Pujo

commune française du département des Hautes-Pyrénées From Wikipedia, the free encyclopedia

Pujo est une commune française située dans le nord du département des Hautes-Pyrénées, en région Occitanie.

Faits en bref Administration, Pays ...
Pujo
Pujo
Paysage dans les environs du village de Pujo
Blason de Pujo
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Hautes-Pyrénées
Arrondissement Tarbes
Intercommunalité Communauté de communes Adour Madiran
Maire
Mandat
Pascale Labedens
2020-2026
Code postal 65500
Code commune 65372
Démographie
Gentilé Pujolais
Population
municipale
671 hab. (2023 en évolution de +5,5 % par rapport à 2017)
Densité 127 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 20′ 55″ nord, 0° 04′ 00″ est
Altitude Min. 230 m
Max. 246 m
Superficie 5,28 km2
Type Commune rurale à habitat dispersé
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Tarbes
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Vic-en-Bigorre
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Pujo
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Pujo
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Pujo
Liens
Site web Site officiel
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    Sur le plan historique et culturel, la commune est dans l’ancien comté de Bigorre, comté historique des Pyrénées françaises et de Gascogne. Exposée à un climat océanique altéré, elle est drainée par l'Échez, le canal du Moulin, le ruisseau de la Poutge, le ruisseau de Lascrabères et par un autre cours d'eau. La commune possède un patrimoine naturel remarquable composé d'une zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique.

    Pujo est une commune rurale qui compte 671 habitants en 2023. Elle fait partie de l'aire d'attraction de Tarbes. Ses habitants sont appelés les Pujolais ou Pujolaises.

    Géographie

    Localisation

    La commune de Pujo se trouve dans le département des Hautes-Pyrénées, en région Occitanie[I 1].

    Elle se situe à 13 km à vol d'oiseau de Tarbes[1], préfecture du département, et à km de Vic-en-Bigorre[2], bureau centralisateur du canton de Vic-en-Bigorre dont dépend la commune depuis 2015 pour les élections départementales[I 1]. La commune fait en outre partie du bassin de vie de Vic-en-Bigorre[I 1].

    Les communes les plus proches[Note 1] sont[3] : Camalès (1,5 km), Villenave-près-Marsac (2,5 km), Marsac (2,8 km), Talazac (2,8 km), Ugnouas (2,8 km), Bazillac (2,9 km), Andrest (3,5 km), Saint-Lézer (3,6 km).

    Sur le plan historique et culturel, Pujo fait partie de l’ancien comté de Bigorre, comté historique des Pyrénées françaises et de Gascogne créé au IXe siècle puis rattaché au domaine royal en 1302, inclus ensuite au comté de Foix en 1425 puis une nouvelle fois rattaché au royaume de France en 1607. La commune est dans le pays de Tarbes et de la Haute Bigorre[4].

    Représentations cartographiques de la commune
    Carte OpenStreetMap
    Carte topographique

    Hydrographie

    La commune est dans le bassin de l'Adour, au sein du bassin hydrographique Adour-Garonne[6]. Elle est drainée par l'Échez, le canal du Moulin, le ruisseau de la Poutge, le ruisseau de Lascrabères et par un petit cours d'eau, constituant un réseau hydrographique de km de longueur totale[7],[Carte 1].

    L'Échez, d'une longueur totale de 64,1 km, prend sa source dans la commune de Germs-sur-l'Oussouet et s'écoule vers le nord. Il traverse la commune et se jette dans l'Adour à Maubourguet, après avoir traversé 26 communes[8].

    Le canal du Moulin, d'une longueur totale de 12,5 km, prend sa source dans la commune d'Oursbelille et s'écoule vers le nord. Il traverse la commune et se jette dans l'Échez à Vic-en-Bigorre, après avoir traversé 5 communes[9].

    Climat

    Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[10]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[11]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est dans une zone de transition entre le climat océanique altéré et le climat de montagne ou de marges de montagne[12] et est dans la région climatique Aquitaine, Gascogne, caractérisée par une pluviométrie abondante au printemps, modérée en automne, un faible ensoleillement au printemps, un été chaud (19,5 °C), des vents faibles, des brouillards fréquents en automne et en hiver et des orages fréquents en été (15 à 20 jours)[13]. Elle est en outre dans la zone H2c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[14],[15].

    Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 12,9 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 14,5 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 051 mm, avec 10,2 jours de précipitations en janvier et 7,5 jours en juillet[10]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Vic-en-Bigorre à 4 km à vol d'oiseau[16], est de 13,1 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 937,3 mm[17],[18]. La température maximale relevée sur cette station est de 41,1 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −12 °C, atteinte le [Note 2].

