Présumé Innocent (film)
film américain réalisé par Alan J. Pakula et sorti en 1990
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Présumé Innocent (Presumed Innocent) est un film de procès américain réalisé par Alan J. Pakula et sorti en 1990. C'est une adaptation du roman du même nom de Scott Turow paru en 1987. Il met en scène Harrison Ford, Bonnie Bedelia, Raúl Juliá, Brian Dennehy et Paul Winfield. Le premier incarne Rusty Sabich, un procureur accusé du meurtre de sa collègue et maîtresse.
Alan J. Pakula
Richards Wolf (en)
| Titre original | Presumed Innocent |
|---|---|
| Réalisation | Alan J. Pakula |
| Scénario |
Frank Pierson Alan J. Pakula |
| Musique |
John Williams Richards Wolf (en) |
| Acteurs principaux |
Harrison Ford Bonnie Bedelia Raúl Juliá Brian Dennehy Paul Winfield |
| Sociétés de production |
Mirage Enterprises (en) Warner Bros. |
| Pays de production |
|
| Genre | drame |
| Durée | 127 minutes |
| Sortie | 1990 |
Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution.
Il reçoit des critiques globalement positives. Il rapporte 221 millions de dollars dans le monde et est l'un films les plus rentables de 1990. Le film a été suivi d'une mini-série télévisée, d'une suite sous forme de téléfilm et d'une nouvelle adaptation télévisée.
Synopsis
Comme chaque matin, Barbara Sabich dépose son mari Rožat — alias "Rusty" — au ferry pour qu’il se rende à son travail. Rusyty est procureur et bras droit du procureur général Raymond Horgan. Dès son arrivée, il est convoqué par son chef, qui lui apprend que sa jeune et très belle collègue, Carolyn Polhemus, vient d'être assassinée à son domicile. Il n’a confiance qu'en Rusty pour résoudre cette affaire, qui tombe particulièrement mal pour lui car il brigue sa réélection comme procureur de district. Malgré le peu d’enthousiasme de Rusty pour cette mission, Horgan le charge de l’enquête. Pour l’assister, Rusty parvient cependant à imposer l'inspecteur Daniel Lipranzer, un policier avec lequel il a l'habitude de travailler.
Rusty se rémémore par bribes ses souvenirs à propos de la victime, notamment sa rencontre avec cette femme particulièrement ambitieuse, n’hésitait pas à user de ses charmes pour promouvoir sa carrière. Carolyn aura ainsi été la maîtresse, entre autres, de Horgan et de Rusty. Reprochant à ce dernier son manque d’ambition, elle venait de le quitter du jour au lendemain, plongeant celui-ci dans le désarroi le plus total, au grand désespoir de sa femme Barbara, qui était au courant de leur liaison.
La situation se complique pour Rusty lorsqu’un procureur rival - Nico Della Guardia, assisté de son proche collaborateur Tommy Molto, qui vise le poste de district attorney et qui est parvenu à connaître les liens de Rusty avec la victime - tente de le faire inculper pour son assassinat, ce qui affaiblira d’autant Horgan. De son côté, Rusty obtient une entrevue avec l’ex-mari de Carolyn, d’où il ressort que celle-ci était une arriviste forcenée et sans états d’âme. Rusty, profondément épris, n’en éprouve pas moins un chagrin immense qui laisse sa femme impuissante et désemparée (« Tu l’aimais donc tant que ça ? »).
Les relevés téléphoniques, le groupe sanguin de l’assassin, avec laquelle Carolyn semble avoir eu des rapports juste avant le meurtre, le fait qu’il ait récemment été éconduit par la victime, constituent autant d’indices à charge contre Rusty. Celui-ci se voit donc inculpé et sollicite alors l’aide de Sandy Stern, un “ténor” du barreau. Le procès, présidé par le juge Larren Lyttle, fait rapidement apparaître que les lourdes présomptions contre Rusty ne sont étayées par aucune preuve. Manque notamment un verre sur lequel celui-ci aurait laissé ses empreintes. L’habile avocat de Rusty met à mal le témoignage mensonger de Horgan, qui charge son collaborateur pour s’en désolidariser le plus possible.
