Réacteurs thermochimiques
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Les réacteurs thermochimiques sont les organes dans lesquels ont lieu les réactions de synthèse et de décomposition utiles au fonctionnement d'un cycle thermochimique.
Cet article fait l'objet d'un développement des technologies de réacteur utilisées et étudiées.
Les réactions mises en jeu dans les réacteurs thermochimiques sont explicitées dans la page cycle thermochimique pour la production de froid.
Lits fixes
L’enjeu principal de la fabrication du réacteur réside dans la qualité des transferts thermiques et de matière entre le gaz et le solide réactif[1].

Il existe plusieurs types de réacteurs[2] qui se différencient selon la manière dont le réactif est mis en œuvre. Des lits à empilement (dits fixes), fluidisés et à entraînement comme l'illustre le schéma ci-dessous.
Les avantages du lit fixe sont la simplicité de mise en œuvre. Des prototypes expérimentaux ont notamment été développés par le laboratoire PROMES CNRS[3].

Aspects techniques
Comme le montre la figure ci-contre, le flux de gaz alimente le réacteur à l'état initial déchargé. Dans cette configuration, plusieurs étages de sel réactif poreux sont empilés, permettant au gaz de se fixer sur le sel réactif.
L'inconvénient principal de ces réacteurs réside dans la perméabilité du solide puisque durant la phase de synthèse son volume molaire augmente, diminuant la porosité du milieu poreux, et par suite, la capacité du gaz à atteindre les sites réactifs. Ainsi, la porosité du sel ne doit pas limiter l’avancement de la réaction[2]. De plus, des contraintes mécaniques qui varient localement peuvent intervenir dans ces conditions[4]. Cela peut amener au décollement du réactif préalablement introduit dans une matrice ce qui est à l'origine de l'endommageant du réacteur.
Le graphite naturel expansé (GNE) a été choisi pour assurer une forte porosité, une bonne conductivité et une bonne élasticité. La structure poreuse du GNE est illustrée par la figure ci-dessous. Le choix de la proportion de ce matériau résulte d’un compromis entre transferts de masse et de chaleur.

Sels utilisés
Les sels principalement utilisés pour la production de froid basse température sont les chlorures métalliques et ammoniacates. Il est possible d’obtenir des puissances frigorifiques (SCP) de l’ordre de 700 W/kg ainsi que des COP de 0,4[5]. En général, l’eau ou l’ammoniac constituent le fluide de travail même si ce dernier est corrosif et toxique. Le dihydrogène, l’éthanol, le méthanol, le dioxyde de carbone, le méthylamine, le diméthylamine peuvent également convenir à ces utilisations.
Pour la production ou le stockage de chaleur haute température, d'autres couples sont mis en œuvre en utilisant des sels tels que les halogénures de métal. Cela permet une valorisation de chaleur jusqu'à 320°C. Les hydrures de métal permettent d'être valorisés jusqu'à 400°C mais le système est lourd car il nécessite beaucoup de solide pour absorber peu de dihydrogène.
Lit fluidisé
Les lits fluidisés[6], basés sur le phénomène de fluidisation entre des particules solides et un gaz dans une enceinte en cycle ouvert, offrent l'avantage de garantir un coefficient d'échange plus élevé. C'est néanmoins une technologie difficile à mettre en œuvre qui nécessite un apport externe d'énergie pour faire fonctionner le système. De plus, l'érosion des particules est à prendre en compte.
Lit à entraînement
Les lits à entrainement[6] sont, à l'image des lits fluidisés, des processus complexes à mettre en place. Ceux-ci sont néanmoins moins énergivores que cette dernière technologie même si certains dispositifs peuvent contenir une partie en mouvement.
Lit rotationnel
Les lits rotationnels ont également été développés.