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Quatuor à cordes no 13 de Beethoven

quatuor à cordes de Ludwig van Beethoven From Wikipedia, the free encyclopedia

Le Quatuor à cordes no 13 en si bémol majeur, op. 130, de Ludwig van Beethoven, est achevé en et publié en , avec une dédicace au prince Nikolai Galitzine. Il est chronologiquement le troisième des cinq derniers quatuors de Beethoven.

Nb. de mouvements6
Effectif2 Violons, 1 Alto, 1 Violoncelle
Faits en bref Genre, Nb. de mouvements ...
Quatuor à cordes no 13
en si bémol majeur
opus 130
Image illustrative de l’article Quatuor à cordes no 13 de Beethoven
Page de titre du Quatuor à cordes no 13 publiée à Vienne chez Artaria, en mai 1827 (en français)

Genre Quatuor à cordes
Nb. de mouvements 6
Musique Ludwig van Beethoven
Effectif 2 Violons, 1 Alto, 1 Violoncelle
Durée approximative environ 45 minutes
Dates de composition 1825
Dédicataire Prince Galitzine
Commanditaire Prince Galitzine
Création
Drapeau de l'Autriche Vienne, Autriche
Interprètes Schuppanzigh et son quatuor
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Histoire de l'œuvre

Ludwig van Beethoven en 1824

Bien que la numérotation l'ait placé après le Douzième, le Treizième Quatuor est chronologiquement postérieur au Quinzième; il est achevé en [1].

Long de six mouvements, le Treizième Quatuor s'achevait au départ avec la Grande Fugue. Il est d'abord créé par le Quatuor Schuppanzigh le [2] et n'est qu'un semi-succès : seuls les deuxième et quatrième mouvements (les plus courts) ayant été applaudis au point d'être bissés. Beethoven se faisant raconter la scène par son neveu Karl, se met en colère et déclare[3],[4] :

« Les bœufs ! Les ânes ! oui, ces friandises ! ils se les font resservir encore une fois ! Pourquoi pas plutôt la fugue ? Elle seule aurait dû être rejouée. »

Mais devant l'incompréhension du public et sur insistance de son éditeur Artaria, Beethoven se résout à séparer la fugue du reste du quatuor et composa à l'automne 1826 un finale de substitution qui est sa dernière œuvre achevée.

Le Treizième Quatuor est publié, après la mort de Beethoven, en [5] chez Mathias Artaria à Vienne, avec une dédicace au prince Nikolai Galitzine[5]. Le titre est en français : « Troisième Quatuor pour deux violons, Alte et Violoncelle des quatuors composés et dédiés à son Altesse Monseigneur le Prince Nicolas de Galitzine par Louis van Beethoven »[6].

Appréciations

La somptueuse cavatine qui tient lieu de cinquième mouvement est considérée comme le sommet dramatique de l'œuvre et la page la plus pathétique jamais écrite par Beethoven, le compositeur ayant avoué « qu'il avait composé cette cavatine véritablement dans les pleurs de la mélancolie » et que « jamais sa propre musique n'avait fait sur lui une telle impression »[7].

Certains commentateurs, toutefois, placent très haut la fraîcheur, la grâce et la sensibilité[8] du troisième mouvement (Andante con moto, ma non troppo. Poco scherzando). C'était le mouvement que Theodor Helm[9] préférait dans le quatuor et Daniel Gregory Mason mit quatre mesures de ce mouvement en frontispice de son étude sur les quatuors de Beethoven[10].

Selon Théodore Adorno : "...Harmoniquement aussi, les moyens de la tonalité sont utilisés aux fins de rendre celle-ci étrangère, par la dissimulation des degrés, comme au début de la cavatine du quatuor opus  130, où la tonique survient en quelque sorte trop tôt, c’est-à-dire non pas à l’entrée du thème principal, mais dès l’introduction, créant ainsi un sentiment d’incertitude quant au moment où il commence..."[11].

Le Treizième Quatuor est sans doute le plus abouti des quatuors de Beethoven avec le Quatorzième. C'est en tout cas le plus tendu et le plus introspectif[réf. nécessaire].

Structure

Faits en bref
Fichier audio
Quatuor à cordes n° 13 op 130 – V: Cavatine (piano)
noicon
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L'œuvre comporte six mouvements :

  1. Adagio ma non troppoAllegro
  2. Presto
  3. Andante con moto, ma non troppo. Poco scherzando
  4. Alla danza tedesca. Allegro assai
  5. Cavatina. Adagio molto espressivo
  6. Grande Fugue
    ou finale alternatif : Allegro

Sa durée d’exécution est d'environ 45 minutes (avec la Grande Fugue comme finale)

Exécution

Dans un souci de conformité à la pensée originale de Beethoven, et parce qu'une œuvre d'une telle intensité dramatique requiert sa conclusion libératrice, la plupart des exécutions du Treizième Quatuor se font de nos jours avec la Grande Fugue comme finale[réf. nécessaire].

Repères discographiques

En dehors du domaine musical

Notes et références

Articles connexes

Liens externes

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