Protection sociale en Nouvelle-Zélande

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La Nouvelle Zélande se détache progressivement à partir de la fin du XIXe siècle de la tutelle de la Grande-Bretagne établie en 1840 et de la mise en conformité des règles (droit de vote des femmes 1893 par exemple).

Bâtiment du Ministry of Social Development (de) à Glen Eden (Auckland).

En 1877, la Loi sur l'éducation primaire obligatoire a été adoptée, permettant d'assurer l'accès à l'éducation de base pour tous les enfants du pays. Cette réforme a posé les bases du développement ultérieur du système éducatif, qui fournit actuellement une éducation gratuite et obligatoire pour tous les citoyens du pays âgés de 5 à 16 ans.

En 1894, la Loi sur les syndicats de travailleurs a été adoptée, permettant aux travailleurs de s'organiser en syndicats et de défendre leurs droits.

La Protection sociale en Nouvelle-Zélande voit ses premières mesures établies en 1898 par le Parti libéral, et cela concerne les accidents du travail, il constitue le système d'assurance publique Workers' Compensation for Accidents Act 1900, l'ancêtre de la Accident Compensation Corporation (en) .

Le gouvernement libéral entre 1900 et la dépression de 1930 a jeté les bases de l'État-providence[1] complété ensuite. Il introduit les pensions de vieillesse (début du régime contributif[2] dans lequel les Depression taxes gouvernementales sont en fonction du revenu[3]), les réglementations sur le nombre maximal d'heures de travail ; il est pionnier dans les lois sur le salaire minimum. Et le gouvernement développe un système de règlement des conflits industriels, accepté dans un premier temps par les employeurs et les syndicats[4]. Car des grèves apparaissent dans les années 1912 et suivantes conformes au schéma de luttes syndicales mondial[5].

En , dans le pays en crise, le premier ministre nouvellement installé Georges Forbes voit que l' Unemployment Act est passé en son absence; À son retour de Londres il déclare qu'il n'y aurait aucun paiement fait sans travail en contrepartie[6]. Il signifie que les enregistrés devraient participer à la construction des routes ou travailler dans des fermes ou forêts. Les enregistrés ne pouvaient être des femmes, des Māori ou des garçons de moins de 16 ans. Des manifestations violentes contre la précarité en résultèrent en 1932[7].

Dans les années 1940 est introduit le système de santé publique en Nouvelle-Zélande (Work and Income (en)) où la santé est accessible à tous, indépendamment des revenus.

Par le Social Security Act 1938, les hôpitaux publics sont devenus gratuits en 1939 et les médicaments sur ordonnance ont suivi en 1941[8]. À partir de 1941, les médecins recevaient des honoraires fixes du gouvernement pour leurs services, qu'ils pouvaient compléter en facturant partiellement les patients. Les frais pour les patients ont augmenté avec le temps car la subvention gouvernementale n'augmentait pas en fonction de l'inflation[8]. Les frais de prescription ont été réintroduits en 1985 et pouvaient atteindre jusqu'à 20 $ par article au début des années 1990. Les soins hospitaliers sont restés gratuits[8].

Dans avant et après guerre le nombre suicides montre la difficulté du quotidien dans la pauvreté[9].

Dans les années 1960, la prise en compte de la population Maori est une priorité.

En 1964, la protection sociale incluait des indemnités de chômage, des pensions, des paiements pour incapacité et d'autres formes d'assistance sociale ouvertes à tous.

La médicalisation par l'État des personnes souffrant de handicap physique se fait dans les hôpitaux en 1910[10].

Depuis les années 1950, les sections locales de l'Handicapped Children’s Parents Association ont créé des centres de garde de jour et des foyers pour des soins de courte ou longue durée destinés aux personnes intellectuellement handicapées[11],[note 1]. La loi sur le bien-être communautaire des personnes handicapées de 1975 fut une législation marquante, les pôles hospitaliers commencent à fournir une gamme plus large d'aides à domicile[12].

En 1970-1980 en Nouvelle-Zélande, le système d'enseignement supérieur est réformé, il devient axé sur le développement des connaissances scientifiques et techniques[13]. Cela fait aussi suite au déclin des emplois des apprentis faisant l'objet de l'Apprenticeship Act 1983[13].

Dans les années 1980, la législation a été adoptée pour renforcer le contrôle des dépenses en matière de sécurité sociale et améliorer leur ciblage en vue d'aide sociale plus flexible. Dans les années 2000, la population à faible revenu perçoit l'aide aux familles nombreuses. Il existe de plus des campagnes de santé publique contre l'obésité, la consommation d'alcool, le tabagisme et pour divers vaccins.

Selon Pierre Rosanvallon, le cas de la Nouvelle-Zélande est exemplaire de « la tentation », « en temps de crise », « de cibler davantage les prestations sur les plus nécessiteux »[14]. En effet, si elle fut le premier pays à instaurer en 1926 un système universel d'allocations familiales, celles-ci ne sont plus attribuées que sous condition de ressource depuis 1990[15].

Notes et références

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