    Milieux naturels et biodiversité

    Carte de la ZNIEFF de type 1 localisée sur la commune.

    L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire. Une ZNIEFF de type 1[Note 3] est recensée sur la commune[19] : le « réseau hydrographique de l'Échez » (392 ha), couvrant 26 communes dont trois dans les Pyrénées-Atlantiques et 23 dans les Hautes-Pyrénées[20].

    Urbanisme

    Typologie

    Au , Pujo est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[I 2]. Elle est située hors unité urbaine[I 1]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Tarbes, dont elle est une commune de la couronne[Note 4],[I 1]. Cette aire, qui regroupe 153 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[I 3],[I 4].

    Occupation des sols

    L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (86,1 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (90,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (79,9 %), zones urbanisées (11,1 %), zones agricoles hétérogènes (6,1 %), forêts (2,8 %)[21].

    L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

    Logement

    En 2012, le nombre total de logements dans la commune est de 268[I 5].
    Parmi ces logements, 89,2 % sont des résidences principales, 6,0 % des résidences secondaires et 4,8 % des logements vacants.

    Voies de communication et transports

    Passage à niveau ligne de Morcenx à Bagnères-de-Bigorre.

    Cette commune est desservie par la route départementale D935 et par les routes départementales D53 et D835.

    Risques majeurs

    Le territoire de la commune de Pujo est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), inondations, mouvements de terrains et séisme (sismicité modérée). Il est également exposé à un risque technologique, le transport de matières dangereuses[22]. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle[23].

    Risques naturels

    Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d’être affectées par le risque d’inondation par débordement de cours d'eau, notamment l'Échez et le canal du Moulin. La cartographie des zones inondables en ex-Midi-Pyrénées réalisée dans le cadre du XIe Contrat de plan État-région, visant à informer les citoyens et les décideurs sur le risque d’inondation, est accessible sur le site de la DREAL Occitanie[24]. La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1982, 1999, 2000, 2009 et 2019[25],[22].

    Pujo est exposée au risque de feu de forêt. Un plan départemental de protection des forêts contre les incendies a été approuvé par arrêté préfectoral le pour la période 2020-2029. Le précédent couvrait la période 2007-2017. L’emploi du feu est régi par deux types de réglementations. D’abord le code forestier et l’arrêté préfectoral du , qui réglementent l’emploi du feu à moins de 200 m des espaces naturels combustibles sur l’ensemble du département. Ensuite celle établie dans le cadre de la lutte contre la pollution de l’air, qui interdit le brûlage des déchets verts des particuliers. L’écobuage est quant à lui réglementé dans le cadre de commissions locales d’écobuage (CLE)[26]

    Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux de Pujo.

    Les mouvements de terrains susceptibles de se produire sur la commune sont des tassements différentiels[27].

    Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. La totalité de la commune est en aléa moyen ou fort (44,5 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les 284 bâtiments dénombrés sur la commune en 2019, 284 sont en aléa moyen ou fort, soit 100 %, à comparer aux 75 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM[28],[Carte 3].

    Par ailleurs, afin de mieux appréhender le risque d’affaissement de terrain, l'inventaire national des cavités souterraines permet de localiser celles situées sur la commune[29].

    Concernant les mouvements de terrains, la commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par des mouvements de terrain en 1999[22].

    Risque technologique

    Le risque de transport de matières dangereuses sur la commune est lié à sa traversée par une ligne de chemin de fer et une canalisation de transport d'hydrocarbures. Un accident se produisant sur de telles infrastructures est susceptible d’avoir des effets graves sur les biens, les personnes ou l'environnement, selon la nature du matériau transporté. Des dispositions d’urbanisme peuvent être préconisées en conséquence[30].

    Toponymie

    Extrait de la carte de Cassini (entre 1756 et 1789) situant Pujo au sud de Vic-en-Bigorre.

    On trouvera les principales informations dans le Dictionnaire toponymique des communes des Hautes-Pyrénées de Michel Grosclaude et Jean-François Le Nail[31] qui rapporte les dénominations historiques du village :

    Dénominations historiques :

    Étymologie : du gascon pujòu (= petite hauteur ; latin podium et suffixe dim. olum).

    Nom occitan : Pujòu.

    Histoire

    Le travail à ferrer.

    Cadastre napoléonien de Pujo

    Le plan cadastral napoléonien de Pujo est consultable sur le site des archives départementales des Hautes-Pyrénées[32].

