Rachel Ertel
From Wikipedia, the free encyclopedia
| Naissance | |
|---|---|
| Nationalité | |
| Activités | |
| Mère |
Riwa Mirski (d) |
| A travaillé pour |
|---|
|
Rachel Ertel, née le à Słonim en Pologne, est une essayiste et traductrice française, professeure émérite de l'université Paris-Diderot, spécialiste de la langue et de la littérature yiddish.
Rachel Ertel naît à Słonim, ville biélorusse alors située en Pologne. Sa mère, Riwa Mirski, écrit des poèmes et des récits yiddish, sous le nom de Menuha Ram[1], son père Mendel Chalupsky est propriétaire d'une scierie[2]. Durant la Seconde Guerre mondiale, son père bundiste et menchevik est déporté au goulag, Rachel et sa mère sont quant à elles exilées en Sibérie et assignées à résidence[3]. Elles reviennent à Łódź en 1946, à Varsovie en 1948. Son père revenu plus tôt du goulag meurt dans un bombardement de Lodz.
Avec sa mère, son beau-père, Moshe Waldman, lui aussi poète en langue yiddish et journaliste[4] et le fils de celui-ci Aron Waldman[5], elle s'installe au cours de l'année 1948 au foyer « Le Toit familial », situé 9 rue Guy-Patin, dans le 10e arrondissement de Paris[6].
Elle est agrégée d'anglais et soutient en 1978 une thèse d'État intitulée Aspects du roman juif américain : contribution à une ethnologie de la littérature[7]. Elle est professeure de littérature américaine à l'université Paris 7, où elle fonde le Centre d'études judéo-américaines (CEJA) qui est, durant les décennies 1970-1980, le principal lieu d’enseignement de langue et de littérature yiddish en France[8]. Elle contribue, dans un espace universitaire, à former des traducteurs de yiddish, dans un souci d'assurer la « permanence du yiddish », et de son espace culturel[9].
Dans le même souci de transmission, elle édite des textes yiddish devenus inaccessibles, notamment Khaliastra, revue littéraire Varsovie 1922-Paris 1924 : la bande[10], et traduit des œuvres d'auteurs yiddish de l'anglais en français, notamment les poèmes de Jacob Glatstein, Eli Chekhtman, Jerome Rothenberg[11] ou encore Leïb Rochman[12].
Son ouvrage consacré au « shtetl », terme yiddish qui désigne des bourgades ou quartiers juifs polonais, s'applique à montrer l'organisation de la société juive ashkénaze ; elle y voit un idéal-type, structurant pour l'historiographie, mais surtout pour la création littéraire yiddish[13].
Elle publie en 2019 un livre d'entretiens avec Stéphane Bou, intitulé Mémoire du yiddish[14],[15].
Rachel Ertel reçoit en 2020 le prix d'Académie de l'Académie française, pour l'ensemble de son œuvre[16].
Activités éditoriales et associatives
Rachel Ertel dirige la collection « Domaine yiddish ». Elle est présidente d’honneur de la Maison de la culture yiddish – Bibliothèque Medem, à Paris[17].