Quai des Célestins (Paris)
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4e arrt Quai des Célestins
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| Situation | |||
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| Arrondissement | 4e | ||
| Quartier | Arsenal Saint-Gervais |
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| Début | Pont de Sully et 11, boulevard Henri-IV | ||
| Fin | Pont Marie et 2, rue des Nonnains-d'Hyères | ||
| Morphologie | |||
| Longueur | 400 m | ||
| Largeur | 28 à 30 m | ||
| Géocodification | |||
| Ville de Paris | 1633 | ||
| DGI | 1636 | ||
| Géolocalisation sur la carte : Paris
Géolocalisation sur la carte : 4e arrondissement de Paris
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Le quai des Célestins est une voie située le long de la Seine, à Paris, dans le 4e arrondissement.
Le quai des Célestins est un boulevard quasiment rectiligne d'environ 400 mètres qui longe la partie septentrionale de la Seine en la surplombant. Il est situé sur la rive droite du fleuve. Il est prolongé en amont par le quai Henri-IV et en aval par le quai de l'Hôtel-de-Ville.
Une seule habitation se trouve du côté des numéros impairs : la maison des Célestins, bâtie sur le port des Célestins en contrebas et qui a une entrée au niveau du quai.
Des accès permettent de rejoindre, en contrebas, le parc Rives-de-Seine.
Quai des Célestins vu depuis le quai de l'Hôtel-de-Ville. Quai des Célestins vu depuis la rue du Fauconnier. Ancienne bretelle routière reliant le quai des Célestins au Parc Rives-de-Seine.
Le quai des Célestins est desservi à proximité par la ligne 7 aux stations Pont Marie et Sully - Morland.
Origine du nom
Le quai porte son nom d'après le couvent des Célestins qui y était établi[1].
Historique
Au début du XIIIe siècle, c’était un chemin menant à la folie du bourgeois Jean Morel[2]. En 1256, le roi Saint-Louis y établit des religieux des Carmes, dits Barrés en raison de leurs manteaux rayés blancs et noirs. En 1309, la maison est abandonnée à cause de sa vétusté et des inondations. Les religieux s’installent rue des Sept-Voyes. Le chemin suit le tracé de la rue de l'Ave-Maria et de la rue du Figuier. Il franchit l’enceinte de Philippe Auguste par la « poterne des Barrés ou des Béguines »[3].
En 1352, les Célestins y établirent un couvent qui est aujourd'hui remplacé par la caserne des Célestins de la Garde républicaine[4].
Le lundi , sous Louis XIII, pour la fête de la Saint-Louis, le roi et la reine assistent depuis une tribune placée sur le quai des Célestins à une saynète guerrière et à un spectacle pyrotechnique sur l'île Louviers[5].
Il est cité sous le nom de « Le Trotoy où quay des Célestins » dans un manuscrit de 1636.
Le quai est refait et pavé en 1705[1].
Quai des Célestins (à gauche) vu du quai de l'Hôtel de Ville, les pointes des îles Saint-Louis et la Cité, quai aux Fleurs, en 1788 (dessin de Louis-Nicolas de Lespinasse, gravure de Pierre-Gabriel Berthault).
À cet emplacement, se trouvait le port Saint-Paul, un ancien port de Paris, présent sur les plans de Paris de 1760 à 1771.
Ce port Saint-Paul, au bout de la rue Saint-Paul, est parfois indiqué quai Saint-Paul, ou quai et port Saint-Paul. On le retrouve cité chez Zola dans les Rougon-Macquart (Par exemple au baptême du fils de Napoléon III, Louis-Napoléon, prince impérial, le dans Son Excellence Eugène Rougon, chapitre IV).
La principale entrée de l'hôtel Saint-Pol, aujourd'hui également disparu, se trouvait sur le quai des Célestins[1].
Paris, le pont Marie et le quai des Célestins
Johan Barthold Jongkind, 1874
Musée d'art moderne André-Malraux, Le Havre.Le Pont Marie, le port St Paul le quai des Celestins à droite et le quai d'Anjou à gauche de Jules-Adolphe Chauvet (1884). Quai des Célestins de Charles-Marie Dulac (musée d'Orsay, 1891). Quai des Célestins en 1981.