Le périscope Nistri est utilisé pour la première fois en 1957 dans une tombe étrusque de la nécropole de Monte Abbatone. Le périscope est inséré dans la chambre funéraire et peut photographier les murs et le contenu de toute la tombe[3].
La technique utilisée consiste, après une perforation d'une dizaine de centimètres de diamètre du plafond de la tombe supposée, en l'introduction d'un périscope optique, équipé d'un éclairage, auquel peut être substitué un appareil photographique. La rotation du tube permet de prendre plusieurs clichés reconstituant la vue panoramique de la tombe investie[4].
Expérimenté pour la première fois le premier semestre 1958 sur le site de Monterozzi, 99% des photographies obtenues révèlent les saccages opérés par les tombaroli, les pilleurs de tombes italiens.
Le , la première tombe qui révèle des fresques est celle dite «Tombe du Navire», déjà violée et dépouillée de son mobilier à l'exception d'un grand sarcophage intransportable par les pilleurs, elle révèle des fresques en cours de dégradation, elles sont détachées par paroi et d'un seul tenant, puis transférées sur une toile de chanvre fixée sur une toile métallique, une technique mise au point par le docteur Roberto Carità, et déjà appliquée sur la Tombe des Olympiades, voisine.
Sept années d'exploration permettent de découvrir 6 000 tombes dont une vingtaine à fresques bien conservées[4].