Radio Djiido
From Wikipedia, the free encyclopedia
98 800 Nouméa
(+687) 25.34.33
| Pays |
|
|---|---|
| Siège social |
31, rue Édouard Unger, Vallée du Tir 98 800 Nouméa (+687) 25.34.33 |
| Slogan | Radio Djiido, Kanal K |
| Langue | Français |
| Statut |
Radio privée Catégorie B |
| Site web | radiodjiido.nc |
| Création |
|---|
| AM |
|
|---|---|
| FM |
Les fréquences |
| RDS | DJIIDO |
| DAB+ |
|
| Satellite |
|
| IPTV |
|
|---|---|
| Streaming |
|
| Podcasting |
|
Radio Djiido est une radio privée française généraliste de catégorie B créée le et diffusée en Nouvelle-Calédonie. Elle dispose d'une ligne éditoriale ouvertement de gauche indépendantiste, proche du Front de libération nationale kanak et socialiste[1]. Elle est gérée par l'association « Les Éditions populaires » (Edipop), qui dépend de l'Union calédonienne (UC)[2].
L'État Français s’attendaient à ce que Radio Djiido ait une durée de vie courte. Durant sa première année, elle fut la cible de groupes d’extrême droite opposés à l’indépendance : la radio est visée par un cocktail molotov. Les détracteurs ont utilisés cet incident comme moyen sécuritaire pour tenter de réduire la radio au silence[3].
Radio Djiido a été diffusée pour la première fois le , date du 132e anniversaire de la prise de possession de la Nouvelle-Calédonie par la France. En plein cœur des Évènements, période d'affrontements violents entre partisans et opposants de l'indépendance entre 1984 et 1988, elle se pose pour but de porter « fièrement la voix des anti-colonialistes et des progressistes face à la propagande de l'État français [représentée par la radio publique RFO] et de la droite réactionnaire locale [représentée par Radio Rythme Bleu fondée quelques mois plus tôt] »[1]. Son fondateur est Octave Togna, neveu du député (apparenté PS) Rock Pidjot et futur directeur général de l'Agence de développement de la culture kanak (ADCK) de 1990 à 2005.
Elle est alors l'organe de propagande du Gouvernement provisoire de Kanaky (GPK) et du FLNKS de Jean-Marie Tjibaou. Elle s'associe notamment avec l'Agence kanak de presse de Jean-Pierre Déteix et est supervisée par le porte-parole du GPK, Yeiwéné Yeiwéné. Après la signature des accords de Matignon et la fin des Évènements en 1988, elle prend une orientation plus généraliste et soutient activement la « solution consensuelle » qui aboutit à la signature de l'accord de Nouméa en 1998.
Nom
Le terme Djiido désigne en fwâi (langue kanak de la région de Hienghène) l'aiguille qui sert à attacher les bottes de paille sur le toit de la case traditionnelle. Sa symbolique est ainsi expliquée par Charles Pidjot : « Cet outil est indispensable à la construction du foyer : il unifie les bottes qui représentent les différents clans ou ethnies ; il permet de s'abriter des intempéries ; il permet également de rassembler différents intérêts et courant de pensée au sein d'une même case. » Ainsi, Radio Djiido est « indispensable à l'unité du peuple kanak et à la construction du pays ». Le nom a été trouvé par Jean-Marie Tjibaou[1].
Organisation
Direction
- Direction actuelle :
- Président du conseil d'administration d'Edipop : Charles Pidjot (par ailleurs président de l'UC)
- Directeur actuel, responsable de la station : Thierry Kamérémoin
- Rédacteur en chef : Romain Hmeun
- Responsable animation, contact publicité : John « Jean-Jean » Apock
Budget
Le budget de Radio Djiido en 2008 s'établissait à environ 100 millions de F CFP (environ 838 000 euros), dont 63 millions en subventions publiques : 27 millions (42,86 %) de la Province Nord, 25 millions (39,68 %) de la Nouvelle-Calédonie, 8 millions (12,7 %) de la Province des îles Loyauté et 3 millions (4,76 %) de la commune du Mont-Dore[4].