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Saint-Jean-des-Mauvrets

ancienne commune française du département de Maine-et-Loire From Wikipedia, the free encyclopedia

Saint-Jean-des-Mauvrets est une ancienne commune française située dans le département de Maine-et-Loire, en région Pays de la Loire.

Faits en bref Administration, Pays ...
Saint-Jean-des-Mauvrets
Saint-Jean-des-Mauvrets
Mairie de Saint-Jean-des-Mauvrets.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Maine-et-Loire
Arrondissement Angers
Commune Les Garennes sur Loire
Statut commune déléguée
Maire délégué
Mandat
Christian Carmet
2026-2032
Code postal 49320
Code commune 49290
Démographie
Gentilé Malvrétois
Population 1 770 hab. (2014 en évolution de +2,37 % par rapport à 2008)
Densité 139 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 23′ 57″ nord, 0° 26′ 52″ ouest
Altitude 32 m
Min. 16 m
Max. 81 m
Superficie 12,76 km2
Élections
Départementales Les Ponts-de-Cé
Historique
Fusion
Intégrée à Les Garennes sur Loire
Localisation
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Saint-Jean-des-Mauvrets
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Saint-Jean-des-Mauvrets
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Depuis le , elle forme avec Juigné-sur-Loire la commune nouvelle des Garennes sur Loire[1].

Géographie

Commune du Nord Saumurois, Saint-Jean-des-Mauvrets est un petit village d'Anjou situé sur la rive gauche de la Loire[2]. Il y réside plus de 1 700 habitants sur une surface de 1 276 hectares. Village agricole et surtout viticole, il ressent depuis plusieurs années l'influence croissante d'Angers, préfecture du département, qui se situe à moins de 20 km.

Sa grande superficie offre au village des paysages variés : le bourg important, construit en ardoise, tout en longueur, le long de la départementale 751, 70 ha de bois (le bois d'Angers, le bois de l'Eclanchau, le bois de Saint-Jean, ou encore les Garennes), près de 200 hectares de prés et 300 hectares de vignes. Saint-Jean-des-Mauvrets a également une riche histoire et possède plusieurs édifices intéressants sur son territoire.

Toponymie

Durant la Révolution, la commune porte le nom de Les Mauvrets[3].

Histoire

Le premier document manuscrit où figure le nom latinisé de la paroisse, De Parte Malvereti[4] « du côté de la mauveraie », date de 1040. Il désigne un lieu dans la vallée, au bas de la colline de Saint-Saturnin. Le chapitre de Toussaint d'Angers y établit après 1149, date où l'évêque Ulger lui fait don, un prieuré-curé, près du château-fort, fief de la famille des Châteaubriant jusqu'au XVIIe siècle. Jusqu'à cette même époque, la paroisse englobe La Daguenière sur l'autre rive. Elle comporte une enclave, à l'ouest, la Chapelle Saint-Almand (première mention en 1081). Jusqu'au XVIIe siècle, le temporel de cette chapelle appartient en propre à l'évêque d'Angers. Il y possède une résidence, le manoir des Salles, où il rend la justice. Le fort de Mécrin, sur le chemin de Brissac, protège les habitations.

Jusqu'à la Révolution, les seigneurs de Saint-Jean-des-Mauvrets et de Saint-Almand se prévalent chacun des revenus de ces deux villages distincts, séparés par le ruisseau de Saint-Almand. La vie des habitants (200 feux en 1688) s'oriente, ici, vers les terres de la vallée. Elle est rythmée par les inondations du fleuve capricieux : il engloutit au XVIIe siècle les prairies et les forêts qui s'étendaient au-delà de Belle-île. C'est en 1869 seulement qu'une levée syndicale fixe le lit fluvial.

