Rabelais-Tonnellé

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Le quartier Rabelais a été urbanisé relativement anciennement. Il était auparavant l’emplacement de zones humides, notamment un marais et le ruau Sainte-Anne qui reliait le Cher et la Loire en créant une barrière entre la ville de Tours et l'actuelle commune de La Riche. Le ruisseau est canalisé au cours du XVe siècle et permet aux bacheliers de rejoindre les deux cours d'eau. Sa largeur atteint jusqu'à 58 mètres au nord du quartier Rabelais. L'aménagement du quartier est surtout dû à l'implantation de l'hôpital Bretonneau, qui commence à se développer à partir du XVIIe siècle, avec notamment l'installation de la chapelle Saint-Roch[3]. Suivent l'assèchement des marécages puis le canal est comblé au début du XIXe et le jardin botanique de Tours aménagé sur son emplacement[4]. On trouve ensuite dans le quartier des maisons individuelles de taille souvent modeste, et habituellement construites en briques ou moellons, parfois recouvertes de crép [3].

L'ancienne chapelle Saint-Éloi.
Brasserie Webel

La brasserie Webel Saint-Éloi est créée en 1840 dans le quartier et jusqu'à 100 ouvriers produisent 80 000 hectolitres au début du XXe siècle. Le vaste complexe situé à l'extrémité ouest du boulevard Béranger comprend notamment une chapelle et une tour de 40 mètres de haut. En difficulté après la Seconde Guerre mondiale, elle est rachetée en 1960 et prend le nom de Saint-Éloi-Pantherpils. Elle est toutefois fermée en 1970 et les bâtiments tombent à l'abandon. Ces derniers sont rachetés par une banque en 1979 pour créer une opération immobilière. Ils sont finalement détruits en 1981, à l'exception de la chapelle qui est rachetée par Tours pour y installer ses archives municipales[5].

Au sortir de la Seconde Guerre mondiale, le quartier est surtout habité par des classes populaires, ouvriers et employés en tête, ainsi que par des retraités. Aujourd'hui, les ouvriers et employés ne représentent plus que 38 % des salariés, contre 51 % à l'échelle communale, et seuls 18 % de retraités contre 20 % à l'échelle nationale. La prédominance des cadres que montrent les statistiques de l'Insee témoigne d'un embourgeoisement assez récent du quartier[3],[6]. Le développement de deux sites de l'Université de Tours dans le quartier, accompagnés de plusieurs résidences étudiantes, a également contribué à modifier la population locale.

Conditions de vie

Immeuble au 30 boulevard Tonnellé.

Le quartier Rabelais-Tonnellé est un quartier de classes moyennes et supérieures. Seuls 13 % des logements du quartier sont à caractère social en 2009, contre 27 % pour l'ensemble de la commune. Les revenus moyens des habitants sont intermédiaires : 23 200 euros par an et par ménage en moyenne, soit environ 1 933 euros par mois et par ménage. Ce dernier contient en moyenne 1,7 personne. Le taux de chômage est inférieur à la moyenne communale, à 9 % contre 14 % en 2009. Près de 62 % des salariés du quartier sont des cadres et près de 33 % des habitants sont propriétaires de leur logement. Ces chiffres ne doivent cependant pas cacher une forte disparité interne, entre le secteur Rabelais et le secteur Tonnellé[6].

Infrastructures

Hôpital Bretonneau

L'hôpital Bretonneau est le plus ancien site du centre hospitalier régional universitaire de Tours alors que son développement a commencé dès le XVIIe siècle. Il est aussi le plus important de l'agglomération avec 812 lits sur un total de 2 000[7]. Il occupe aujourd'hui une très importante partie du quartier avec de nombreux édifices de diverses époques, des centres de recherche médicaux et la faculté de médecine (campus Tonnellé). Certains bâtiments de l'hôpital sont inscrits au titre de monuments historiques depuis le [8].

Jardin botanique

Le jardin botanique de Tours.

Le jardin botanique de Tours a été créé dans le quartier entre 1831 et 1843 sur une ancienne zone humide auparavant traversée par le ruisseau Sainte-Anne. Implanté sur cinq hectares, il fait directement face à l'hôpital Bretonneau. On y trouve notamment une serre, des espèces végétales exotiques et quelques animaux en captivité.

Autres infrastructures

On trouve quelques autres infrastructures et services publics dans le quartier. La « maison de la famille » abrite par exemple le siège de l'Union départementale des associations familiales, rue de Beaumont, sur l'extrémité sud du quartier. Le stade Tonnellé est également présent dans le quartier depuis son inauguration en 1924 sous le nom de « stade Rolland-Pilain » avant d'être rebaptisé Timbror en 1931, soit les noms de ses anciens sponsors[9].

Économie et commerces

Alimentation Boulage 29 rue Giraudeau années 60

Le quartier compte quelques commerces, notamment dans la partie nord de la rue Giraudeau et à l'espace commercial Tonnellé présent au cœur du secteur du même nom, sur la place Jean Bouin[10].

Dans les années 60, le nord de la rue Giraudeau comptait de nombreux commerces : alimentation, boucheries, charcuterie, librairie-journaux, teinturerie, mercerie, pharmacie, coiffeurs, stations services, bars-tabac, boulangeries, articles de pêche, électro-ménager et télévision.

Éducation

école et collège sur la place Rabelais.

La place Rabelais, qui marque l'entrée Est du quartier, concentre trois établissements scolaires publics baptisés « Rabelais » qui réunissent au total près de mille élèves. L'école maternelle compte en effet 150 enfants en 2016[11], l'école primaire 300 élèves[12] et le collège plus de 500 adolescents pour une équipe de cinquante agents en 2015[13], ce qui en fait l'un des complexes scolaires les plus importants de la ville de Tours.

Université

Références

Voir aussi

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