Ptyx

hapax dans un sonnet de Mallarmé From Wikipedia, the free encyclopedia

Ptyx est un mot de sens inconnu employé par Stéphane Mallarmé dans le poème Sonnet allégorique de lui-même, appelé aussi, dans une autre version, Sonnet en X, publié dans le recueil Vers et prose : morceaux choisis[1].

Ce terme n'apparaît qu'une seule fois dans l'œuvre de Mallarmé. À ce titre, il est souvent mentionné comme exemple d'hapax.

Les commentateurs en ont longtemps cherché le sens avant la découverte, dans la correspondance du poète, d'un texte qui résout la question :

« Enfin, comme il se pourrait toutefois que, rythmé par le hamac, […] je fisse un sonnet, et que je n'ai que trois rimes en ix, concertez-vous pour m'envoyer le sens réel du mot ptyx, ou m'assurer qu'il n'existe dans aucune langue, ce que je préférerais de beaucoup afin de me donner le charme de le créer par la magie de la rime. […] je vous en supplie avec l'impatience « d'un poëte en quête d'une rime »

 Stéphane Mallarmé[2]

Cependant, le mot Ptyx apparaît en 1859 dans le poème Le Satyre de Victor Hugo comme le nom propre d’une colline de Rome, le Janicule[3],[4], et, selon Jean-Claude Milner, le nom commun ptyx figure dans « le dictionnaire grec de Planche que Mallarmé pouvait utiliser » avec les sens « coquillage », « pli », « feuillet »[4].

Notes et références

Voir aussi

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