Le plateau, orienté vers l'Aubance, comporte, lui, jusqu'au remembrement de 1955, un parcellaire très morcelé où alternent les blés, les pâturages et les vignes entrecoupées de bosquets. Le revenu en profite à des hobereaux, par la fertilité du terroir, des espaces giboyeux et le rapport de la meunerie, ils fondent de petits fiefs dans le cadre de la seigneurie. Ce mouvement s'affirme à partir du XVe siècle. Ainsi, entre Saint-Almand et Saint-Jean, s'édifient les manoirs de la Gâchetière et du Moleton, et tournés vers l'Aubance, ceux de Versillé, du Grand-Beaumont et d'Avrillé, pendant que Mécrin devient un puissant hôtel fortifié. Victimes à la fin du XVIIe siècle des échauffourées entre Ligueurs et troupes royales, ces domaines retrouveront au XVIIe siècle une nouvelle jeunesse.

Plus que l'effet de la Révolution, c'est le jeu des puissances locales qui amene le changement dans Saint-Jean-des-Mauvrets. En particulier la démolition de l'ancienne église du vieux-Bourg, souhaitée par le propriétaire du château, entraîne le déplacement de l'ancien centre vers Les Places, au sud-ouest. Là furent construits en 1862 la nouvelle église ainsi qu'un presbytère, qui deviendra l'actuelle mairie en 1908. Avec l'apparition de nombreuses boutiques le long de la route d'Angers à Saumur, naît un village-rue, à l'écart du Vieux-Bourg, isolé encore davantage à partir de 1875, quand la gare de Buchêne, sur la ligne d'Angers à Montreuil-Bellay, rend caduque la navigation sur la Loire. Parallèlement, la disparition du bocage modifie le paysage de Saint-Jean-des-Mauvrets, voué aux grands espaces viticoles.

Au début du XXIe siècle, la tendance est de sauvegarder le patrimoine architectural de la commune, au sein d'un vignoble renommé, encadré d'espaces naturels où flore et faune sauvages trouvent refuge dans le cadre du plan Natura 2000.

Saint-Jean-des-Mauvrets fusionne en avec Juigné-sur-Loire, créant la commune nouvelle des Garennes sur Loire[1].

Politique et administration

Administration municipale

Administration actuelle

Depuis le , Saint-Jean-des-Mauvrets constitue une commune déléguée au sein de la commune nouvelle des Garennes sur Loire et dispose d'un maire délégué[1].

Davantage d’informations Période, Identité ...
Liste des maires délégués successifs
Période Identité Étiquette Qualité
décembre 2016 juin 2020 Sylvie Hervé[5]    
juin 2020 mars 2026 Joël Lézé[6],[7]    
mars 2026 en cours
(au 23 mars 2026)
Christian Carmet[8]    
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Administration ancienne

Davantage d’informations Période, Identité ...
Liste des maires successifs[9]
Période Identité Étiquette Qualité
1790 1791 René Viau    
1793   Louis-François Serreau    
an III   François Baudrier    
an IV   Pierre-Jacques Rottier   agent municipal puis maire
2 janvier 1808   Louis-Anselme-François Pasqueraye du Rouzay    
7 avril 1815   Pierre-Jacques Rottier    
15 juillet 1816 12 septembre 1830
(démission)
Louis-Anselme Pasqueraye du Rouzay    
15 septembre 1830   Mercier des Loges    
1832 (démission) Urbain Urseau    
24 mars 1834   Jean Rozé-Vetault    
1840 (démission) Lebreton    
4 septembre 1841 3 janvier 1856
(démission)
Toussaint Voisin    
10 février 1857 1870 Pierre-Eugène Lebreton    
1870 1894 Auguste Dioneau    
1894 1896 Louis Hamon    
1896 1904 Jean-Jacques Morât-Château    
1904 1908 Édouard Gallais    
1908 1919 Jean-Jacques Morât-Château    
1919 1929 Émile Lebreton    
1929 1945 Fulbert Brunet    
mai 1945 mars 1959 Émile Lebreton    
mars 1959 mars 1971 François Barré    
mars 1971 mars 1989 Jean Humeau    
mars 1989 mars 2001 Joseph Galisson    
mars 2001 mars 2008 Gérard Schwartz[10]    
mars 2008 mars 2014 François Pelletier[11]    
mars 2014 décembre 2016 Sylvie Hervé[12]    
Les données manquantes sont à compléter.
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Ancienne situation administrative

La commune est membre jusqu'en 2016 de la communauté de communes Loire Aubance[13], elle-même membre du syndicat mixte Pays Loire-Angers.

