Pseudo-koguryŏ
From Wikipedia, the free encyclopedia
| Pseudo-koguryŏ | |
| Période | Possiblement Ier siècle avant J.-C. à VIIe siècle après J.-C. |
|---|---|
| Pays | Goguryeo |
| Région | Anciennement centre de la Corée |
| Classification par famille | |
|
|
| Carte | |
Carte des langues japoniques péninsulaires entre le Ier siècle avant J.-C. et le VIIe siècle après J.-C. environ. | |
| modifier |
|
Le pseudo-koguryŏ (aussi appelé pré-koguryŏ ou vieux pseudo-koguryŏ[1],[2]) est le nom donné par le linguiste Alexander Vovin à une ancienne langue hypothétique non attestée du centre de la Corée[3].
Christopher Beckwith (2004) revendique que les toponymes d'origine japonique du Samguk Sagi au centre de la Corée représentent la langue du royaume de Goguryeo[4], elle-même apparentée aux langues japoniques dans une famille de langues japono-koguryeoïque[5].
Alexander Vovin (2013), qui est opposé à cette théorie, argue que lesdits toponymes représentent en fait la langue des peuples que Goguryeo a conquis, et non la langue de Goguryeo lui-même. Il nomme cette langue "pré-koguryŏ", ce qui signifie qu'il s'agit de la langue parlée avant celle de Goguryeo (Koguryŏ en romanisation McCune-Reischauer). Il considère par ailleurs que le goguryeoan est une langue coréanique, dont des inscriptions et des emprunts dans le jurchen, le mandchou et le khitan (des langues voisines) soutiennent cette hypothèse[6]. Vovin (2017) utilise plus tard le terme "pseudo-koguryŏ" (ce qui signifie "faux" koguryŏ, idée qui représente le fait que ces toponymes ne reflètent pas la langue de Goguryeo)[7],[8],[9],[10],[11],[12].
Classification
Ainsi, selon Vovin, le pseudo-koguryŏ est une des langues japoniques péninsulaires, c'est-à-dire une langue du groupe de locuteurs japoniques qui seraient restés sur la péninsule de Corée, contrairement aux japoniques insulaires, qui se sont établis sur Kyūshū suivant la culture Yayoï[13],[14]. Il s'agirait d'une langue très proche du proto-japonique[15].
Vovin note que les toponymes sont principalement concentrés dans la région du bassin du fleuve Hangang, appartenant précédemment à Baekje, puis annexé par Goguryeo. De plus, le pseudo-koguryŏ ressemble énormément au paekche japonique, il en conclut donc qu'une telle différenciation est peut-être artificielle[16].
Cette langue aurait été responsable d'un substrat en coréen[17].
Sean Kim suggère que les langues japoniques insulaires et péninsulaires se seraient séparées vers le VIIIe – VIIe siècle av. J.-C. Il suggère aussi que le pseudo-koguryŏ se serait différencié des autres langues japoniques péninsulaires vers le IIe – IIIe siècle. Le pseudo-koguryŏ se serait éteint, assimilé aux langues coréaniques, au VIIe siècle[18].