest de Mossoul. Active des années 1980 à 2014, elle est, pendant cette période, la deuxième plus grande prison d'Irak derrière celle d'Abou Ghraïb.
| Prison de Badouch (ar) سجن بادوش | ||
| Localisation | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Gouvernorat | Ninive | |
| District (en) | Mossoul (en) | |
| Coordonnées | 36° 23′ 55″ nord, 42° 57′ 48″ est | |
| Géolocalisation sur la carte : Irak
| ||
| Architecture et patrimoine | ||
| Construction | 1979–1986 | |
| Démolition | 2014 | |
| Installations | ||
| Type | Prison | |
| Fonctionnement | ||
| Statut actuel | Démoli ou détruit (d) | |
| modifier - modifier le code - voir Wikidata | ||
Histoire
La construction de la prison commence en 1979 et s'achève en 1986[1]. Elle porte successivement les noms officiels de « maison de correction pour adultes de Mossoul » (1982-2003), « centre correctionnel régional de Mossoul » (2003-2011), « prison centrale de Mossoul » (2011-2012) et « prison centrale de Badouch » (2012-2014)[2].
Le , le demi-neveu de Saddam Hussein, Ayman Sabawi (en), s'évade de la prison avec l'aide d'un surveillant, le lieutenant Khalil Dhanoun. À la suite de cet incident, le directeur de la prison et son adjoint sont arrêtés pour négligence[2].
Le , des hommes armés parviennent à libérer environ 150 prisonniers[1], dont Abou Maïssara al-Iraqi, le porte-parole d'Al-Qaïda en Irak[3], et Peter Cherif, mentor des auteurs de l'attentat contre Charlie Hebdo en [4].
Le , l'État islamique en Irak et au Levant prend le contrôle de la prison et libère plus de 1 400 détenus sunnites[5],[6]. Entre 583 et plus d'un millier de détenus chiites sont quant à eux massacrés[7],[8].
Sous l'État islamique, la prison sert brièvement à détenir des chiites, des Yézidis, des Kurdes et des ouvriers du bâtiment indiens (dont les cadavres sont retrouvés dans un charnier à proximité en 2018)[9],[10],[11], avant d'être vidée de ses occupants et détruite à l'explosif le [2].