Radomir Marković
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Radomir Marković (en serbe : Радомир Марковић), né le à Lukavac (république socialiste de Bosnie-Herzégovine, Yougoslavie) est un ancien haut fonctionnaire et officier de renseignement serbe.
Au cours de sa carrière qui dure de 1970 à 2001, il est officier dans la police serbe pendant les années 1990, puis ministre adjoint de l'Intérieur (août 1993-1994). Il sert ensuite comme chef du département de la sécurité de l'État (RDB) au sein du ministère de l'Intérieur serbe de 1998 à 2001.
En 2008, la Cour suprême de Serbie le condamne à 40 ans de prison pour avoir organisé une tentative d'assassinat contre l'opposant politique serbe Vuk Drašković.
Jeunesse et débuts
Radomir Marković naît le dans une famille serbe de Bosnie à Lukavac, en république socialiste de Bosnie-Herzégovine (Yougoslavie), dans l'actuelle Bosnie-Herzégovine[1].
Il débute en tant qu'officier de police en 1970 et est rapidement affecté à la direction de la sécurité de l'aéroport de Belgrade après la révolution anti-bureaucratique, avant de revenir ensuite dans la police[2].
Carrière dans le renseignement
Sous le président yougoslave Slobodan Milošević, Radomir Marković est nommé pour succéder à Jovica Stanišić à la tête du département de la sécurité de l'État (RDB) le [3].
Après la défaite de Milošević lors de l'élection présidentielle yougoslave de 2000 face à Vojislav Koštunica, qui l'oblige à quitter le pouvoir à la suite de la Révolution des bulldozers, Radomir Marković est au coeur des rivalités au sein de l'opposition[4].
Zoran Đinđić souhaite le voir quitter son poste en raison de son statut d'exécuteur du régime Milošević, tandis que Vojislav Koštunica préfère le maintenir en poste, car il n'a pas, constitutionnellement, le droit de le renvoyer et qu'il craint que de nombreux renvois provoquent la « déstabilisation des institutions et de la société dans son ensemble et [mettent] en danger le changement démocratique »[4].
Radomir Marković démissionne officiellement de son poste le [5].
Arrestation et procès
En février 2001, Radomir Marković est arrêté par la police yougoslave et est accusé d'avoir commis un « abus de position officielle » en organisant la tentative d'assassinat contre l'homme politique d'opposition Vuk Drašković sur la route de l'Ibar en 1999, qui entraîne la mort de quatre personnes, bien que la cible visée survive à l'attaque[1]. Il est reconnu coupable par le tribunal de district de Belgrade et condamné le à 15 ans d'emprisonnement[6]. Cependant, en mai 2006, la Cour suprême de Serbie annule le verdict du tribunal de district et ordonne la tenue d'un nouveau procès[7],[8]. Lors de son nouveau procès, Radomir Marković est reconnu coupable à nouveau et condamné cette fois à une peine allégée, de huit ans de prison[9].
Le verdict du tribunal de district est annulé encore une fois par la Cour suprême, et Radomir Marković est rejugé, cette fois par un panel de juges de la Cour suprême. Le , il est finalement reconnu coupable et condamné à la peine maximale de 40 ans de prison[10],[11].