Projet de confédération contre les États barbaresques
From Wikipedia, the free encyclopedia

Propositions pour une action combinée entre les puissances en guerre contre les États Barbaresques est le titre d’une note identique rédigée par Thomas Jefferson en 1786, alors qu’il occupait le poste d'ambassadeur des États-Unis en France. Ce document proposait la formation d’une alliance militaire intergouvernementale en vue d’instaurer un blocus naval contre la régence d'Alger, qui autorisait les pirates barbaresques à attaquer les navires marchands. Cette initiative fut rejetée par le Congrès de la Confédération et ne fut jamais mise en œuvre.
Les pirates opérant depuis l'Afrique du Nord, avec le consentement du dey d'Alger et des dirigeants des autres États barbaresques, attaquaient les navires dans la Méditerranée depuis les années 1600[1]. À partir du XVIIIe siècle, les puissances européennes négocièrent des traités avec le dey pour contrôler les pirates en échange de tributs somptueux[2]. Les États-Unis commencèrent à négocier des traités avec la régence d'Alger et les autres États barbaresques en 1784[3].
Proposition
Selon la proposition de Jefferson, chaque État partie à l’alliance contribuerait par au moins une frégate à une flottille navale combinée située en mer Méditerranée, ainsi que des tenders et d'autres navires de soutien. La gouvernance de la force serait confiée à un conseil des ministres, composé de délégués de chaque État partie, qui se réunirait à Versailles, où les délégués détiendraient des voix proportionnelles aux contributions des États qu’ils représentaient. Une fois constituée, l'alliance partirait en guerre contre Alger et, après sa défaite, recentrerait ses efforts sur les autres États barbaresques. L’article IX de la circulaire suggérait de lier les signataires à rester dans l'alliance, même si une guerre éclatait entre deux ou plusieurs d'entre eux[4].