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Radhika Jha

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Radhika Jha, née à New Delhi en 1970, est une romancière et danseuse indienne.

Radhika Jha est née en 1970 à New Delhi dans une famille bourgeoise. Son père est journaliste et sa mère danseuse de bharata natyam, un style de danse traditionnellle originaire de l'est de l'Inde. Elle meurt lors d'une de ses tournées, à Damas, en Syrie, en 1973, pendant la guerre du Kippour, d'une bombe tombée sur son hôtel[1]. Radhika grandit à Bombay puis est scolarisée dans un pensionnat himalayen[2].

Études

À l'âge de 17 ans, elle bénéficie d'une bourse qui lui permet d'étudier l'anthropologie pendant quatre ans à l'Amherst College dans le Massachusetts, puis étudie les arts de la scène à l'université de Chicago où elle passe un master en sciences politique[3],[1].

Recrutée comme stagiaire à l'ONU, elle découvre la France et la Suisse et étudie à Paris au début des années 1990 où elle suit des cours de théâtre et de français à l'université Paris-V[1],[4].

Carrière

De retour en Inde après ses études, Radhika Jha travaille comme journaliste pour le Hindustan Times et au Businessworld (en) [5] ainsi que pour la Rajiv Gandhi Foundation (en) où elle est initie « Project Interact », un programme éducatif destiné aux enfants victimes du terrorisme en Inde[6].

En 1995, alitée pour raisons de santé, elle commence l'écriture d'un conte qui inaugure sa carrière d'écrivaine. Ses nouvelles choquent dans son pays, car elles mettent en scène des gens pauvres de la société indienne, des marginaux, des déclassés, une exception dans la littérature indienne anglophone généralement cantonnée à des thèmes bourgeois peu représentatifs de l'Inde[1].

Son premier roman, L'Odeur, publié en 1999 devient un best seller en Inde[1]. Traduit et édité en France en 2002, il est récompensé par le Prix Guerlain[5].

Elle s'inscrit dans la lignée de sa mère en devant danseuse traditionnelle de bharata natyam puis d'odissi, un style évoquant les mouvements de la nature et des animaux et pratiqué dans une région de forêts et de lacs au sud de Calcutta, l'état d'Odisha.

Conjuguant une écriture consacrée aux marginaux et une danse dont la gestuelle évoque la nature, Radhika Jha est une invitée de choix dans des événements culturels consacrés à l'Inde[1].

Son livre, La beauté du diable (My Beautiful Shadow, 2014), dresse le portrait sans concession d'une addict du shopping, sorte de « desperate housewives » de la civilisation consumériste japonaise dont un des privilèges est d'appartenir à un club[7],.

Rhadika Jha a vécu à Tokyo, Pékin, Athènes et New York. Ses langues maternelles sont le hindi et l'anglais. Elle parle également le chinois, le japonais, le français, et un peu l'italien et le grec[6].

Ouvrages

Références

Liens externes

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