Puis, il fait ressortir les incohérences et la légèreté des conclusions du médecin légiste, le Dr Tatsuo Kumagai, qui n’a pas relevé l’incongruité du prétendu emploi d’un spermicide par la victime, alors même qu’elle s’était fait ligaturer les trompes. Il retrouve par ailleurs un malfrat qui avait soudoyé le juge Lyttle dans une autre affaire, dans laquelle Carolyn Polhemus était intervenue, ce qui, en dernière extrémité, pourrait l’aider à faire pression sur le juge.
Finalement, ce dernier, qui sait bien que cette affaire résulte essentiellement d’une lutte de pouvoir entre l’équipe Horgan/Rusty et le duo Della Guardia/Molto et qui flaire qu’il n’a personnellement rien à gagner à ce que les choses s’enveniment davantage, profite d’une erreur de procédure de l’accusation pour rendre une ordonnance de non-lieu, qui blanchit totalement Rusty.
Au lendemain du procès, Daniel Lipranzer donne à Rusty le verre qui manquait tant à l’accusation et qu’il avait pu conserver par devers lui, à la suite de la précipitation maladroite des accusateurs de Rusty. Bien que ne se sachant pas coupable, Rusty lui témoigne sa reconnaissance.
Quelque temps plus tard, alors qu’il bricole chez lui, Rusty découvre une hachette ensanglantée dans sa cave. Barbara avoue alors la vérité: c'est elle qui a tué Carolyn, car elle détruisait leur vie. Après le meurtre elle a laissé une série d'indices pour faire comprendre la vérité à son mari mais elle n'avait pas imaginé qu'ils l'accuseraient du meurtre de Carolyn. Rusty est choqué mais décide de garder la confession pour lui car il ne veut pas laisser son fils sans sa mère. Le meurtre de Carolyn Polhemus reste donc une affaire non élucidée.
Fiche technique
Sauf indication contraire, les informations mentionnées dans cette section peuvent être confirmées par les bases de données cinématographiques IMDb et Allociné, présentes dans la section « Liens externes ».
- Titre original : Presumed Innocent
- Titre francophone : Présumé Innocent
- Réalisation : Alan J. Pakula
- Scénario : Frank Pierson et Alan J. Pakula, d'après le roman Présumé Innocent de Scott Turow
- Musique : John Williams, Richards Wolf (en) (chansons)
- Photographie : Gordon Willis
- Production : Sydney Pollack, Mark Rosenberg (en) et Susan Solt
- Sociétés de production : Mirage Enterprises (en) et Warner Bros.
- Distribution : Warner Bros.
