Rafael Yaghobzadeh
From Wikipedia, the free encyclopedia
| Naissance | |
|---|---|
| Nationalité | |
| Activité |
| Site web |
|---|
Rafael Yaghobzadeh est un photographe indépendant, français, né le à Paris.
Rafael travaille au long cours avec différents dispositifs photographiques sur plusieurs approches documentaires questionnant la mémoire, l'exil, l’identité, l’héritage entre le Moyen-Orient et l’Europe de l’Est (Kosovo, Bosnie, Arménie, Géorgie, Lettonie, Palestine, Israël, Liban, Égypte).
Il est lauréat du prix Rémi Ochlik de la ville de Perpignan à Visa pour l’image en 2017.
Rafael Yaghobzadeh est le fils du reporter-photographe Alfred Yaghobzadeh. Sa mère est égyptienne et libanaise[1]. Son père lui offre son premier appareil à onze ans et sa première photo a été publiée à treize ans. Son père l’emmène très tôt sur les manifestations[1].
Il commence la photographie en 2002, tout en poursuivant sa scolarité et étudie l’Histoire à Paris-1 Sorbonne. Parallèlement, il couvre l’actualité pour l’agence Sipa Press.
En 2011, il photographie les révolutions arabes avant de couvrir les soulèvements populaires et en Europe et au Moyen-Orient. De 2014 à 2021, il travaille ensuite sur la situation des réfugiés dans la Jungle de Calais, à Paris et sur la route des Balkans.
Depuis 2014 à aujourd'hui, il documente la situation en Ukraine - de la révolution à Kiev, au référendum en Crimée, à la guerre dans le Donbass[2] jusqu'à l’invasion de l’Ukraine par la Russie en février 2022. En 2024, une exposition inédite et pluridisciplinaire sur son travail d’une décennie sur les guerres du Donbass (Ukraine) est organisé au Prix Bayeux Calvados-Normandie des correspondants de guerre. En 2025, son travail a reçu le soutien du fonds de dotation de la Fab. d’Agnès B.
Ses reportages ont été publiés dans Le Monde[3], Libération[4], Mediapart, La Repubblica, Internazionale, Der Spiegel, M le Magazine du Monde, Le Temps, Le Figaro, L’Humanité, La Croix, Le Pèlerin, L’Obs, Paris Match, VSD, Vice[2], 6 Mois, Fisheye, Polka Magazine...
En 2017, il est récompensé par le Prix Remi Ochlik de la ville de Perpignan au festival de photojournalisme Visa pour l’image[5]
Le , Rafael Yaghobzadeh est grièvement blessé avec le reporter Allan Kaval, au cours d’un bombardement azéri près de près de Martouni dans le Haut-Karabakh, alors qu’ils couvrent la guerre entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan pour le quotidien français Le Monde [6].
Publications
- Printemps arabes, espoirs et réalités (catalogue d'exposition), - Région Provence Alpes Côtes d’Azur, 2011
- She’s Lost Control (publication collective), Éditions Sometimes, 2016
- Identités à venir (catalogue d'exposition), Éditions Delpire, 2016
- Jeunesse #12 (publication collective), Epic Stories, 2017
- Photo Book Vol. 2 (publication collective) , Éditions Fisheye, 2017
- Visa pour l’Image 2017 (catalogue d'exposition), Éditions Snoeck, 2017
- Ukraïna, Éditions Collections des Photographes, 2017[2]
- Territory, Éditions Nuit Noire, Paris, 2021, (ISBN 978-2-490656-07-3)[7]
- Ukraine, sur un fil, Éditions Sometimes, Paris, 2025
Récompenses
- 2016 : Nomination Jeune Reporter - Prix Bayeux Calvados-Normandie des correspondants de guerre pour un reportage sur la jungle de Calais[1] .
- 2016 : Coup de Cœur Reportage - Prix de La Bourse du Talent[8].
- 2017 : Prix Rémi Ochlik de la ville de Perpignan - Visa pour l’image[5],[2].
- 2018 : Nomination Jeune Reporter - Prix Bayeux Calvados-Normandie des correspondants de guerre pour son travail en Ukraine[1] .
- 2022 : Nomination au Prix de la presses quotidienne - Visa pour l’image