    Politique et administration

    La mairie en 2017.
    La Poste en 2017.

    Liste des maires

    Davantage d’informations Période, Identité ...
    Liste des maires successifs
    Période Identité Étiquette Qualité
    Les données manquantes sont à compléter.
             
    1959 mars 1995 André Daveran    
    mars 1995 mars 2008 Michel Claverie    
    mars 2008 mars 2020 Françoise Lerda    
    mars 2020[33] en cours Pascale Labedens DVG Cadre Fonction publique d'Etat, suppléante du député Denis Fégné
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    Rattachements administratifs et électoraux

    Historique administratif

    Pays et sénéchaussée de Bigorre, quarteron de Vic, canton de Vic-en-Bigorre (1790)[34].

    Intercommunalité

    Pujo appartient à la communauté de communes Adour Madiran créée en qui a la particularité de réunir 72 communes de Bigorre et Béarn.

    Services publics

    La commune de Pujo dispose d'une agence postale.

    Population et société

    Démographie

    Évolution démographique

    Davantage d’informations - ...
    L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[36]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[37]. En 2023, la commune comptait 671 habitants[Note 5], en évolution de +5,5 % par rapport à 2017 (Hautes-Pyrénées : +1,23 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
    Évolution de la population  [modifier]
    1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
    366441450463605585600582582
    1856 1861 1866 1876 1881 1886 1891 1896 1901
    607608579593566527518513511
    1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
    508511442442467447414453488
    1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010 2015
    518535520585579596603616635
    2020 2023 - - - - - - -
    649671-------
    De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
    (Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[38] puis Insee à partir de 2006[39].)
    Histogramme de l'évolution démographique
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    L’école élémentaire en 2017.

    Enseignement

    L'aire de jeux.

    La commune dépend de l'académie de Toulouse. Elle dispose d’une école en 2017[40].

    Manifestations culturelles et festivités

    Les fêtes locales du village se déroulent le premier week-end de décembre.

    Santé

    La commune bénéficie d'un kinésithérapeute

    Sports

    Le fronton.

    Médias

    Cultes

    Économie

    Revenus

    En 2018, la commune compte 240 ménages fiscaux[Note 6], regroupant 603 personnes. La médiane du revenu disponible par unité de consommation est de 20 520 [I 6] (20 420  dans le département[I 7]).

    Emploi

    Taux de chômage
    200820132018
    Commune[I 8]10,5 %9,6 %6,7 %
    Département[I 9]7,7 %9,4 %9,8 %
    France entière[I 10]8,3 %10 %10 %

    En 2018, la population âgée de 15 à 64 ans s'élève à 366 personnes, parmi lesquelles on compte 76,3 % d'actifs (69,6 % ayant un emploi et 6,7 % de chômeurs) et 23,7 % d'inactifs[Note 7],[I 8]. En 2018, le taux de chômage communal (au sens du recensement) des 15-64 ans est inférieur à celui de la France et du département, alors qu'en 2008 la situation était inverse.

    La commune fait partie de la couronne de l'aire d'attraction de Tarbes, du fait qu'au moins 15 % des actifs travaillent dans le pôle[Carte 4],[I 11]. Elle compte 85 emplois en 2018, contre 85 en 2013 et 92 en 2008. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la commune est de 262, soit un indicateur de concentration d'emploi de 32,5 % et un taux d'activité parmi les 15 ans ou plus de 55,5 %[I 12].

    Sur ces 262 actifs de 15 ans ou plus ayant un emploi, 47 travaillent dans la commune, soit 18 % des habitants[I 13]. Pour se rendre au travail, 91,8 % des habitants utilisent un véhicule personnel ou de fonction à quatre roues, 1,1 % les transports en commun, 2,6 % s'y rendent en deux-roues, à vélo ou à pied et 4,5 % n'ont pas besoin de transport (travail au domicile)[I 14].

    Culture locale et patrimoine

    L'église Saint-Nicolas en 2017.
    Le lavoir en 2017.

    Lieux et monuments

    Personnalités liées à la commune

    Héraldique

    Blason Blasonnement :
    Parti : au premier de gueules au mont cousu de sinople sommé d'une tour donjonnée d'argent maçonnée de sable, au second d'azur au chevron d'or accompagné de trois croissants d'argent.

    Voir aussi

    Le monument aux morts municipal œuvre de Martial Caumont.

    Bibliographie

    Articles connexes

    Liens externes

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    Notes et références

    Related Articles

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