Le château, palais rural comprenant un impressionnant système d’irrigation se situe dans un espace propice au contrôle routier, mais surtout aux cultures[2].
On considère souvent qu’il est apparenté avec le site de Qasr al-Hayr al-Sharqi. Architecturalement, le palais se compose d’un bâtiment carré avec une cour au centre[2]. Des tours d’angle sont présentes à tous les coins, à l’exception du coin nord-est. A la place, on y retrouve une tour rectangulaire, vestige d’un monastère byzantin datant du VIe siècle de notre ère[3].
Le château est l’exemple parfait pour illustrer l’idée d’adaptation dans l’art islamique[4]. En effet, certaines formes anciennes, d’inspiration sassanide, se retrouvent dans l’architecture du château omeyyade. On retrouve également des structures en stuc. Celles-ci se sont effondrées, mais les campagnes de fouilles, dont celle de 1936 ont permis de les reconstituer[2]. Elles sont aujourd’hui installées à l’entrée du Musée national de Damas.
En 1936, Daniel Schlumberger, archéologue français, découvrit au château une borne[1], érigée sous Hadrien ou l'un de ses successeurs[5] et portant l'inscription ci-après reproduite :
- Fin[es]
- inteṛ
Hadriano[s]
- Palmyrenos
et
- [He]ṃesenos[6]