Qui a tué mon père
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| Qui a tué mon père | ||||||||
| Auteur | Édouard Louis | |||||||
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| Pays | ||||||||
| Genre | Roman | |||||||
| Éditeur | Éditions du Seuil | |||||||
| Date de parution | 3 mai 2018 | |||||||
| Nombre de pages | 80 | |||||||
| ISBN | 978-2-02-139943-1 | |||||||
| Chronologie | ||||||||
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Qui a tué mon père est un roman français de genre autobiographique écrit par Édouard Louis, paru au Seuil en .
Le livre raconte de façon non chronologique différentes anecdotes de la vie de l'auteur avec son père. Édouard Louis y décrit différentes facettes de ce dernier, parfois contradictoires entre elles, entre les scènes d'amour et celles de violence. Le titre du livre n'est pas une question, et Édouard Louis dresse la liste de ceux qu'il juge responsables de la destruction du corps de son père. Ce sont selon lui des personnes politiques, ayant mené des réformes affectant la vie des plus démunis. Il cite par exemple les précédents présidents Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy et François Hollande, ainsi qu'Emmanuel Macron, président en fonction lors de la parution du livre. Il dit vouloir « faire entrer leurs noms dans l'Histoire par vengeance ».
Réception critique
Dans Télérama, Fabienne Pascaud parle d'une « ode poignante » qui « nous bouleverse encore »[1]. De même, Pierre Vavasseur écrit dans Le Parisien que le livre est « rageur et poignant »[2]. Éric Libiot déclare dans L'Express que Qui a tué mon père est « immédiatement touchant », et que l'auteur « écrit bien ». Il regrette en revanche que le récit soit « maigre, voire étriqué », l’œuvre ne comportant que 85 pages[3]. À l'inverse, Frédéric Beigbeder écrit dans Le Figaro que l'œuvre serait un « Germinal réécrit par Calimero », moquant le changement de ton d'Édouard Louis vis-à-vis de son père, qu'il aurait « détruit » dans son premier ouvrage, En finir avec Eddy Bellegueule[4].
Le journal L'Opinion rapporte que le livre aurait été reçu positivement par des conseillers de l'Élysée[5]. Bruno Roger-Petit considère ainsi que le diagnostic posé par Édouard Louis serait « très macronien »[6]. Cette déclaration irrite l'auteur, répondant qu'il écrit « pour faire honte » au président Emmanuel Macron, et pour « donner des armes à ceux et celles qui [le] combattent ».
Martin Hirsch, mis en cause dans l'ouvrage, lui répond dans Comment j'ai tué son père, publié chez Stock en 2019[7].