Pierre de Donadieu
militaire français
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Pierre de Donadieu, sieur de Picheri (ou de Puchairie, Puicharic)[1] (Puysséguier : vers 1560 - Pouygues-les-Eaux : le ) est un noble militaire français, sénéchal d'Anjou et gouverneur du château d'Angers pendant les Guerres de religion, comte engagiste de Beaufort en 1589.
| Sénéchal de l'Anjou |
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Militaire |
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Biographie
D'une noble famille de Gascogne, fils de Jean de Donadieu[1] et de Madeleine de Hautpoul (tous les deux Narbonnais), il est le frère aîné de François de Donadieu, abbé commendataire de Bellebranche et évêque d'Auxerre puis de Comminges ; et de François dit « Jean », abbé de Saint-Hilaire (actuelle Aude) puis évêque de Saint-Papoul.
Il devient l'un des 45 gardes personnels du roi Henri III[1].
Le , il est nommé par Henri III capitaine du château d'Angers[1].
Pierre combat les ligueurs avec énergie. Il résiste aux tentations du comte de Brissac qui a envahi la ville, et aux attaques du château par les habitants d'Angers[1]. Ses garnisons délogent les fiefs tenus par les ligueurs. Le manoir de la Gachetière situé à Saint-Jean-des-Mauvrets est utilisé par les troupes de Puychari pour combattre les ligueurs.[réf. nécessaire]
Face à la menace des extrémistes catholiques, Henri III ordonne à Puychari de démolir et raser le château d'Angers afin qu'il ne soit pas utilisé comme point d'appui contre lui. Donadieu de Picheri fait traîner les travaux de démolition, les tours sont décoiffées et le couronnement démonté. À la fin des luttes religieuses, Picheri transforme le château en le modernisant pour l'adapter aux nouvelles armes et aux canons et utilise les déblais de démolition pour transformer les courtines en terrasse d'artillerie.[réf. nécessaire]
En 1593, il est nommé lieutenant du gouverneur d'Anjou le sieur de La Rochepot, et est fait chevalier de l'ordre de Saint-Michel par le roi pour sa fidélité et son efficacité.[réf. nécessaire]
Le siège de l'évêché d'Auxerre étant vacant depuis la mort de Jacques Amyot en , en 1594 Henri IV y nomme François-Jean, le plus jeune frère de Pierre et abbé de Saint-Hilaire dans l'Aude[1] ; mais François-Jean refuse car son frère aîné Pierre veut prélever sur ce bénéfice 4 000 livres de rentes avec l'agrément du roi - et aussi parce qu'il est informé des énormes réparations à effectuer notamment sur le château de Régennes et sur celui de Varzy, tous deux appartenant à l'évêché[2].