Population et société

Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[14]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[15].

En 2014, la commune comptait 1 770 habitants[Note 1], en évolution de +2,37 % par rapport à 2008 (Maine-et-Loire : +2,49 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 1521 1521 1891 1871 1571 1761 1321 1451 139
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 1401 1991 0811 0951 0579721 006921886
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
848826769711719743758820836
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2013
8548529611 1521 3081 4501 6661 7291 751
Davantage d’informations - ...
2014 - - - - - - - -
1 770--------
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De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2006[16].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (17,4 %) est en effet inférieur au taux national (21,8 %) et au taux départemental (21,4 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (51 % contre 48,7 % au niveau national et 48,9 % au niveau départemental).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2008, la suivante :

  • 51 % d'hommes (0 à 14 ans = 24 %, 15 à 29 ans = 15,7 %, 30 à 44 ans = 21,2 %, 45 à 59 ans = 22,7 %, plus de 60 ans = 16,4 %) ;
  • 49 % de femmes (0 à 14 ans = 21 %, 15 à 29 ans = 14,4 %, 30 à 44 ans = 22,8 %, 45 à 59 ans = 23,6 %, plus de 60 ans = 18,3 %).
Davantage d’informations Hommes, Classe d’âge ...
Pyramide des âges à Saint-Jean-des-Mauvrets en 2008 en pourcentage[17]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,1
90  ans ou +
0,4
4,3
75 à 89 ans
4,5
12,0
60 à 74 ans
13,4
22,7
45 à 59 ans
23,6
21,2
30 à 44 ans
22,8
15,7
15 à 29 ans
14,4
24,0
0 à 14 ans
21,0
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Davantage d’informations Hommes, Classe d’âge ...
Pyramide des âges du département de Maine-et-Loire en 2008 en pourcentage[18].
HommesClasse d’âgeFemmes
0,4
90  ans ou +
1,1
6,3
75 à 89 ans
9,5
12,1
60 à 74 ans
13,1
20,0
45 à 59 ans
19,4
20,3
30 à 44 ans
19,3
20,2
15 à 29 ans
18,9
20,7
0 à 14 ans
18,7
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Vie locale

Associations : golf, USPL badminton, USPL tennis de table, USPL tennis, USPL football, USPL basket, PULMA, Les pédaleurs de l'Aubance, OGEC, Génération dynamique, club du 3e âge, cercle de la Paix, amicale scolaire, amicale Laïque, CÉPAJE (association du Patrimoine).

Économie

Sur 110 établissements présents sur la commune à fin 2010, 15 % relèvent du secteur de l'agriculture (pour une moyenne de 17 % sur le département), 5 % du secteur de l'industrie, 11 % du secteur de la construction, 57 % de celui du commerce et des services et 13 % du secteur de l'administration et de la santé[19].

Culture locale et patrimoine

Lieux et monuments

Personnalités liées à la commune

  • Louis-Anselme-François Pasqueraye du Rouzay (1765-1839), officier français, écuyer, et émigré en 1789, maire de la commune au début du XIXe siècle et propriétaire du château de Saint-Jean.
  • Eusèbe Biotteau (1898-1990), vigneron propriétaire du Château d'Avrillé, au lieu-dit L'Homois, y est décédé.

Voir aussi

Bibliographie

  • Célestin Port (édition révisée par André Sarazin et Pascal Tellier), Dictionnaire historique, géographique et biographique de Maine-et-Loire et de l'ancienne province d'Anjou : S-Z, t. 4, Angers, H. Siraudeau et Cie, , 2e éd. (1re éd. 1878) (BNF 35857376), p. 116-120.

Articles connexes

Liens externes

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Notes et références

Related Articles

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