L'ouvrage est lancé en juillet 2008, pendant les célébrations du 400e anniversaire de fondation de Québec. Il est publié comme numéro hors-série de la revue La Conspiration dépressionniste[6].
Dans Le Devoir, Isabelle Porter qualifie l'ouvrage de « sympathique brûlot » rédigée dans un « ton moqueur » avec des « formule[s] assassine[s] »[2]. Son collègue Gilles McMillan salue la « parole pamphlétaire bien ciselée ». Il retient du propos des auteurs que « la dépossession caractérise l’histoire des habitants de Québec »[1]. Dans Le Soleil, le chroniqueur Jean-Simon Gagné note aussi la qualité de la rédaction. Il apprécie particulièrement le texte « Hommage à Xi'an » à propos de l'ancien quartier chinois, qui, pour le chroniqueur, « relève du pur délice »[4].
À Radio-Canada, les critiques sont moins élogieuses : l'ouvrage apparaît « comme le fait d'une bande de "carabins", "jeunes" et "révoltés", "qui ne proposent rien" »[7]. Gagné soulève le manque de finesse du propos[4]; Gabriel Béland dans La Presse abonde dans le même sens[5]. Porter note plutôt une « arrogance » et un « intellectualisme poseur »[2].
Le livre est réédité en 2018, bonifié de quelques textes dont une postface de Jean-Pierre Garnier[8].