- Budget : 23,5 millions de dollars[1]
- Pays de production :
États-Unis - Langue originale : anglais
- Format : couleurs (Technicolor) - 35 mm - 1,85:1 - Son stéréo Dolby
- Durée : 127 minutes
- Dates de sortie[2] :
- États-Unis :
- France :
- Classification[3] :
Distribution
- Harrison Ford (VF : Richard Darbois ; VQ : Ronald France) : Rožat « Rusty » Sabich
- Bonnie Bedelia (VF : Frédérique Tirmont ; VQ : Claudine Chatel) : Barbara Sabich
- Raúl Juliá (VF : Jean Roche ; VQ : Marc Bellier) : Alejandro « Sandy » Stern
- Brian Dennehy (VF : François Chaumette ; VQ : Vincent Davy) : Raymond Horgan
- Paul Winfield (VF : Med Hondo ; VQ : Jean Fontaine) : le juge Larren Lyttle
- Greta Scacchi (VF : Emmanuèle Bondeville) : Carolyn Polhemus
- John Spencer (VF : Patrick Floersheim ; VQ : Yvon Thiboutot) : l'inspecteur Daniel Lipranzer
- Joe Grifasi (VF : Denis Boileau ; VQ : André Montmorency) : Tommy Molto
- Tom Mardirosian (VF : Guy Chapellier ; VQ : Mario Desmarais) : Nico Della Guardia, dit « Délai »
- Anna Maria Horsford (VF : Maïk Darah ; VQ : Madeleine Arsenault) : Eugenia Martinez
- Sab Shimono (VF : Jean Lescot ; VQ : Hubert Gagnon) : le docteur Tatsuo Kumagai, dit « l'Indolore »
- Bradley Whitford (VF : Renaud Marx) : Quentin « Jamie » Kemp
- Christine Estabrook : Lydia MacDougall, dite « Mac »
- Michael Tolan (VF : Marc Cassot ; VQ : Claude Préfontaine) : M. Polhemus
- Madison Arnold (VF : Joël Martineau) : le sergent Lionel Kenneally
- Ron Frazier (VF : Jean-Pierre Leroux) : Stew Dubinsky
- Jesse Bradford (VF : Raphaël Delfe) : Nat Sabich
- Joseph Mazzello : Wendell McGaffney
- Tucker Smallwood (VF : Pierre Fromont) : l'inspecteur Harold Greer
- Leland Gantt (VF : Greg Germain ; VQ : Éric Gaudry) : Leon Wells
- Teodorina Bello : Ernestine
- David Wohl (VF : Michel Paulin) : Morrie Dickerman
- John Michael Bennett (VF : Franck Capillery ; VQ : François Godin) : Guerasch
- Peter Appel : Glendenning
- John Seitz (VF: Edmond Bernard, VQ : Luc Durand) : Louis Balestrieri
- Bill Winkler : l'officier Tom
- Ricky Rosa (VF : Daniel Lafourcade) : Camper
Production
Genèse et développement
Plusieurs studios et producteurs se disputent les droits d'adaptation du roman Présumé Innocent de Scott Turow, un an avant la publication en 1987[7].
David Brown et Richard D. Zanuck font une première offre à 75 000 $. Don Simpson et Jerry Bruckheimer proposent 300 000 $ et, avec l'appui de Paramount Pictures, monte jusqu'à 750 000. Peter Guber et Jon Peters[7] et Sydney Pollack et Mark Rosenberg (Mirage Enterprises) offrent 1 million de dollars[7],[8]. Metro-Goldwyn-Mayer et Irwin Winkler se montrent également intéressés alors qu'Universal Pictures décline le projet[9]. Sydney Pollack et Mark Rosenberg acquièrent les droits en décembre 1986[10].
En mai 1987, Sydney Pollack et Mark Rosenberg engagent Frank Pierson pour écrire le scénario. Après une phase de développement infructueuse chez United Artists, le projet passe chez Warner Bros. Pictures. Alan J. Pakula est alors sollicité pour retravailler le scénario avec Frank Pierson avant d'en prendre la réalisation en janvier 1989[7].
Le scénario subit de nombreuses réécritures[11]. Scott Turow, l'auteur du roman original, explique les difficultés de l'adaptation : « Il y avait trois problèmes narratifs majeurs à résoudre. Le point de vue — comment contourner la narration à la première personne ; la chronologie — tout repose sur des flashbacks, ce que Hollywood n'aime pas ; et enfin, une intrigue tout simplement très dense[12]. » À l'origine, Frank Pierson concevait l'adaptation cinématographique comme « un film rempli de sexe et de sang »[11], alors qu'Alan J. Pakula estimait que le concept de justice devait occuper une place centrale dans l'histoire. Il souhaitait également adopter un style visuel qui fasse écho à la narration du roman[11]. En apportant divers changements par rapport au roman, les deux scénaristes ajoutent de nouveaux dialogues et réécrivent la fin[7].
