Préfecture de Mô
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La population de la Plaine de Mô est estimée à environ 56 512 habitants en 2018 contre 40 000 habitants en 2010, 31 000 en 2005 et 27 859 habitants en 1996.
Le taux d’accroissement démographique annuel qui est de l’ordre de 5,16%, a enregistré une tendance à la baisse : Il était de 8% entre 1981 et 1996 et de 12% entre 1970 et 1981.
Climat
La plaine de Mô, à l’instar de toutes les localités de la préfecture de Sotouboua (région Centrale) et de celles de la Préfecture de Bassar (région de la Kara), est caractérisée par un climat semi-humide, de type soudano-guinéen perturbé par l’effet de l’harmattan, vent sec et poussiéreux du désert qui souffle du nord au Sud de décembre à février.
Ce climat est marqué par deux grandes saisons : une saison pluvieuse (d’avril à octobre) et une sèche (de novembre à mars).
Relief
On distingue trois grands types de paysages dans la zone de Mô :
- au sud de Bassar et sur toute la zone de Baghan-Tchapossi, remontant vers le Nord, un paysage de collines plus ou moins vallonnées issues de trois systèmes de relief :
- à l’Est le système Fazao qui va rejoindre la branche Sud de l’Atakora,
- au Centre, le système de Katcha qui remonte à l’Est de Tchapossi et de Dimori vers Kanbou,
- à l’Ouest le système de Kamkpalle qui est parallèle à la frontière ghanéenne et qui isole Yakedji ;
- ces collines bornent au Nord, les plaines basses de la rive droite de, la plaine du Mô ;
- tout le long de la falaise Fazao, une zone de piedmont s’étendant du pied de la falaise jusqu’aux plaines de bordure de la rive gauche du Mô, avec de nombreux ruisseaux descendant de la falaise et s’étalant à leur rencontre avec le Mô ;
- une plaine au Sud légèrement vallonnée, centrée sur Djarkpanga, dominant les plaines alluviales de la rive gauche du Mô et allant jusqu’à la frontière ghanéenne à Tindjasse.
Hydrographie
Le réseau hydrographique de la plaine appartient au bassin de la Volta.
Elle comprend une multitude de cours d’eau et leurs affluents. On peut énumérer entre autres :
- le Mô et ses affluents, le Kagnigbara, le Pougarini, le Bona, le Kanian, le Naolo, le Kale, le Boubou, le Sako et le Kone ;
- le Sako, affluent le plus important, comporte plusieurs sous affluents, principalement, Agorobani, Takourabnoou, Ouhokou et Mbale ;
- le Kpaza et ses principaux affluents le Koue faisant frontière avec le Ghana voisin au Sud-Ouest, le Mou, le Kabate et le Koundale.
Le Mô prend sa source dans les Monts Aledjio, tandis que la plupart de ses affluents dans la plaine d’une part, et le Kpaza et ses affluents d’autre part, prennent naissance dans les Monts de Fazao.
Les cours supérieurs de ce réseau hydrographique sont donc très rapides avec des pentes dépassant parfois 1% provoquant ainsi d’importants ravinements des lits, ce qui entraîne le plus souvent une destruction de la forêt galerie par déracinement d’arbres et un encombrement de ces lits par des matériaux charriés.
Dans la plaine, les pentes des lits des cours d’eau s’adoucissent, variant entre 0,5 et 1%. Les matériaux entraînés dans les cours supérieurs se déposent alors en formant des dépôts alluvionnaires dans les bas-fonds où l’érosion est peu marquée.
Les rivières Mô et Kpaza, principaux cours d’eau de la plaine, se jettent dans l’Oti au Ghana.
Du point de vue topographique, plusieurs cours d’eau de la plaine présentent des lits plus au moins encaissés pouvant offrir des sites intéressants pour des aménagements hydro-agricoles.
Hydrologie
L’hydrologie des cours d’eau de la plaine n’est pas très fournie. Hormis le Mô qui a disposé d’une station hydrométrique bien suivie à Boungoulou de 1971 à 1987, les autres cours d’eau ne sont pas bien connus.

