Puy de la Poix
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Le puy de la Poix (Puei de la Peja en occitan[1]) est une curiosité géologique située sur la commune de Clermont-Ferrand en France où du bitume remonte à la surface par cheminée volcanique pépéritique.

(cliquer sur la photo pour l'agrandir)
Le puy de la Poix est situé à l'extrémité est du territoire de Clermont-Ferrand, entre l'autoroute A71 (350 m à l'ouest) et les pistes de l'aéroport de Clermont-Ferrand-Auvergne (250 m au nord-est), non loin de la sortie autoroutière « Le Brézet » (45° 46′ 54″ N, 3° 08′ 49″ E). L'endroit est accessible par la rue Élisée-Reclus (route départementale D772) ou le chemin de Praslong. Le site est la propriété de la ville de Clermont-Ferrand[2].
Histoire

La présence d’un menhir en granit témoigne de l’occupation du site dès l’âge du bronze. Un tel granit venant de Royat, le menhir a du être tracté sur plusieurs kilomètres pour être érigé près de la source[3].
La source aurait été exploitée à l’époque gallo-romaine pour étancher les bateaux (Pont-du-Château, longtemps le port fluvial de Clermont sur l'Allier, se trouve à 8 km à l'est). Un château du nom occitan de Chastel Graissant était présent à côté de la source au Moyen Âge, et ce dès le XIIe siècle[4].

La source est mentionnée sur une carte de 1560. Lors de son grand tour de France, le roi Charles IX de passage dans la région au printemps 1566, sur la route pour voir son ami et chancelier de France Michel de L'Hospital, aurait demandé à voir le Puy de la Poix[5]. Aux XVIIIe et XIXe siècles, la source bitumeuse fut un des attraits touristiques majeurs de Clermont-Ferrand[2]. Elle figure en 1662 sur la carte de l'Atlas Major du cartographe néerlandais Johannes Blaeu (sous le nom de Collis Bituminosus)[3]. Elle semble alors ne plus avoir eu d'usage sauf pendant un temps pour marquer les moutons. Une ferme fut construite au sommet de la butte et abandonnée dans les années 1960 après que les locataires eurent provoqué une explosion en chauffant de la poix pour aplanir le sol de la porcherie[6]. La source fut alors laissée à l'abandon. Alors qu'elle figurait sur les cartes d'état-major jusque dans les années 1930, elle ne figurait, au XXe et au début du XXIe siècle, ni sur les cartes du Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM), ni sur les cartes IGN[5] — elle apparaît sur ces dernières aujourd'hui.
En 2009, une convention de gestion, entre la ville de Clermont-Ferrand, propriétaire du site, et le Conservatoire d'espaces naturels d'Auvergne est signée[2] et en de cette année, le site fut nettoyé et débroussaillé, puis de nouveau en et en 2012 un petit sentier avec panneau d'information et des bornes en lave émaillée marquant trois étapes (source, ferme et menhir) furent installés[2].
