Rachel Ruto naît le à Likuyani, dans le comté de Kakamega (ouest du Kenya)[1],[2]. C'est la cinquième enfant de sa famille. Son père, Samuel Kimetto, travaillait auparavant dans une ferme de colons blancs à Kabenes, avant d'acheter un terrain à Likuyani en 1966. En 1985, la famille déménage à Sugoi, dans le comté de Uasin Gishu[1].
Chrétienne évangélique très pratiquante, elle passe l'essentiel de son temps libre à l'église de Sugoi[1]. C'est là qu'au cours des années 1980, sa grande sœur Lydia Kimetto lui présente William Ruto, avec qui elle commence une relation amoureuse[1],[3].
Bien qu'ayant abandonné sa carrière d'enseignante, Rachel Ruto devient par la suite entrepreneuse, investissant dans le secteur du tourisme, de l'agriculture et de l'immobilier. En 2009, elle créé également la Joyful Women Organization (JOYWO), dont le but est de lutter contre la pauvreté des femmes[5].
Pendant cette période, elle se met à militer activement pour les droits des femmes, notamment à travers son ONG, la Joyful Women Organization (JOYWO)[2]. Pour son engagement, elle reçoit l'«International Honorary Fellowship Award On Women Empowerment» de la Binary University (Malaisie) en [2].
Elle s'investit également dans la promotion d'un mode de vie sain, lançant l'initiative «Mama Cycling» pour promouvoir la pratique du vélo[2].
Rachel Ruto avec son époux William Ruto lors d'une visite officielle à Séoul (Corée du Sud) en novembre 2022.
Très religieuse, elle est souvent qualifiée de «prayer warrior(en)» («guerrière de la prière») par la presse[1]. Son mari William Ruto, lui aussi très croyant, attribue sa réussite politique à la dévotion religieuse de sa femme[6]. En tant que Première dame, elle organise des prêches évangéliques toutes les semaines pour les employés de la State House (la résidence présidentielle), ainsi que des «actions de grâce» tous les mois[7],[8]. Cette initiative provoque plusieurs critiques, notamment du quotidien The Standard, soulignant le danger que ces prières représentent pour le caractère laïc de l'État kényan[7],[9].
En , elle annonce la création d'un «Bureau de la diplomatie religieuse» (Faith Diplomacy Office) au sein du Bureau de la Première dame, afin de «diffuser une culture de prière» tout en promouvant la paix et la cohésion nationale à travers un retour aux valeurs traditionnelles[10],[11].
En , à la suite de l'interdiction faite aux organisations LGBT par la Cour suprême de s'immatriculer officiellement, elle appelle à des prières nationales contre l'homosexualité, considérant qu'il s'agit d'une menace envers les valeurs familiales et la culture africaine[11],[12].