Quévert

commune française du département des Côtes-d'Armor From Wikipedia, the free encyclopedia

Quévert [kevɛʁ] est une commune bretonne du département des Côtes-d'Armor, dans la région Bretagne.

Faits en bref Administration, Pays ...
Quévert
Quévert
Courtil des senteurs à Quévert.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Côtes-d'Armor
Arrondissement Dinan
Intercommunalité Communauté d'agglomération Dinan Agglomération
Maire
Mandat
Philippe Landuré
2026-2032
Code postal 22100
Code commune 22259
Démographie
Gentilé Quévertois / Quévertoise
Population
municipale
3 955 hab. (2023 en évolution de +5,49 % par rapport à 2017)
Densité 317 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 27′ 52″ nord, 2° 05′ 09″ ouest
Altitude 103 m
Min. 49 m
Max. 130 m
Superficie 12,48 km2
Type Ceinture urbaine
Unité urbaine Dinan
(banlieue)
Aire d'attraction Dinan
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Dinan
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Quévert
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Quévert
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Quévert
Liens
Site web http://ville-quevert.fr/
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Les habitants se nomment les Quévertois et les Quévertoises[1]. Au recensement de 2006, la ville comptait 3 360 habitants[2].

Géographie

Quévert se situe au nord-ouest de Dinan dont elle limitrophe, séparée par la voie rapide N176.

Hydrographie

La commune est située dans le bassin Loire-Bretagne. Elle est drainée par le Frémur et le Guinefort[3],[Carte 1].

Le Frémur, d'une longueur de 21 km, prend sa source dans la commune de Corseul et se jette dans le golfe de Saint-Malo en limite de Lancieux et de Saint-Briac-sur-Mer[4].

Le Guinefort, d'une longueur de 18 km, prend sa source dans la commune et se jette dans la Rance à Saint-André-des-Eaux, après avoir traversé neuf communes[5].

Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
Réseau hydrographique de Quévert[Note 1].

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[6]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[7]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[8]. Parallèlement l'observatoire de l'environnement en Bretagne publie en 2020 un zonage climatique de la région Bretagne, s'appuyant sur des données de Météo-France de 2009. La commune est, selon ce zonage, dans la zone « Littoral doux », exposée à un climat venté avec des étés cléments[9]. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[10],[11].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11,3 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 1,2 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 770 mm, avec 12,1 jours de précipitations en janvier et 6,6 jours en juillet[6]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Pleurtuit à 13 km à vol d'oiseau[12], est de 11,9 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 752,0 mm[13],[14]. La température maximale relevée sur cette station est de 40 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −13,7 °C, atteinte le [Note 2].

Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[15], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.

Urbanisme

Typologie

Au , Quévert est catégorisée ceinture urbaine, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022[16]. Elle appartient à l'unité urbaine de Dinan, une agglomération intra-départementale dont elle est une commune de la banlieue[17],[18]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Dinan, dont elle est une commune de la couronne[Note 3],[18]. Cette aire, qui regroupe 25 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[19],[20].

Occupation des sols

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (74,7 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (78,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones agricoles hétérogènes (30,9 %), terres arables (28,8 %), zones urbanisées (18,2 %), prairies (15 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (6,1 %), forêts (1 %)[21]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Toponymie

La localité est attestée sous les formes anciennes Quever en 1187[22], à la fin du XIIe siècle[23], Parochia de Quever en 1232[23], Quever en 1426[22], Ecclesia de Quever au XVe siècle[23], Quever et Querver au XVIe siècle, Gueuert en 1630, Quesver en 1760 et Quevert en 1771[22], en 1793 et en 1804[24].

Le toponyme Quévert procède du mot breton keñver, issu du vieux breton cemer, avec le sens de « labour en commun »[25], puis désignant une unité de mesure agraire, telle que l'arpent ou l'acre[22],[26].

En breton, la forme actuelle est Kever, d'après les attestations du nom dans la production écrite de langue bretonne ces dernières décennies depuis 1995[22]. C'est également la forme normalisée donnée par l'Office public de la langue bretonne[22].

Dans une étude publiée en 1990, Jean-Yves Le Moing indique que 4,0 % des toponymes de la commune sont de langue bretonne[27].

