Le à 44 ans, Rafael Calvo Ortega est nommé ministre du Travail à l'occasion d'un remaniement ministériel[4]. Prenant officiellement ses fonctions le lendemain, il est alors présenté comme un collaborateur direct d'Adolfo Suárez, son nom ayant récemment été évoqué pour prendre le poste de secrétaire général de l'UCD, et un représentant de la «droite civilisée»[5].
En , après quatre mois de débats aux Cortes Generales, la loi relative au statut des travailleurs entre en vigueur, marquant le premier pas de l'application des dispositions sociales de la nouvelle Constitution[8].
Le , il est proposé par Suárez au conseil politique de l'UCD comme candidat au poste de secrétaire général du parti, en remplacement du nouveau ministre de la Présidence Rafael Arias-Salgado[9]. Il est élu par 107 voix pour et 32 votes blancs[10].
Alors qu'il est initialement maintenu dans ses fonctions quand Agustín Rodríguez Sahagún prend la tête du parti, en , il se voit finalement remplacé par Íñigo Cavero le suivant[11].
À l'occasion du congrès national extraordinaire du CDS, Rafael Calvo Ortega est élu président du parti le par 445 voix, contre 339 à Raúl Morodo, candidat officiellement soutenu par Suárez[17]. En revanche, son candidat au secrétariat général, l'ancien ministre Rafael Arias-Salgado, est battu avec 279 voix, devançant par ailleurs Rosa Posada, la candidate de Suárez[18]. Dès le , il s'accorde avec le porte-parole parlementaire pour faire remplacer le secrétaire général du parti, dans un climat de forte division au sein de l'assemblée nationale du CDS[19].
Il échoue largement aux élections générales anticipées du 6 juin 1993, en recueillant moins de 450 000 voix. Pour ce scrutin, il postulait en tête de liste dans la circonscription de Madrid. Alors que l'appareil évoque une dissolution du CDS, Rafael Calvo Ortega s'y oppose et remporte un soutien massif des 655 délégués au congrès convoqué au mois de suivant, dans la mesure où les deux tiers d'entre eux s'opposent à une telle décision[20].
Pour les élections européennes du 12 juin 1994, il constitue une coalition avec le Forum (Foro), le parti d'Eduard Punset, une alliance dont il affirme qu'elle contient «les essences de l'UCD», ce qui compte plus que les personnes[21]. Pour ce scrutin, il est deuxième de la liste Foro-CDS[22] qui réalise un score inférieur à 200 000 bulletins. Il ne se présente pas aux élections générales anticipées du 3 mars 1996, puis est remplacé à la présidence du parti le par Teresa Gómez Limón.
Après la politique
Après avoir obtenu un poste de professeur des universités de droit financier et fiscal à l'université complutense de Madrid au mois de [23], Rafael Calvo Ortega est proposé en par le ministre du Travail et des Affaires sociales Juan Carlos Aparicio pour présider le Conseil économique et social[24]. Il y renonce finalement au bout de deux mois, avant même d'avoir été élu, invoquant des motifs personnels et professionnels[25].
Vie privée
Marié à la professeure d’université Mercedes Vérgez Sánchez, Rafael Calvo Ortega est père de quatre enfants et plusieurs fois grand- père.
Mort
Le , Rafael Calvo Ortega meurt à Madrid à l'âge de 92 ans[26].
↑ (es) Emilio Sánchez Hidalgo, «Muere Rafael Calvo Ortega, ministro de Trabajo cuando se aprobó el Estatuto de los Trabajadores», El País, (lire en ligne, consulté le ).