Radio Farda

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Siège social Prague
Langue persan
Création décembre 2002
Radio Farda
Description de l'image Radio Farda logo.png.
Présentation
Siège social Prague
Langue persan
Site web Radio Farda english
Historique
Création décembre 2002
Diffusion hertzienne
Satellite  Oui
Diffusion câble et Internet
Streaming  Oui
Amir Zamanifar au sein de Radio Farda

Radio Farda (en persan : رادیو فردا) est une station de radio diffusant en persan vers l'Iran, lancée en 2002. Basée à Prague, elle est financée par l'U.S. Agency for Global Media (anciennement, le Broadcasting Board of Governors), et dépend de Radio Free Europe/Radio Liberty (RFE/RL). Elle diffuse surtout de la musique, mais aussi des informations et des programmes culturels et politiques. L'Iran a tenté à plusieurs reprises de brouiller les émissions de cette station. Elle émet sur ondes moyennes ainsi que sur ondes courtes et satellite.

À partir de 1998, Radio Azadi Radio Liberté ») est le service persan de RFE/RL. Elle émet onze heures par jour[1]. En novembre 2002, le BBG annonce la création d'une nouvelle station en persan, à destination de l'Iran, qui émettra 24 heures sur 24[2]. Lancée officiellement le [3], Radio Farda (« Radio demain ») a commencé à remplacer Radio Azadi dès le [2]. Co-produite par RFE/RL et Voice of America, elle a des bureaux à Washington et à Prague[3]. Elle est financée par le BBG[3].

Elle émet en ondes courtes et ondes moyennes, grâce à des émetteurs en Allemagne, au Koweit et aux Émirats Arabes Unis, mais aussi par satellite. Elle existe en version web et possède son propre site[3].

Mission

Radio Farda reçoit pour mission de promouvoir la démocratie auprès du public iranien et de briser le monopole d'État sur l'information détenu par l'IRIB[2]. Pour atteindre ces objectifs dans un pays où les moins de trente ans représentent la majorité de la population, elle cible un public jeune[4]. Sa programmation prend modèle sur Radio Sawa, station à diffusion internationale à destination des pays arabes[1]. La grille comporte un bulletin d'information de 10 minutes chaque heure, et un flash à chaque demi-heure. Les intervalles sont occupés par une programmation musicale qui mêle musique iranienne et musique occidentale, principalement de style pop et rap[2].

Sa création fait l'objet de critiques par le régime de la République islamique d'Iran, qui l'accuse d'être un instrument de guerre psychologique. Son lancement coïncide avec une recrudescence de la confiscation des paraboles, interdites dans le pays[2].

Elle fait aussi l'objet de questionnements aux États-Unis. On s'interroge sur la pertinence de multiplier des stations en persan, puisque Radio Farda coexiste avec Voice of America en persan. Certains regrettent le remplacement d'un service qui avait fait la preuve de sa qualité par une radio qui privilégie la musique et flatte le goût du public. À cette critique, les créateurs répondent par le succès de Radio Sawa[2].

Audience et tentatives de censure

Radio Farda revendique une audience de 6,5 millions d'auditeurs en Iran, soit 10% de la population[5]. Selon l'étude GAMAAN de 2023 sur l'attitude des Iraniens envers les médias, 7% dit écouter souvent Radio Farda et 22,4% occasionnellement. Plus de 40% disent lui faire confiance, loin devant les médias officiels[6].

Le signal satellite est régulièrement brouillé depuis 2003, comme celui des autres chaînes étrangères, tandis que le site web fait l'objet de tentatives de blocage[1],[7],[8]. Les Iraniens mettent au point des techniques pour contourner cette censure[9].

La censure ne repose pas seulement sur des moyens technologiques, mais aussi sur l'intimidation et la menace. Pendant le mouvement vert, la pression sur les médias internationaux s'accentue : plusieurs personnes sont arrêtées, accusées d'être des espions au profit de Radio Farda[10]. En 2013, Reporters Sans Frontières dénonce l'arrestation en Iran de membres des familles de journalistes employés à l'étranger par des médias internationaux[11]. En 2017, RSF dénonce le harcèlement dont les journalistes des médias internationaux font l'objet. Le directeur de Radio Farda révèle que quatre de ses journalistes ont reçu des menaces de mort[12].

Questions d'avenir

Notes et références

Voir aussi

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