Histoire

Antiquité

Plusieurs fouilles archéologiques effectuées au sud[28],[29],[30] et au nord-est[31] de Quévert ont révélé la présence d’ateliers métallurgiques pouvant remonter à l’époque de la Tène. Ils se caractérisent par l’utilisation de bas-fourneaux alimentés par du minerai de fer et par du charbon de bois fabriqué sur place dans des fosses charbonnières.

Les sites métallurgiques du nord-est de la commune sont nombreux, ils se répartissent dans un cercle de rayon 2 km autour du bois du Parc, certains se rattachent à l’époque de la Tène, d’autres à l’époque gallo-romaine et d’autres encore pourraient dater de période plus récente, la technique des bas-fourneaux se poursuivant au-delà de la période gallo-romaine[28].

La production métallurgique révélée au sud de la commune pourrait également dater de la Tène, cette activité se serait poursuivie dans cette zone jusqu’à la période gallo-romaine[28].

Deux voies romaines traversent la commune de Quévert[32] :

  • l’une au nord appelée maintenant le chemin de l’Estrat, elle reliait Corseul (Fanum Martis) à Avranches (Legedia), une dérivation desservait le port fluvial de Taden,
  • la deuxième dont le tracé n’a pas été clairement identifié malgré deux fouilles successives[28],[29], traverse la commune au sud, elle allait de Corseul à Rennes (Condate).

Le chemin de l’Estrat a fait l’objet d’un sondage archéologique en 1978[33], il a mis en évidence la structure bombée de la route et le pavement constitué d’imposantes dalles de pierre.

C’est à proximité de ces deux voies romaines qu’on été découverts les sites métallurgiques évoqués dans le paragraphe protohistoire.

Moyen Âge

Quévert existe depuis le XIIe siècle et fut rattachée à Corseul puis à Saint-Malo. Comme les autres communes françaises, elle élit sa première municipalité en 1790.

En 1977, une prospection archéologique aérienne a révélé la présence d'une motte féodale arasée à proximité du château du Bois-Riou[34].

Dans son Dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne, Jean Ogée mentionne la présence des ruines du château de la Brosse, il appartenait en 1400 à Jean du Bois-Riou, chevalier, seigneur de la Brosse[35].

Vildé-Goëllo[36] était un village de la paroisse de Quévert situé au sud de la commune à l’emplacement des actuels lotissements construits entre la N176 et la D795, à l’ouest du quartier de Sainte-Anne, une impasse en porte encore le nom. À l’époque médiévale, il constituait un fief des Templiers rattaché au Temple de la Nouée en Yvignac. Une charte de 1182 le dénommait l’aumônerie de Goëllo (Elemosina de Gouelou)[37]. Cet établissement comprenait un manoir et une chapelle qui ont totalement disparu.

XXe siècle

La Belle Époque

Le l'inventaire des biens d'église se déroula à Quévert sans incidents[38].

Les guerres du XXe siècle

Le monument aux morts porte les noms des 80 soldats morts pour la Patrie[39] :

La période contemporaine

À partir des années 1960, la commune a vu sa population considérablement augmenter, les lotissements pavillonnaires se sont multipliés et Quévert est devenue plus urbaine que rurale. Philippe Dressayre a analysé cette évolution lors d'une enquête réalisée en 1976-1977[40].

Le , une jeune femme de 28 ans, employée du restaurant McDonald's de Quévert, est tuée par une bombe qui explose sur son lieu de travail. L'attentat a été attribué à la mouvance indépendantiste bretonne par la division nationale antiterroriste malgré un démenti[41],[42]. Les trois indépendantistes jugés pour cet attentat ont été définitivement acquittés en 2009[43]. Ainsi personne n'a été condamné dans cette affaire.

Héraldique

Davantage d’informations Blason, Détails ...
Blason de Quévert Blason
Taillé : au premier de sinople à la croix pattée alésée d'argent, au second de gueules à la roue dentée d'or : à la cotice en barre d'argent chargée de cinq mouchetures d'hermine de sable brochant sur la partition ; le tout sommé d'un chef d'argent fretté d'azur de huit pièces.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.
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Politique et administration

Rattachements administratifs et électoraux

Circonscriptions de rattachement

Quévert appartient à l'arrondissement et au canton de Dinan depuis le redécoupage cantonal de 2014. Avant cette date, la commune était rattachée au canton de Dinan-Ouest.

Pour l'élection des députés, la commune fait partie de la deuxième circonscription des Côtes-d'Armor, représentée depuis par Chantal Bouloux (RE), ancienne suppléante d'Hervé Berville, qui remplace ce dernier, nommé au gouvernement.