Attribution des rôles
Plusieurs acteurs seront envisagés pour incarner Rusty Sabich. Kevin Costner a refusé le rôle, tandis que la candidature de Robert Redford est rejetée par le producteur Sidney Pollack qui le juge trop âgé pour le personnage[13],[14]. Une fois qu'il a obtenu le poste de réalisateur, Alan J. Pakula propose le rôle à Harrison Ford[9] estimant qu'il possède cette « qualité d'homme ordinaire » qui convenait le mieux au personnage[15]. La participation de l'acteur est officialisée en mars 1989[7]. L'auteur Scott Turow était initialement sceptique quant à ce choix, mais il a finalement changé d'avis après avoir vu quelques films de l'acteur[12]
Pour préparer leurs rôles, les acteurs ont eu accès à des avocats qui ont agi en tant que conseillers auprès de la production[16]. Harrison Ford a notamment assisté à des procès pour meurtre, en compagnie du réalisateur, au Recorder's Court de Détroit et a visionné des vidéos de formation de la Michigan Prosecutors' Association[17]. Greta Scacchi, qui incarne Carolyn Polhemus, a observé Linda Fairstein, cheffe de l'unité chargée des crimes sexuels au bureau du procureur de Manhattan[7],[9]. Raúl Juliá, qui incarne Sandy Stern, a préparé son rôle en rencontrant l'avocat pénaliste Michael Kennedy[9],[18]. Paul Winfield, qui avait fait des démarches pour obtenir le rôle du juge Larren Lyttle après avoir lu le roman et appris que l'adaptation serait réalisée par Alan Pakula[19], a rencontré Bruce M. Wright (en), juge de la Cour suprême de New York[17].
Le film marque par ailleurs les débuts au cinéma de Jeffrey Wright et Joseph Mazzello[20].
Tournage
Le tournage a lieu de juillet à octobre 1989. Il se déroule à Détroit, dans le New Jersey (Newark, Allendale), à New York (Bowling Green, Kaufman Astoria Studios) et ses environs (Tarrytown) ainsi qu'au Canada (Windsor)[21].
Sortie et accueil
Critique
Sur le site d'agrégation de critiques Rotten Tomatoes, le film obtient 86% d'avis favorables, pour 58 critiques. Le consensus suivant résumé les avis collectés : « Grâce à un scénario remarquable, à la mise en scène rigoureuse d'Alan Pakula et à une interprétation saisissante de Harrison Ford, Présumé Innocent est le genre de thriller judiciaire efficace auquel aspirent la plupart des autres films du même genre[22]. » Sur le site Metacritic, qui utilise une moyenne pondérée, le film obtient la note de 72⁄100 pour 26 critiques[23].
Sheila Benson du Los Angeles Times décrit un film « Intelligent, complexe et captivant [...] l'un de ces rares films où tous les acteurs semblent en état de grâce, où les rouages de la mécanique ne se laissent jamais deviner et où, une fois le film terminé, on en rejoue mentalement les subtilités avec un profond sentiment de satisfaction[24]. » Rolling Stone, Peter Travers (en) écrit qu'il s'agit d'un « thriller intelligent, passionné et captivant de bout en bout[25]. » Janet Maslin du New York Times plébiscite la réalisation : « Pakula a réalisé une adaptation cinématographique intense, immersive et d'une richesse exemplaire de l'histoire de M. Turow »[26]. Jonathan Rosenbaum y voit un « drame judiciaire de premier ordre qui vous tiendra en haleine si vous n'avez pas lu le livre ; et même si vous l'avez lu, l'histoire reste remarquablement bien construite »[27]. La critique de Variety salue la performance des acteurs : « Ford, dans un jeu empreint de maturité, de subtilité et de retenue, réussit la prouesse de rendre toute certitude impossible. Bedelia fait preuve d'une maîtrise admirable et Scacchi, sans la moindre trace d'accent européen, se révèle convaincante et séduisante »[28]. Gene Siskel du Chicago Tribune salue également la distribution secondaire : « Raul Julia est excellent dans le rôle de l'avocat de la défense sinistre de Ford. John Spencer, Joe Grifasi, Tom Mardirosian et Sab Shimono sont tous convaincants dans leurs rôles respectifs d'enquêteur, d'homme de main politique, de procureur et de médecin légiste »[29].
