Rémi Lefebvre

From Wikipedia, the free encyclopedia

Rémi Lefebvre est un politologue et militant politique français né le à Lens. Professeur des Universités à l'université de Lille, il enseigne aussi à l'Institut d'études politiques de Lille. Il est notamment spécialiste des partis politiques, du pouvoir local et des mobilisations électorales, notamment concernant le Parti socialiste dont il est militant puis, à partir de 2002, dirigeant local, avant de le quitter en 2018.

Jeunesse et formation

Son père est élu maire en 1978. Il grandit dans une famille très politisée[1].

Rémi Lefebvre est titulaire d'une maîtrise d'histoire de l'université de Lille 3, dont le mémoire était intitulé « La fédération socialiste du Nord de 1958 à 1969 », sous la direction de Jean-François Sirinelli.

Il obtient un master de Sciences Po Lille la même année, où il est major, toutes sections confondues. Il s'inscrit au Parti socialiste en 1995.

Il obtient, en 1996, un DEA d’études politiques à l'université de Lille II, mention Très Bien, dont le titre est Être maire à Roubaix : la prise de rôle d’un héritier, sous la direction du professeur Michel Hastings.

Il soutient sa thèse, Le socialisme saisi par l'institution municipale : des années 1880 aux années 1980 : jeux d'échelles, dirigée par Frédéric Sawicki, en 2001 à l'Université Lille 2[2]

En 2005, il est classé quatrième à l'agrégation de science politique[3].

Parcours professionnel

Après l'obtention de l'agrégation, il est nommé professeur à Reims. Il devient ensuite professeur à Lille quatre ans plus tard.

Chercheur, il est spécialisé dans l'évolution du Parti socialiste en France et dans les Hauts-de-France[4].

Il intervient régulièrement dans la presse écrite française et est consulté comme expert par Le Monde, l'Humanité et Libération.

Ses travaux de recherche portent sur les partis politiques, la gauche, le pouvoir local, le métier politique et les mobilisations électorales. Après avoir longtemps travaillé sur le Parti socialiste, il a réorienté sa recherche vers les partis à prétention mouvementiste (LREM et LFI). Il a publié une vingtaine d'ouvrages en nom propre ou en collectif.

Prises de positions

Affiliation partisane

Adhérent du Parti socialiste depuis 1995, il le quitte en [1],[5]. Il rejoint la Gauche républicaine et socialiste, créée par Marie-Noëlle Lienemann et Emmanuel Maurel[6].

Il s'oppose à La France insoumise sur les sujets de la politique extérieure, de la conception de la nation, de l'immigration et de la laïcité[1].

Il critique l'évolution des positions du Parti socialiste, considérant que « sur le plan idéologique, le PS, aujourd'hui, c'est le vide »[7]. Pour le premier tour de l'élection présidentielle française de 2022, il appelle avec 800 autres universitaires à voter pour Jean-Luc Mélenchon[8].

Il n'a plus d'engagement militant ni électif depuis 2020.

Parcours politique

Il est, de 2002 jusqu'à 2018, membre des instances fédérales du Nord du Parti socialiste et est candidat aux élections régionales françaises de 2004 en position non éligible.

Il est, du congrès de Reims de 2008 jusqu'en 2018, membre du bureau fédéral de la fédération du Nord et délégué fédéral à la recherche.

Il est conseiller municipal d'Hellemmes-Lille. Il se présente face à Gilles Pargneaux, soutenu par Martine Aubry, et est battu[9].

Il n'a plus de responsabilité élective.

Ouvrages

Notes et références

Liens externes

Related Articles

Wikiwand AI