Intercommunalité

Depuis le , Quévert appartient à Dinan Agglomération et en est la troisième ville, derrière Dinan et Lanvallay. Cette intercommunalité a succédé au District urbain de Dinan puis à la Communauté de communes de Dinan (CODI), créée en , et rebaptisée Dinan communauté.

Quévert faisait aussi partie du Pays de Dinan.

Institutions judiciaires

Sur le plan des institutions judiciaires, la commune relève du conseil de prud’hommes de Dinan, du tribunal judiciaire (qui a remplacé le tribunal d'instance et le tribunal de grande instance le ), du tribunal pour enfants et du tribunal de commerce de Saint-Malo, de la cour d’appel et du tribunal administratif de Rennes et de la cour administrative d'appel de Nantes[44].

Administration municipale

Le nombre d'habitants au dernier recensement étant compris entre 3 500 et 4 999, le nombre de membres du conseil municipal est de 27[45].

Tendances politiques et résultats

Liste des maires

Davantage d’informations Période, Identité ...
Liste des maires successifs[46],[47]
Période Identité Étiquette Qualité
mai 1945 mars 1971 Léopold Miriel[48],[Note 4] PCF puis DVG Menuisier
4e vice-président du District urbain de Dinan (1965 → 1971)
mars 1971 16 mars 2001 Louis Martin[Note 5] DVG Professeur de mathématiques, maire honoraire[49] (2002)
6e vice-président du District urbain de Dinan (1971 → 1977)
3e vice-président du District urbain de Dinan (1977 → 1995)
2e vice-président du District urbain de Dinan (1995 → 2001)
16 mars 2001[50] 28 mars 2014 Alain Burlot[Note 6] DVG Professeur de sciences physiques
9e vice-président de la CC de Dinan (2001 → 2008)
7e vice-président de la CC de Dinan (2008 → 2014)
28 mars 2014[51] 25 mai 2020 Marie-Odile Fauche[52] DVG Cadre de santé retraitée
4e vice-présidente de Dinan communauté (2014 → 2016)
25 mai 2020[53] en cours
(au 23 mars 2026)
Philippe Landuré[54],[55] PS Directeur d’école à Saint-Carné
11e vice-président de Dinan Agglomération (2020 → 2026)
7e vice-président de Dinan Agglomération (2026 → )
Réélu pour le mandat 2026-2032[56]
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Démographie


L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[57]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[58].

En 2023, la commune comptait 3 955 habitants[Note 7], en évolution de +5,49 % par rapport à 2017 (Côtes-d'Armor : +2,18 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
8609859891 3551 1361 2271 1811 1921 299
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 2181 2461 2791 3561 4301 3741 3341 3801 388
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 3711 4121 3421 1251 1651 1891 1571 1731 155
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
1 4151 5422 5792 9243 0073 1183 3603 6873 724
Davantage d’informations - ...
2021 2023 - - - - - - -
3 9663 955-------
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De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[59] puis Insee à partir de 2006[60].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments

L'église Saint-Laurent de Quévert.
  • La chapelle Sainte-Anne-du-Rocher date du XVIIe siècle[61]. Son retable (XVIIe siècle)[62] a été restauré en 2020[63], il comporte un groupe sculpté en bois polychrome représentant Sainte-Anne et la Vierge (XVIIe siècle)[64]. La porte sud est surmontée d'un haut-relief représentant la crucifixion et datant du XIVe siècle[65].

Éducation et culture

« Les Mordus de la Pomme » organise chaque année la Fête de la Pomme le premier week-end de novembre. Les différents métiers liés à la culture, à l'exploitation et à la vente des pommes sont exposés. Des concours de présentations en corbeilles et de dessins faits par les enfants des écoles du pays de Dinan sont organisés à cette occasion.

Activités sportives

Environnement

La commune de Quévert est connue pour son Courtil des Senteurs, une roseraie aménagée autour d'une fontaine. Y sont plantés et entretenus des rosiers contemporains ou rares. À chaque naissance de fille à Quévert, un rosier est planté.

La commune a fait aménager des parcours pédestres thématiques, ainsi le Chemin des fleurs ou le chemin des Roches est particulièrement dédié au granit.

Personnalités liées à la commune

Notes et références

Voir aussi

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