Dans Entertainment Weekly, Owen Gleiberman est plus critique envers la mise en scène d'Alan J. Pakula qui « excelle à orchestrer une série d'événements complexe, presque mathématique (son meilleur film reste Les Hommes du président), mais il n'est pas très doué pour créer une atmosphère. Le film aurait gagné à intégrer un peu de cette âpreté des bas-fonds urbains que Sidney Lumet a su insuffler à Contre-enquête[30]. » Dave Kehr, pour le Chicago Tribune, écrit quant à lui « Bien qu'il s'agisse d'un beau film, soigneusement mis en scène et d'une sobriété courageuse, son adaptation à l'écran ne fait qu'accentuer le caractère anecdotique du matériau d'origine, tout en le privant de la seule force stylistique du roman : son narrateur peu fiable »[31].
Box-office
Le film est un succès mondial. Produit pour un budget 23,5 millions de dollars, il en récolte plus de 221 millions au box-office mondial[1]. Il s'agit notamment du 12e meilleur long métrage au box-office annuel nord-américain.
Distinctions principales
(en) Récompenses pour Présumé Innocent sur l’Internet Movie Database
Récompenses
- BMI Film and TV Awards 1991 : prix pour John Williams
Nominations
- Prix Edgar-Allan-Poe 1991 : meilleur film
- Chicago Film Critics Association Awards 1991 : actrice la plus prometteuse pour Greta Scacchi
Commentaires
Différences avec le roman
- Dans le livre, Carolyn Polhemus a un fils nommé Marty. Dans le film, il est remplacé par l'ex-mari de Carolyn. De nombreux personnages du livre ont été également supprimés dans le film : Mme Krapotnik, le docteur Miles Robinson, etc.
- Le film commence lorsque Horgan annonce à Rusty que Carolyn a été assassinée chez elle puis Rusty et Lipranzer entament leur enquête avant d'aller aux obsèques de Carolyn. Le roman commence directement avec les obsèques de Carolyn.
- Dans le film, le gang des Night Saints est rebaptisé le gang des « Zoulous ».
- Le roman tourne beaucoup autour des liens d'amitié entre Raymond Horgan et le juge Larren Lyttle qui ont joué un rôle dans l'affaire. Dans le film, leur amitié est à peine mentionnée.
- Le roman tourne aussi beaucoup autour de la haine que le juge Larren Lyttle et que Tommy Molto éprouvent l'un pour l'autre du fait qu'ils étaient tous les deux attirés par Carolyn Polhemus. Dans le film, ce n'est pas évoqué.
- Dans le film, Rusty découvre à la fin avec choc qui est le coupable, dans le roman il le sait déjà depuis un moment mais a préféré garder le silence.
Continuité et autres adaptations
En 1990, Scott Turow publie le roman Le Poids de la preuve, qui poursuit l'intrigue de son roman. Il est ensuite adapté en mini-série, The Burden of Proof (en), réalisée par Mike Robe et diffusée aux États-Unis en [34]. Elle met en vedette Héctor Elizondo dans le rôle de Sandy Stern et Brian Dennehy dans celui de Dixon Hartnell[35].
Mike Robe réalise ensuite le téléfilm Innocent (en) (2011), adapté du roman du même nom publié en 2010. Bill Pullman y incarne Rusty Sabich, incarné par Harrison Ford dans Présumé Innocent. Désormais juge, Rusty Sabich est accusé du meurtre de sa femme Barbara, vingt ans après avoir été innocenté dans l'affaire de la mort de sa maîtresse.
En 2024, Apple TV+ diffuse une mini-série intitulée Présumé innocent, nouvelle adaptation du roman. Jake Gyllenhaal y incarne cette fois Rusty Sabich[36],[37]