Pédagogie cybernétique
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La pédagogie cybernétique est une méthode d'apprentissage mettant l'accent sur les mécanismes permettant de conserver l'information en utilisant le plein potentiel des machines.
Le terme cybernétique peut se définir comme étant une « science de la communication et de la régulation » des êtres vivants ou des machines (cf. : Le Robert, 2008).
La cybernétique est une science générale de la régulation des mécanismes de communication dans les systèmes naturels et artificiels. C'est la science du contrôle des systèmes.
Comme école de pensée, elle peut être définie comme l'ensemble des sciences du pilotage, c'est-à-dire les mécanismes commandant l'évolution d'un système vers un but défini.
À l'origine, le terme viendrait du substantif grec kybernétés, ou kubernêtikê que l'on traduit par « pilote de navire » ou « art de gouverner un navire ».
Le terme a d'abord été utilisé dans la classification des sciences proposée par André-Marie Ampère (physicien et fondateur de l'électrodynamique 1775-1836) et désigne "la science du gouvernement des hommes". Mais c'est en 1947 qu'un nouveau sens pour ce mot est choisi par le mathématicien Norbert Wiener (1894-1964). Plus tard, il désignera «la science du contrôle et des communications dans l’homme, l’animal et la machine». Cette science se penche sur les lois générales de la communication et nous renseigne sur les interactions, notamment en ce qui concerne les échanges d’information (entrée et sortie d’un message). La thèse de Wiener est de montrer "que le fonctionnement physique de l’individu vivant et les opérations de centaines de machines de communication les plus récentes sont exactement parallèles dans leurs efforts identiques pour contrôler l’entropie [fonction exprimant le principe de la dégradation de l’énergie, qu’on peut traduire ici par « désordre », dans le sens d’un dérèglement à la suite de l’échange des informations] par l’intermédiaire de la rétroaction… »
La cybernétique est une modélisation de l’échange par l'étude de l’information et des principes d’interaction. On se penche sur les comportements et les processus d’apprentissages, dont les effets influent sur le comportement.
L’idée à retenir c’est celle que l’homme et la machine ont des aptitudes similaires de comportements et d’intelligence.
Les approches, très répandues aujourd'hui, fondées sur les visions de Wiener, font l'objet de très vives contestations[1].
L’homme important de la théorie : Louis Couffignal
Louis Couffignal (1902-1966) est un mathématicien et un cybernéticien français. Au début de ses recherches, il publie diverses notes à l'académie des sciences en particulier sur l'emploi de la numération binaire dans la machine à calculer, avant de passer sa thèse de Docteur ès science en 1938, intitulée L'analyse mécanique, application aux machines à calculer et à la mécanique céleste, qui pose les principes du calculateur universel binaire électro-mécanique. Puis il s’intéresse à la cybernétique, après ses rencontres décisives avec Louis Lapicque (physiologiste français spécialiste du système nerveux) en 1941, et Norbert Wiener en 1946. Louis Couffignal va alors comparer le fonctionnement du système nerveux avec le fonctionnement des machines.
En 1951, il prépare un colloque international du CNRS sur les machines à penser, dont il tirera un livre du même nom en 1952.
Une de ses définitions de la cybernétique, si l’on s’en réfère à son livre La cybernétique, édité dans la collection Que sais-je en 1963, est « l’art de rendre l’action efficace ».