R. c. Mann

From Wikipedia, the free encyclopedia

R. c. Mann [1] est un arrêt de principe de la Cour suprême du Canada rendu en 2004 sur la détention momentanée à des fins d'enquête par les agents de la paix en common law.

Le 23 décembre 2000, à Winnipeg vers minuit, deux policiers ont répondu à une introduction par effraction. En fouillant le quartier, ils ont repéré un jeune homme correspondant à la description du suspect. Il a été décrit comme un homme autochtone de 21 ans, mesurant 5 pieds 8 pouces, portant une veste noire.

Les agents ont intercepté l'homme, lui ont posé quelques questions, puis l'ont palpé. En effectuant la palpation de sécurité de l'homme, l'agent a remarqué un objet mou dans l'une de ses poches. L'agent a tendu la main et a sorti un sac contenant 27 grammes de marijuana.

Le jeune homme a été arrêté et mis en garde pour possession à des fins de trafic en vertu de l'article 5(2) de la Loi réglementant certaines drogues et autres substances[2].

Procès

Au procès, le juge a conclu que la fouille contrevenait à l'article 8 de la Charte canadienne des droits et libertés[3] et que le sac devait être exclu de la preuve car cela porterait atteinte à l'équité du procès en vertu du article 24 (2) de la Charte canadienne des droits et libertés[4]. Le juge a conclu que la fouille par palpation était raisonnable pour des raisons de sécurité uniquement, mais qu'il n'était pas prévu de fouiller dans les poches du suspect.

Appel

En appel, la Cour a conclu que la fouille et la détention étaient raisonnables compte tenu des circonstances, l'acquittement a donc été annulé et un nouveau procès a été ordonné.

Questions en litige devant la Cour suprême

  • Existe‑t‑il, en common law, un pouvoir habilitant les policiers à détenir une personne aux fins d’enquête?
  • Dans l’affirmative, existe‑t‑il, en common law, un pouvoir de fouille accessoire à une détention aux fins d’enquête?
  • La fouille de la poche de cette personne était‑elle abusive?
  • Dans l’affirmative, l’élément de preuve doit‑il être écarté en vertu de l'art. 24 de la Charte canadienne des droits et libertés?

Jugement de la Cour suprême

Le pourvoi de Mann est accueilli et l’acquittement est rétabli.

Le jugement de la Cour a été rendu par le juge Iacobucci, rejoint par les juges Major, Binnie, LeBel et Fish. Les juges Deschamps et Bastarache ont inscrit une dissidence.

Motifs du jugement

Notes er références

Lien externe

Related Articles

Wikiwand AI