Pénia
divinité de la mythologie grecque
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Pénie ou Pénia (en grec ancien Πενία / Penía) est une déesse de la mythologie grecque qui représente « la pauvreté ».
| Pénia | |
| Mythologie grecque | |
|---|---|
| Caractéristiques | |
| Nom grec ancien | Πενία (Penía) |
| Fonction principale | Déesse de la pauvreté |
| Lieu d'origine | Grèce antique |
| Période d'origine | Antiquité grecque |
| Compagnon(s) | |
| Culte | |
| Mentionné dans | Le Banquet de Platon |
| Famille | |
| Fratrie | Améchania |
| Conjoint | Poros |
| • Enfant(s) | Éros |
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Mythologie
Pénia est décrite par Platon dans Le Banquet comme étant dénuée de ressources tant matérielles qu'immatérielles. Elle est la « mère » d'Éros qu'elle conçoit avec le dieu Poros (l'opulence) le jour de naissance d'Aphrodite[1].
Elle était considérée comme la sœur d'Améchania[2] ainsi que sa proche compagne et celle de Ptochéia[3].
Alcée de Messénie écrit :
« La pauvreté (Πενία / Penía) est un mal douloureux et insupportable, qui cause du tort à un grand peuple avec sa sœur l'impuissance (Àμηχανίην / Amechanía)[2]. »
Hérodote écrit :
« De leur côté, [les Andriens] étaient sans terre dans une mesure vraiment extrême et deux divinités inutiles, la Pauvreté (Πενία / Penía) et l'Incapacité (Àμηχανίην / Amechanía), ne quittèrent pas leur île, mais y résidèrent en permanence[3]. »
Le mythe raconté par Aubigné
Théodore Agrippa d'Aubigné, dans les Stances du Printemps (XVII, 60-111) a raconté l'histoire de Poros et Pénia en s'inspirant de la traduction de Marsile Ficin par Guy Lefèvre de La Boderie (Discours de l’honneste amour sur la banquet de Platon, Paris, Jean Macé, 1578.)
- Sur ce point arriva la pauvrette Penie,
- Qui durant le banquet prés de l’huis mandioit
- Des miettes du Ciel, et pour neant avoit
- Pour un chiche secours tant mandié sa vie.
- Elle voit sur les fleurs le beau Pore endormy,
- Elle change sa faim en desir de sa race,
- Elle approche, se couche et le serre et l’embrasse
- Tant qu’il l’eut pour amie et elle pour ami.
- De là naquit l’Amour, et la nature humaine
- Du conseil des grands Dieux conceut l’autre Androgeine (vv. 71-80)