Publication en fascicules
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Une publication en fascicules est une publication écrite diffusée sous forme de série de fascicules paraissant régulièrement, à la manière d'un magazine. Ces numéros paraissent généralement chaque semaine, toutes les deux semaines ou chaque mois, et l'ensemble constitue souvent un ouvrage de référence sur un sujet particulier.

Une série en fascicules est publiées pendant une durée déterminée à l'avance, contrairement aux publications périodiques. Généralement, elle couvre un domaine d'intérêt spécifique, tel que le sport, les loisirs ou les centres d'intérêt des enfants, et elle est vendues chez les marchands de journaux ou par abonnement, et non en librairie. Une publication en fascicules bénéficie le plus souvent d'une importante campagne publicitaire télévisée lors de sont lancement[1].
Parmi les évolutions récentes, les fascicules incluent souvent un objet avec chaque numéro, permettant de constituer au fil du temps une collection complète, ou un objet à monter. Par exemple, une série sur l'art peut inclure un pinceau ou un tube de peinture dans chaque fascicule, dont l'ensemble forme un coffret de peinture complet. Une série sur les dinosaures peut inclure une réplique d'ossement dans chaque numéro, permettant de construire un squelette complet à la fin de la série, etc. En Europe, les fascicules avec modèles de collection sont extrêmement populaires ; de nombreuses publications proposent des figurines de personnages ou des véhicules miniatures, comme par exemple la collection de voitures de James Bond.
De plus, les publications à fascicules ont parfois servi à créer des ouvrages de référence reliés et des encyclopédies, comme par exemple l'encyclopédie jeunesse Tout l'Univers diffusée en France entre les années 1960 et 1980.
Histoire
Avant l'invention de l'imprimerie, le système à peciae était utilisé dans les villes universitaires européennes. Les livres étaient divisés en sections appelées peciae. Les étudiants ou d'autres personnes pouvaient louer ces sections et les recopier à la main, de sorte que plusieurs personnes pouvaient travailler simultanément à la copie d'un même livre.
Avec l'avènement de l'imprimerie, la publication sérielle s'est généralisée. Entre 1728 et 1732, la traduction anglaise de l'ouvrage de Paul de Rapin, L'Histoire d'Angleterre, par Nicolas Tindal, fut publiée par un imprimeur londonien en fascicules mensuels. Un imprimeur concurrent tenta alors de rivaliser en vendant une autre traduction du même ouvrage en fascicules hebdomadaires à six pences[2]. À l'époque, l'impression d'un livre était un processus long : chaque section était imprimée successivement jusqu'à l'achèvement de l'ouvrage ; les sections étaient ensuite assemblées et le tirage pouvait être vendu. La possibilité de vendre les sections individuellement dès leur impression permettait à l'imprimeur de percevoir un revenu régulier pendant la production du livre et, potentiellement, d'accroître les ventes en s'adressant à un public qui ne pouvait pas se permettre d'acheter l'ouvrage complet.
Au XIXe siècle, nombre de romans de Charles Dickens furent d'abord publiés en fascicules, comme Les Papiers posthumes du Pickwick Club en 19 parties entre 1836 et 1837 ou Le Magasin d'antiquités en 88 parties hebdomadaires entre avril 1840 et novembre 1841.
Au milieu du XXe siècle, des encyclopédies furent publiées en fascicules, mais aussi des ouvrages pratiques comme des livres de cuisine, de jardinage, ou de réparation automobile.
Critiques
Les collections à fascicules, notamment celles qui contiennent des pièces pour la construction de maquettes ou d'objets de collection similaires de faible valeur individuelle, sont souvent critiquées pour le prix exorbitant de leurs produits terminés.